/travel/destinations
Navigation
Récits de voyage

La Russie et les pays baltes à vélo

Coup d'oeil sur cet article

J’ai toujours aimé voyager et au cours des dernières années, j’emporte avec moi mon vélo, compagnon indispensable favorisant le contact humain avec les gens. Cette année, je prévois traverser la Russie, l’Estonie et la Lettonie.

Je débarque à Saint-Pétersbourg et quoi de mieux pour visiter cette immense et magnifique ville qu’un vélo. Construite sur un marais inhabité, la capitale impériale est aujourd’hui une métropole grandiose. L’eau est partout à Saint-Pétersbourg et la ville compte 342 ponts. La ville a naturellement suscité des comparaisons avec Venise. Deuxième ville de Russie après Moscou­­, Saint-Pétersbourg est le cœur culturel du plus grand pays du monde.

Une visite au musée de l’Ermitage est essentielle pour s’imprégner de la richesse de l’ancienne résidence des tsars. L’Ermitage est le plus grand musée au monde en ce qui concerne les objets exposés.

Je roule ensuite vers l’église orthodoxe (Saint Sauveur sur le sang versé) et suis impressionné par ma première et non ma dernière église. Fidèle à la tradition russe, l’auberge de jeunesse où j’ai séjourné m’a accueilli dès ma première soirée à la vodka de Sibérie, cornichons et patates à l’aneth.

Le lendemain, je pars vers l’ouest pour Gatchina, dans la région de l’oblast de Leningrad. La température est fraîche, les rivières encore gelées, mais le soleil est bien présent. Je déniche un petit hôtel avec l’aide de gens sur place, car tout est écrit en cyrillique. Un accueil chaleureux dans un langage gestuel m’attend et j’ai même droit à un rabais étant donné que je suis un courageux cycliste.

Direction Kinguisepp où encore une fois l’accueil est tellement grandiose que le propriétaire de l’hôtel me prend en photo et tient à la mettre à la réception. Le contact avec le peuple russe est chaleureux et amical et le fait de voyager à vélo rend les contacts plus intimes. Kinguisepp est une ville industrielle avec de grands immeubles de l’époque soviétique. C’est un dépaysement assuré.

La forteresse d’Ivangorod fut bâtie en 1492, pendant le règne d’Ivan III et fait face à la ville de Narva du côté estonien. Je traverse facilement la frontière à vélo en moins de 30 minutes.

Les pays baltes

Aucun visa n’est requis pour les pays baltes qui font maintenant partie de l’Union européenne. Les pays baltes ont acquis leur indépendance de l’URSS au début des années 1990. Narva­­ est la troisième plus grande ville d’Estonie et immédiatement, je constate le changement du pavé et la grande présence de pistes cyclables. Dans un avenir rapproché, l’Estonie aspire à faire partie des pays scandinaves rejoignant ainsi la Norvège, la Suède, le Danemark, la Finlande et l’Islande.

Je roule ensuite vers le nord en direction de Loksa en passant dans le plus grand parc national d’Estonie, Lahemaa (terre des baies). Le parc est l’une des plus importantes zones forestières protégées d’Europe. La route est belle, le terrain est plat, le chant des oiseaux m’accompagne et aucune voiture à l’horizon: la vie est belle. Loksa est un petit village en bordure du golfe de Finlande très tranquille en ce début d’avril.

Je suis anxieux de me diriger vers ma prochaine ville et non la moindre, Tallinn, capitale du pays. Le centre historique (la vieille ville) de Tallinn est une ville commerçante médiévale d’Europe du Nord sur la côte de la mer Baltique exceptionnellement bien conservée et complète. L’Hôtel de Ville et sa place datent­­ du 13e siècle, l’église St Olav a été construite en 1549 et son sommet, à l’époque, était le plus haut du monde.

Je continue vers Parnu qui sera la ville où je profiterai de ma première vue incroyable sur la mer Baltique. Le soleil est puissant, mais un léger vent du nord me rappelle que je suis bien à 58 degrés de latitude. Plusieurs églises et maisons sont construites en bois et Parnu est reconnue comme étant la station balnéaire du nord de l’Europe.

Je pars pour Aizani en Lettonie et en cours de route, je remarque plusieurs cadenas fermés sur de petits ponts. Ses cadenas sont accrochés lors des mariages, l’eau qui passe sous le pont symbolise le temps qui passe et le cadenas assure ainsi un amour sincère. Il est de coutume d’en jeter la clé dans l’eau afin de s’en remettre au destin.

Saulkrastu sera ma destination repos en bord de mer. De belles plages impeccables, une température plus chaude et de bons restaurants font de cette ville un endroit de prédilection. Je ne suis qu’à 50 km de Riga, capitale de la Lettonie. Cette­­ dernière est dotée de grands espaces­­, d’immenses parcs, de restaurants et de cafés à profusion. Les cathédrales, les fragments d’anciennes murailles et les ruelles étroites de Riga m’ont charmé.

Étant en avance sur mon horaire, je décide de partir en autobus pour Vilnius en Lituanie, j’aurai ainsi voyagé dans les trois pays baltes. Vilnius est grandiose, légèrement montagneuse et d’un chic fou avec ses grandes avenues bordées de commerces haut de gamme.

D’un point de vue architectural, le centre historique de Vilnius est entièrement classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Tout au long de mon voyage, équipé en pneumatiques par bicyclette Dumoulin, j’aurai roulé plus de 800 km sans aucune crevaison ou anomalie.

Cette région du monde est idéale pour rouler compte tenu du terrain complètement plat, d’accotements et se pistes cyclables bien. Les formalités d’entrée en Russie sont fort simples et seul le passeport est requis pour les pays baltes.


Je vous invite à visiter mon site web conferencevoyage.ca, pour plus de détails­­ sur l’itinéraire parcouru.

 
Commentaires