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On n’arrête pas le progrès

On n’arrête pas le progrès

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On n’arrête pas le progrès
Vin plaisir
pour offrir ou se faire plaisir
Crozes-Hermitage 2012
Domaine des Lises
13 %, France
Type : vin rouge
Code : 1140827
Prix : 31,50 $
 
Très joli nez de syrah, avec des nuances florales comme de lilas, m’a-t-il semblé. La bouche suit, élégante, florale aussi en rétro-olfaction, peu corsée, stylée, subtile et délicieuse. Une syrah construite en finesse plutôt qu’en puissance.
[ ★★★1/2 | $$$1/2 ]
Les vins
Collaboration spéciale
Non, Monsieur, on n’arrête pas le progrès. Car voilà qu’on travaille sur une nouvelle façon d’éliminer les sulfites dans le vin. Et j’ai nommé la pasteurisation à froid.

Oui, c’est vrai. Il existe déjà sur le marché des vins sans soufre. Comme les deux vins de la gamme Naturae de Gérard Bertrand, déjà disponible à la SAQ.

Et au moins un autre aussi, tel le bordeaux Château le Puy qui, lui, ne contient aucun soufre ajouté.

La nuance entre le vin sans soufre (qui n’en contient pas du tout) et le vin sans soufre ajouté est importante, comme l’expliquait il y a quelque temps Marc-André Gagnon sur son site VinQuébec (www.vinquebec.com), car la fermentation entraîne naturellement la production de sulfites.

Or, sans soufre ajouté, cela indique que l’on n’en ajoute pas au moment de la mise en bouteille, ce que font la très vaste majorité des producteurs afin, principalement, d’en assurer la stabilité et de le protéger de l’oxydation.

Comment, alors, faire des vins sans souffre ? Gérard Bertrand est avare de commentaires sur sa façon de faire, mais il existe différents procédés, dont certains encore à l’état expérimental, ajoutait M. Gagnon (rayonnement ultra-violet, filtration stérilisante, centrifugation, pasteurisation à chaud..).

Et c’est sans parler des nombreux produits chimiques qui peuvent aussi remplacer le soufre.

À froid

Or c’est maintenant la pasteurisation du vin à froid qu’expérimente le Fraunhofer Institue for Technical Engineering and Biotechnology de Stuttgart, en Allemagne.

Un procédé inventé par une autre compagnie allemande de Dresde pour la conservation des jus de fruit.

Notons que la pasteurisation à froid est déjà de plus en plus utilisée dans l’industrie alimentaire.

Il y a au moins deux façons de procéder. L’une d’elles consiste à irradier les aliments par faisceaux d’électrons (ionisation).

On peut aussi soumettre les aliments à des ultrapressions d’eau, par exemple, qui ont pour effet de détruire les éléments pathogènes et les organismes responsables de la dégradation des aliments.

On dit qu’il s’agit là de techniques de pasteurisation à froid, car aucun procédé thermique n’est mis de l’avant.

Dans le cas de la pressurisation à froid utilisée pour le vin, elle consiste à introduire dans le moût, sous haute pression, un gaz inerte comme l’argon.

Le gaz pénètre ainsi à l’intérieur des cellules, les fait gonfler puis éclater, les laissant dans un état gazeux ; ce gaz est ensuite retiré du moût, expliquait une technicienne du labortoire de Stutgartt à la journaliste américaine Lena Klimkeit du journal numérique The State (www.thestate.com).

La question à mille dollars, maintenant : est-ce que cela aura un effet sur le goût du vin ?

Pour l’instant, le procédé est mis à l’essai par un consortium de huit producteurs européens dont les noms n’ont pas été divulgués.

Et puis, si les résultats s’avèrent concluants, le procédé devra encore être approuvé par l’Organisation internationale de la Vigne et du Vin.

Comme dirait Claude «Piton Ruel», «il y a encore loin de la bouche aux lèvres».

Aussi, d’ici là, avons-nous le temps de goûter quelques vins.

Blancs

Thalassitis 2013, Santorini, Gaia Estate (22,80 $): un blanc fait avec le fameux cépage Assyrtiko. Notions aux nez comme de pierre volcanique (rien de plus normal, en effet, puisque toute l’île de Santorini en est constituée) ; un bouche en attaque plus ronde que ce à quoi on s‘attend avec l’Assyrtiko de Santorini, lequel donne des vins plus tendus généralement par l’Acidité. Acidité qui est bien là, par ailleurs, mais, comme je viens de le dire, bellement enrobée par un fruit généreux et tendre. Trois mots pour le décrire : pureté, finesse, originalité.
Sancerre 2012, Vincent Delaporte (27,35 $): les odeurs caractéristiques du cépage sont discrètes au nez ; pour cette excellente raison que le sauvignon  ici n’a rien de caricatural ; il s’exprime avec finesse et subtilité. Classe et style.
Rouges
Lavradores de Feitoria 2010, Douro (14,20 $): un bon petit rouge souple avec quand même de la matière, et une certaine structure apportée par des tannins relativement fermes, tandis que les saveurs jouent sur les cerises macérées. Fort correct pour le prix. Un bon rouge à hamburger.
Syrah «La Dernière Vigne» 2012, Collines Rhodaniennes IGP, Pierre Gaillard (23,45 $): notions de camphre et de girofle au premier nez; bouche fraîche et légère, gouleyante même, avec des petits tannins qui pointent un peu en final ; un vin d’été à boire rafraichi et à grandes lampées. Plaisir assuré.
Lavradores de Feitoria 2010
Douro,
13 %, Portugal
Prix : 14,20 $
Code : 11076764
[ ★★ | $ 1/2 ]
Thalassitis 2013
Santorini, Gaia Estate,
13 %, Grèce
Prix : 22,80 $
Code : 11966695
[ ★★★ | $ $ 1/2 ]
Syrah «La Dernière Vigne» 2012
Collines Rhodaniennes IGP, Pierre Gaillard,
12,5 %, France
Prix : 23,45 $
Code : 10678325
[ ★★★ | $ $ 1/2 ]
Sancerre 2012
Vincent Delaporte,
13 %, France
Prix : 27,35 $
Code : 11349021
[ ★★★ | $ $ $ ]
correct
★★
bon
★★★
très bon
★★★★
excellent
★★★★★
exceptionnel
Plus d’étoiles que de dollars : vaut largement son prix.
Autant d’étoiles que de dollars : vaut son prix.
Moins d’étoiles que de dollars : le vin est cher.
www.saq.com
514 254-2020
1 866 873-2020
Non, Monsieur, on n’arrête pas le progrès. Car voilà qu’on travaille sur une nouvelle façon d’éliminer les sulfites dans le vin. Et j’ai nommé la pasteurisation à froid.

