/sports/others
Navigation

La fameuse échappée

Le but, quand on est dans cette échappée, c’est de faire le minimum d’effort

Coup d'oeil sur cet article

Durant les prochaines semaines, vous verrez probablement au Tour de France un groupe de coureurs avec 7-8 minutes d’avance. Vous pourriez alors penser que la course est jouée et que ça ne vaut pas le coup de l’écouter, mais en fait, rien n’est joué jusqu’au dernier mètre du parcours.

Durant les prochaines semaines, vous verrez probablement au Tour de France un groupe de coureurs avec 7-8 minutes d’avance. Vous pourriez alors penser que la course est jouée et que ça ne vaut pas le coup de l’écouter, mais en fait, rien n’est joué jusqu’au dernier mètre du parcours.

Lors des courses par étapes, on voit souvent des groupes d’échappées en tête. Le premier objectif est d’essayer de prendre assez d’avance sur le peloton pour que celui-ci ne soit pas en mesure de les rattraper. Les coureurs en échappée, qui sont de différentes équipes, vont donc prendre à chacun leur tour un relais en avant pour couper le vent aux autres coureurs.

Le but, quand on est dans cette échappée, c’est de faire le minimum d’effort. Les coureurs veulent tous rouler pour prendre de l’avance, mais ils ne veulent pas non plus en faire plus que les autres. Ils doivent toujours garder de l’énergie si jamais ils «se rendent au bout». De plus, si jamais un coureur prend de longs relais ou qu'il accélère quand il est devant, il envoie un message aux autres coureurs qu’il a de bonnes jambes. Ses compatriotes d’échappée vont vite le remarquer et ils se méfieront de lui dans les derniers kilomètres de la course.

La moto de l’ardoisier

Derrière, dans le peloton, c’est généralement l’équipe du meneur au classement général qui se met à l’avant et qui contrôle l’écart. Les coureurs sont informés de l’écart par l’ardoisier. C’est une moto neutre qui affiche les temps avec une craie sur une ardoise, d’où lui vient son nom. On voit cette moto très souvent au Tour et il y en a une pour le peloton ainsi que pour l’échappée qui est le plus en avant. Les coureurs sont aussi informés du temps par leur équipe puisqu’ils sont en communication à l’aide de radios et d’oreillettes avec la voiture qui suit le peloton.

Si, par exemple, le coureur le mieux placé au classement général dans l’échappée est à cinq minutes du leader de la course et que le groupe en tête a 10 minutes d’avance, l’équipe du maillot jaune accélérera le rythme jusqu’à diminuer l’écart à quatre minutes environ. Le classement général étant pour eux la seule chose qui est importante, ils stabiliseront l’écart et laisseront le groupe d’échappée en avant.

Par la suite, ce sont aux autres équipes qui aimeraient plutôt voir une arrivée au sprint ou simplement rattraper l’échappée pour tenter de gagner l’étape de faire le travail. C’est eux qui devront alors sacrifier l’énergie de leurs coureurs pour rouler à une vitesse assez élevée afin de rattraper le groupe de tête.

S’exposer

L’autre but de partir en échappée est réellement et tout simplement de montrer le commanditaire à la télévision. Sur une course tel le Tour, ce sont des millions de spectateurs qui regardent la course et qui voient les coureurs pendant plusieurs heures. C’est donc une excellente visibilité pour les équipes qui ont un budget restreint et qui veulent faire plaisir à leurs commanditaires.

 

Commentaires