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Tour de France : étape 1

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Tel que prévu, la première étape d’hier s’est réglée au sprint. Avec l’enjeu du maillot jaune sur la ligne, les sprinteurs étaient prêts à tout et la chute était presque inévitable.

Tel que prévu, la première étape d’hier s’est réglée au sprint. Avec l’enjeu du maillot jaune sur la ligne, les sprinteurs étaient prêts à tout et la chute était presque inévitable.

La course s’étant déroulée sans beaucoup d’action, Cancel­lara a essayé de surprendre le peloton en attaquant au dernier kilomètre. À mon avis, faire un kilomètre à bloc de cette façon, c’est un des efforts les plus durs en vélo. Dans les 500 premiers mè­tres, ça va, mais dans la deuxième moitié, plus tu avances et plus les jambes brûlent. Il faut être capable de souffrir pour tenir le coup.

Cancellara est un spécialiste de cet effort. On pouvait le voir tout don­ner sur le vélo. Pour avoir couru à ses côtés, je peux dire que c’est un coureur impressionnant qui, en temps normal, bouge très peu sur son vélo. Donc de le voir ainsi balancer les épaules et la tête, ça voulait dire qu’il donnait vraiment son 100%. On pouvait voir derrière que même si les coureurs roulaient à fond de train pour préparer le sprint, ils ont eu du mal à le ramener.

Cavendish rate sa chance

Pour Cavendish, cette première étape était une chance inouïe. Pourquoi? C’est un des meilleurs sprinteurs du monde, l’arrivée se trouvait dans la ville natale de sa mère, la course s’est jouée au sprint, le maillot jaune était en jeu sur la ligne d’arrivée (il ne l’a d’ailleurs jamais porté) et le prince William et son épouse Kate étaient à l’arrivée. Le sprinteur britannique voulait absolument gagner et il était prêt à tout pour la victoire. À 300 m de la ligne, ne voyant aucune porte de sortie, il n’a pas hésité à essayer de faire déporter Simon Gerrans, qui était à sa gauche. Le contact a été trop fort et les deux coureurs se sont retrouvés par terre. Dans la soirée, Cavendish a assumé son erreur et il a dit vouloir s’excuser auprès de Gerrans.

La plus grande surprise dans le top 10 est très certainement la présence de Chris Froome. Mais en fait, ce n’est pas si surprenant que ça. Froome n’a jamais eu peur de prendre des risques. Durant les premières étapes du Tour, les prétendants au classement général se doivent d’être à l’avant. Il y a trop d’enjeux pour risquer d’être pris derrière une cassure dans le peloton. Ils pourraient rapidement prendre une minute de retard si un écart se créait à la fin de la course.

L’étape d’aujourd’hui

Avec une étape très sinueuse et plusieurs côtes à franchir, c’est une étape difficile qui est même comparée par plusieurs à la Classique Liège-Bastogne-Liège. Par contre, à mon avis, il ne se passera pas grand-chose. Quand tout le peloton s’attend à ce que ce soit dur, on dirait que tout le monde a peur et très peu veulent risquer d’animer la course, d’autant plus que ce n’est que la deuxième étape du Tour.

 
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