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Une autre journée pour les sprinteurs

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Comme prévu, l’étape de mardi a été contrôlée et l’arrivée s’est jouée au sprint. Cette étape tranquille se voulait un repos avant l’étape «chantier» de mercredi, alors que les coureurs auront à franchir des secteurs pavés.

Comme prévu, l’étape de mardi a été contrôlée et l’arrivée s’est jouée au sprint. Cette étape tranquille se voulait un repos avant l’étape «chantier» de mercredi, alors que les coureurs auront à franchir des secteurs pavés.

Comme je vous le disais mardi, faire un train pour amener un sprinteur est extrêmement difficile. Dans les derniers kilomètres de l’étape, on a pu voir l’équipe Katusha faire un bon travail pour garder Alexander Kristoff en tête de peloton. Malheureusement, le train s’est essoufflé trop rapidement et le sprinteur norvégien a dû faire son effort trop tôt, à un peu plus de 500 m de la ligne.

Kittel est vraiment le plus fort

Même sans train, Kittel est au-dessus du lot. Les rues de Lille étaient beaucoup plus étroites que la veille à Londres, et les athlètes de Giant-Shimano ne sont pas arrivés à dominer le peloton dans les trois ou quatre derniers kilomètres. Ils ont tout de même réussi à rester près les uns des autres et à permettre à Kittel de revenir dans les 10 premiers. Avec son gabarit de joueur de football américain, il n’a pas eu de difficulté à prendre sa place et à faire l’effort nécessaire pour dépasser Kristoff à quelques mètres de la ligne d’arrivée.

L’étap­e de mercredi

Quelle étape en perspective! Pour la cinquième étape, les coureurs devront franchir neuf secteurs pavés qui sont utilisés durant Paris-Roubaix. Et ce ne sont pas les plus faciles. Ils auront entre autres à traverser le secteur du Carrefour de l’Arbre ainsi que Mons-en-Pévèle, qui sont parmi les trois secteurs les plus difficiles de Paris-Roubaix.

Pour les coureurs qui font les Classiques, il n’y aura pas trop de problème, mais ceux-ci représentent une minorité sur le Tour. Pour le reste, quelques-uns ont dû y participer dans leur carrière, mais je pense qu’au moins 50 % du peloton n’a jamais couru sur les chemins pavés de l’Enfer du Nord. Ce sera donc une journée extrêmement difficile et stressante pour les favoris, car ils devront rester à l’avant du peloton, et ce, autant pour limiter les risques de bris mécaniques que les chutes. Le Tour ne sera pas gagné demain, mais il est très possible que certains favoris soient écartés du général.

Et, pour ajouter à tout ça, les prévisions météo entrevoient de la pluie! Les pavés sont déjà dangereux quand ils sont secs, et la pluie ne fera qu’aggraver la situation. C’est assurément une étape qui sera déterminante pour la suite et qu’il ne faut pas manquer.

Quant au vainqueur d’étape, Cancellera sera le coureur à surveiller. Ayant déjà remporté Paris-Roubaix à trois reprises, il est un spécialiste de cette course. De plus, il a reçu carte blanche de la part de son équipe pour viser la victoire.

Mais, dans les circonstances de mercredi, il faut se méfier des surprises. Quant à Froome, il aura Bernhard Eisel pour s’occuper de lui. Eisel est un coureur de Classiques qui a beaucoup d’expérience.

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