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Restaurant | Inspections

Cuisine et vermine

Souris et coquerelles semblaient circuler à leur aise dans le restaurant du Marché Central

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Souris et coquerelles ont uni leurs forces pour imposer la fermeture temporaire du restaurant La Belle Province du Marché Central le temps qu’on se débarrasse de la vermine.

Souris et coquerelles ont uni leurs forces pour imposer la fermeture temporaire du restaurant La Belle Province du Marché Central le temps qu’on se débarrasse de la vermine.

Ça grouillait déjà un peu partout vers 10 h dans le restaurant montréalais situé au 1025 de la rue du Marché-Central quand deux inspectrices en salubrité alimentaire sont passées.

Beaucoup d’employés affairés à servir les clients ce 16 août 2013, mais aussi une armée de coquerelles qui se déplaçaient autour de la nourriture, des nuées de mouches drosophiles ainsi qu’une quantité importante d’excréments laissant croire que les souris aussi participaient activement à l’animation dans le restaurant.

«J’ai des motifs de croire qu’il en résulte un danger imminent pour la vie ou la santé des consommateurs», a écrit l’une des inspectrices pour justifier sa décision d’imposer la fermeture immédiate du resto pour cinq jours, le temps de mettre un exterminateur sur le dossier.

Ce jour-là, les coquerelles gambadaient à la queue leu leu presque sous les yeux des clients. Une «importante quantité» de coquerelles se promenaient au-dessus d’un comptoir rempli de nourriture servie aux clients, comme du bœuf cru, du fromage en tranches, de la laitue, des tomates et de la sauce tzatziki.

«Il y avait des coquerelles de toutes les grosseurs, des petites, des moyennes et des grosses, écrit une inspectrice dans son rapport d’infraction. Il y en avait aussi quelques-unes qui se promenaient sur le mur et sur le comptoir.»

La police de la salubrité alimentaire a aussi remarqué des excréments de souris sous la caisse enregistreuse, «mélangés aux aliments et aux matériaux d’emballage», précise-t-on.

Les souris semblaient aussi avoir un accès VIP à la cuisine. On a trouvé des excréments au sol, dont plusieurs mélangés à de la laine minérale et à des miettes provenant des pains à hamburgers entreposés au-dessus. Mais on en a aussi trouvé autour de la nourriture.

«Il y avait plusieurs excréments de souris entre les pots de moutarde et les boîtes de conserve. [...] Dans une boîte, plusieurs excréments étaient mélangés à des feuilles de papier ciré, à de l’équipement et à des résidus d’aliments», lit-on.

Les inspectrices ont aussi vu une trentaine de coquerelles déguerpir autour des pots de moutarde quand on a déplacé une planche.

Problèmes de personnel

«Ma fille a été malade pendant un an et mes employés ont mal pris le relais. Je les ai mis à la porte. Là, tout est OK», assure Kostas Athanasopoulos, le propriétaire rencontré à son restaurant jeudi.

Le commerce a quand même été condamné à 1500 $ d’amende, le 28 mai, pour la présence de vermine dans son établissement. Et le proprio n’est pas au bout de ses peines. Les inspectrices lui ont rendu de nouveau visite deux fois, en novembre 2013 et en janvier 2014. Elles ont ajouté cinq accusations pour la température des aliments, la malpropreté et à nouveau la présence de vermine. Les causes devraient être entendues à la Cour municipale de Montréal dans quelques mois.


Il faut attendre plusieurs mois après l’infraction pour qu’un juge entende la cause et rende sa sentence.

 

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