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Les 7 doigts de la main déménage

De gauche à droite: Samuel Tétreault, Shana Carroll, Sébastien Soldevila, Isabelle Chassé, et Gypsy Snider lors d'une conférence de presse pour annoncer que Les septs doigts de la main occuperont les locaux de l'ancien musée Juste pour rire.
Agence QMI De gauche à droite: Samuel Tétreault, Shana Carroll, Sébastien Soldevila, Isabelle Chassé, et Gypsy Snider lors d'une conférence de presse pour annoncer que Les septs doigts de la main occuperont les locaux de l'ancien musée Juste pour rire.

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Les larmes glissaient doucement sur les joues des cofondateurs de la troupe de cirque Les 7 doigts de la main, vendredi avant-midi, lorsque la ministre de la Culture et des Communications, Hélène David, a annoncé une aide financière de 9,4 millions $ au collectif fondé il y a presque 12 ans à Montréal.

Cette somme permettra à la troupe de se doter pour la première fois d’un centre de création où regrouper ses activités. Et c’est dans l’ancien musée Juste pour rire, en plein Quartier des spectacles, que Les 7 doigts de la main posera ses pénates.

«C’est ma première annonce publique d’investissement en matière de culture, a dit une Hélène David fébrile et visiblement touchée, lors d’une conférence de presse qui se tenait à La Vitrine culturelle, à Montréal. En 12 ans, connaître un tel succès, c'est absolument éblouissant! Juste aujourd’hui, il y a six spectacles des 7 doigts de la main qui seront présentés à travers le monde. Et c’est comme ça tous les jours!»

Larmes de joie

Lorsque la ministre a vanté les mérites et succès du collectif, ils étaient plusieurs à avoir du mal à contenir leurs émotions sur scène. Les cofondateurs Samuel Tétreault, Isabelle Chassé, Gypsy Snider et Shana Carroll étaient du lot, tout comme le directeur général de la compagnie, Nassib El-Husseini.

«Lorsqu’on a fondé la troupe, il y a bientôt 12 ans, nous n’étions que sept, les sept fondateurs, a souligné Samuel Tétreault. Nous étions à la fois metteurs en scène, auteurs du spectacle, chorégraphes et interprètes. […] Et aujourd’hui, dépendamment des périodes de l’année, nous sommes entre 100 et 200 personnes à travailler pour le collectif.»

À l’époque de sa fondation, en 2002, la compagnie évoluait dans l’ombre du Cirque du Soleil. Comme la bande de Guy Laliberté, la troupe fait partie des pionniers en matière d’arts circassiens au Québec. «On commençait à peine à réaliser que le cirque, ça pouvait être autre chose que des éléphants et des lions», a noté M. Tétreault.

Un nouveau jalon

Cela faisait plus de sept ans que Les 7 doigts de la main travaillait d’arrache-pied pour se doter d’une telle maison mère. Chaque année, la troupe se voyait contrainte de louer des locaux un peu partout dans la métropole pour concevoir les spectacles qui ont fait sa renommée, comme Traces, Séquence 8 et le petit nouveau, Intersection.

«Cette annonce marque un nouveau jalon dans notre histoire, a dit M. Tétreault. C’est la fin de l'itinérance et de l'éparpillement de nos activités. Pour la première fois, nous serons chez nous. On aura un lieu unique où regrouper nos activités de production, de création et d'administration.»

Transformation

Des concours d’architecture seront lancés afin de transformer l’ancien musée Juste pour rire, situé sur le boulevard Saint-Laurent, en pôle de création pour la dynamique troupe de cirque.

«On estime que dans environ 1 an et demi, on pourra pendre la crémaillère… ou plutôt les trapèzes et les poutres!» a dit Samuel Tétreault.

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