/sports/others
Navigation

Kittel était vraiment le plus fort

« Avec un kilomètre à faire, il y avait encore deux coéquipiers devant Kittel pour garder le rythme »

Coup d'oeil sur cet article

Pour cette étape dédiée aux sprinteurs, nous avons pu assister à une démonstration parfaite d’une équipe qui lance un sprinteur. Les coureurs de l’équipe Giant-Shimano ont réussi à «déposer» Kittel en tête à 400 m de la ligne d’arrivée et celui-ci n’a eu qu’à déployer toute sa puissance pour se rendre jusqu’à la ligne.

Pour cette étape dédiée aux sprinteurs, nous avons pu assister à une démonstration parfaite d’une équipe qui lance un sprinteur. Les coureurs de l’équipe Giant-Shimano ont réussi à «déposer» Kittel en tête à 400 m de la ligne d’arrivée et celui-ci n’a eu qu’à déployer toute sa puissance pour se rendre jusqu’à la ligne.

Ce que Giant-Shimano a réussi est vraiment impressionnant. Les arrivées au sprint sont chaotiques. Déjà, de rester regroupé avec ses coéquipiers est très difficile parce qu’avec les virages et les vagues de coureurs qui remontent le peloton, il y a tellement de mouvement que les coureurs n’hésitent pas à s’insérer dans le train des équipes.

Si une équipe réussit bel et bien à rester ensemble en tête, il faut que les coureurs roulent à pleine vitesse jusqu’à 300-400 m de l’arrivée. C’est environ à cette distance que les sprinteurs sont capables de fournir leur meilleur sprint. Ce qui arrive souvent, c’est que les coureurs qui arrivent en tête devant leur sprinteur roulent trop vite et s’écartent trop rapidement. Le sprinteur est alors dans une fâcheuse position puisqu’il doit essayer d’attendre avant de lancer son sprint, mais il est déjà en tête et il n’a plus personne pour le protéger du vent.

Avec un kilomètre à faire, il y avait encore deux coéquipiers devant Kittel pour garder le rythme. Le train de Giant-Shimano a été tellement bien exécuté et leur sprinteur allemand est tellement fort que même Sagan, qui était dans sa roue, n’a pas été capable de sortir de son sillage pour essayer de le passer.

Une échappée vouée à l’échec

Dès le départ réel donné, les deux premiers coureurs à attaquer se sont retrouvés en échappée. Sachant qu’aucune difficulté n’était présente sur le parcours et que les sprinteurs voulaient s’exprimer, peu de coureurs voulaient essayer d’être à l’avant pour dépenser de l’énergie inutilement.

Quand on se retrouve dans la position des coureurs qui étaient en échappée, ça ne vaut pas la peine de s’épuiser à rouler trop fort puisque c’est le peloton qui décide de l’écart. Si les coureurs devant roulent plus vite, le peloton accélérera, et si devant ils ralentissent, le peloton ralentira également pour ne pas les rattraper trop tôt. La seule chance que les échappés ont de se rendre au bout, c’est d’attendre et d’accélérer dans les 15-20 derniers kilomètres pour déjouer le peloton.

L’étape d’aujourd’hui

La quatrième étape sera de nouveau dédiée aux sprinteurs. Le parcours ne comprend pas beaucoup de difficultés et les sprinteurs voudront prendre leur revanche sur Kittel.

Par contre, dans le nord de la France, il faut prendre garde à une difficulté invisible… le vent. Cette région est souvent balayée par de forts vents et cela peut causer beaucoup de surprises.

Normalement, selon les prévisions météo, le vent viendra du côté gauche des coureurs mais ne devrait pas être assez fort pour causer des dégâts.

Commentaires