Oui, c’est vrai. Il existe déjà sur le marché des vins sans soufre. Comme les deux vins de la gamme Naturae de Gérard Bertrand, déjà disponible à la SAQ.

Et au moins un autre aussi, tel le bordeaux Château le Puy qui, lui, ne contient aucun soufre ajouté.

La nuance entre le vin sans soufre (qui n’en contient pas du tout) et le vin sans soufre ajouté est importante, comme l’expliquait il y a quelque temps Marc-André Gagnon sur son site VinQuébec (www.vinquebec.com), car la fermentation entraîne naturellement la production de sulfites.

Or, sans soufre ajouté, cela indique que l’on n’en ajoute pas au moment de la mise en bouteille, ce que font la très vaste majorité des producteurs afin, principalement, d’en assurer la stabilité et de le protéger de l’oxydation.

Comment, alors, faire des vins sans souffre ? Gérard Bertrand est avare de commentaires sur sa façon de faire, mais il existe différents procédés, dont certains encore à l’état expérimental, ajoutait M. Gagnon (rayonnement ultra-violet, filtration stérilisante, centrifugation, pasteurisation à chaud..).

Et c’est sans parler des nombreux produits chimiques qui peuvent aussi remplacer le soufre.

À froid

Or c’est maintenant la pasteurisation du vin à froid qu’expérimente le Fraunhofer Institue for Technical Engineering and Biotechnology de Stuttgart, en Allemagne.

Un procédé inventé par une autre compagnie allemande de Dresde pour la conservation des jus de fruit.

Notons que la pasteurisation à froid est déjà de plus en plus utilisée dans l’industrie alimentaire.

Il y a au moins deux façons de procéder. L’une d’elles consiste à irradier les aliments par faisceaux d’électrons (ionisation).

On peut aussi soumettre les aliments à des ultrapressions d’eau, par exemple, qui ont pour effet de détruire les éléments pathogènes et les organismes responsables de la dégradation des aliments.

On dit qu’il s’agit là de techniques de pasteurisation à froid, car aucun procédé thermique n’est mis de l’avant.

Dans le cas de la pressurisation à froid utilisée pour le vin, elle consiste à introduire dans le moût, sous haute pression, un gaz inerte comme l’argon.

Le gaz pénètre ainsi à l’intérieur des cellules, les fait gonfler puis éclater, les laissant dans un état gazeux ; ce gaz est ensuite retiré du moût, expliquait une technicienne du labortoire de Stutgartt à la journaliste américaine Lena Klimkeit du journal numérique The State (www.thestate.com).

La question à mille dollars, maintenant : est-ce que cela aura un effet sur le goût du vin ?

Pour l’instant, le procédé est mis à l’essai par un consortium de huit producteurs européens dont les noms n’ont pas été divulgués.

Et puis, si les résultats s’avèrent concluants, le procédé devra encore être approuvé par l’Organisation internationale de la Vigne et du Vin.

Comme dirait Claude «Piton Ruel», «il y a encore loin de la bouche aux lèvres».

Aussi, d’ici là, avons-nous le temps de goûter quelques vins.

Blancs

Thalassitis 2013, Santorini, Gaia Estate (22,80 $): un blanc fait avec le fameux cépage Assyrtiko. Notions aux nez comme de pierre volcanique (rien de plus normal, en effet, puisque toute l’île de Santorini en est constituée) ; un bouche en attaque plus ronde que ce à quoi on s‘attend avec l’Assyrtiko de Santorini, lequel donne des vins plus tendus généralement par l’Acidité. Acidité qui est bien là, par ailleurs, mais, comme je viens de le dire, bellement enrobée par un fruit généreux et tendre. Trois mots pour le décrire : pureté, finesse, originalité.

Sancerre 2012, Vincent Delaporte (27,35 $): les odeurs caractéristiques du cépage sont discrètes au nez ; pour cette excellente raison que le sauvignon  ici n’a rien de caricatural ; il s’exprime avec finesse et subtilité. Classe et style.

Rouges

Lavradores de Feitoria 2010, Douro (14,20 $): un bon petit rouge souple avec quand même de la matière, et une certaine structure apportée par des tannins relativement fermes, tandis que les saveurs jouent sur les cerises macérées. Fort correct pour le prix. Un bon rouge à hamburger.

Syrah «La Dernière Vigne» 2012, Collines Rhodaniennes IGP, Pierre Gaillard (23,45 $): notions de camphre et de girofle au premier nez; bouche fraîche et légère, gouleyante même, avec des petits tannins qui pointent un peu en final ; un vin d’été à boire rafraichi et à grandes lampées. Plaisir assuré.

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