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Sven Andrighetto n'a pas mis de temps à hausser son jeu au niveau des professionnels

Sven Andrighetto
Chantal Poirier / Le Journal de Montréal / Agence QMI Sven Andrighetto

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Ce n’est pas une surprise si le nom de Sven Andrighetto a été mentionné par Marc Bergevin, il y a une douzaine de jours, lorsqu’est venu le temps de dresser une courte liste des jeunes joueurs qui pourraient forcer la main de l’organisation lors du prochain camp d’entraînement.

À sa première saison chez les professionnels, avec les Bulldogs d’Hamilton, le Suisse a récolté 44 points, dont 17 buts, en 64 rencontres.

Andrighetto, qui a dû rater près d’un mois d’activité en raison d’une blessure au dos, a terminé au deuxième rang des pointeurs de son équipe, derrière le vétéran Martin St-Pierre.

Une tenue qui lui a valu, à la mi-avril, de s’amener à Montréal dans le groupe des black aces pour la période des séries éliminatoires.

À l’époque, Sylvain Lefebvre, entraîneur-chef des Bulldogs, n’avait pas ménagé les éloges à l’endroit de l’athlète de 21 ans en stipulant qu’il était celui qui avait connu la plus belle progression au sein de son équipe.

Ça passe vite

Bien que satisfait du saut qu’il a effectué chez les professionnels après deux saisons passées avec les Huskies de Rouyn-Noranda, Andrighetto a reconnu qu’il a dû passer à travers une certaine période d’adaptation.

«Ce fut une grosse étape. Le hockey professionnel est très différent du hockey junior. Tu joues contre des hommes. Tout le monde est plus gros et plus expérimenté», a-t-il fait valoir en marge du camp de perfectionnement qui a pris fin, hier, à Brossard.

À 5 pieds, 9 pouces et 186 livres, l’ailier droit avait l’habitude de combler sa petite taille par son talent et ses habiletés. Dans la Ligue américaine, il a rapidement fait le constat que son coup de patin et la rapidité de ses mains ne le sortiraient pas toujours du pétrin.

«Chez les juniors, un joueur de talent peut se promener aisément avec la rondelle sans trop être importuné. Ce n’est plus le cas chez les pros. Avant même de recevoir la rondelle, tu dois savoir ce que tu feras avec elle. Le temps de réaction n'est pas suffisant pour prendre une décision seulement une fois que la rondelle est sur ton bâton», a-t-il raconté.

La parole aux jeunes

Les Bulldogs croupissent dans le bas du classement de la Ligue américaine depuis quelques saisons. S’il en est ainsi, c’est en partie en raison de la décision de l’organisation de développer ses jeunes plutôt que d’embaucher plusieurs vétérans qui permettrait à l’équipe de gagner sur une base régulière. Un choix qui se défend.

«Je pense que si j'ai réussi à m'ajuster rapidement, c’est parce que les entraîneurs à Hamilton m'ont aidé énormément. Ils m’ont fait confiance. Par conséquent, mon propre niveau de confiance a augmenté à mesure de la saison avançait», a déclaré le jeune homme à ce sujet.

Cette confiance et cette capacité d’adaptation lui permettront-elles de se tailler un poste à Montréal la saison prochaine?

À suivre cet automne.

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