/sports/others
Navigation

Dommage pour Froome

Coup d'oeil sur cet article

Comme je l’avais envisagé, la cinquième étape du Tour a grandement influé sur le classement général. Les conditions pluvieuses ont rendu les routes très glissantes et les secteurs pavés boueux. Nibali ne vient pas de gagner le Tour, mais Froome vient bel et bien de le perdre.

Comme je l’avais envisagé, la cinquième étape du Tour a grandement influé sur le classement général. Les conditions pluvieuses ont rendu les routes très glissantes et les secteurs pavés boueux. Nibali ne vient pas de gagner le Tour, mais Froome vient bel et bien de le perdre.

Nervosité

Avant même d’avoir atteint le premier secteur pavé au 87e kilomètre, Froome a été victime de deux chutes. Sa seconde chute de la journée, et sa troisième en deux jours, l’a forcé à abandonner. Son poignet droit semblait lui faire très mal et c’est probablement pour cette raison qu’il n’a pas continué.

De façon générale, lorsqu’un coureur chute une première fois et que les blessures sont superficiel­les, comme pour Froome hier, le coureur arrive à endurer le mal pen­dant quelques jours et il continue. Par contre, tomber une deuxième fois sur les blessures à quelques heures d’intervalle, ça fait extrêmement mal. Pour Froome, la troisième chute était celle de trop, mais ce qui devait lui faire le plus mal était probablement la déception d’abandonner.

Durant l’étape, il y a eu énormément de chutes et j’en ai rarement vu autant.

Généralement, les coureurs ont l’habitude de rouler sous la pluie et ils prennent les précautions nécessaires. De plus, pour l’étape d’hier, ils avaient des pneus plus larges pour pouvoir affronter les pavés, ce qui, normalement, augmente l’adhérence à la route. Je crois donc que c’est plutôt la nervosité du peloton qui a causé les nombreuses chutes. Tout le monde voulait être à l’avant pour être plus en sécurité et plusieurs prenaient des risques pour y arriver.

Nibali le gaz au fond

Quelle course de Nibali! Il est loin de connaître les pavés, mais son équipe Astana et lui ont décidé d’aller à la guerre et de contrôler la course plutôt que de la subir. Ils ont réussi à se battre pour la place en tête du peloton et Nibali n’a pas eu peur d’affronter les pavés.

Pour avoir fait Paris-Roubaix trois fois, je sais qu’il ne faut pas hésiter dans les secteurs pavés et il faut savoir les aborder à pleine vitesse. On se trouve alors à survoler les pavés et c’est moins difficile. Quand on se met à avoir peur et à ralentir, les pavés nous ralentissent encore plus et c’est tout le corps qui prend le choc.

Contador était le meilleur exemple de ceux qui avaient peur. On pouvait le voir ralentir pour ne pas suivre le coureur de devant de trop près et il gardait les mains sur les leviers de freins pour pouvoir réagir rapidement. Normalement, sur un secteur pavé, la meilleure position pour les mains est plutôt sur le dessus du guidon et au centre, près de la potence. On contrôle mieux le vélo, mais on ne peut pas freiner rapidement.

L’étape d’aujourd’hui

Après tant de rebondissements, la sixième étape sera plus tranquille. Les sprinteurs voudront essayer de savoir qui est capable de battre Kittel et le reste du peloton voudra plutôt se reposer après tous les efforts fournis la veille.

Commentaires