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Gallopin gagne de façon brillante

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Pour ce lendemain de repos, le peloton avait droit à un final «casse-pattes» qui a créé plusieurs groupes. En étant stratégique, le jeune français Tony Gallopin a réussi à déjouer le groupe de tête pour remporter les honneurs de cette 11e étape.

Pour ce lendemain de repos, le peloton avait droit à un final «casse-pattes» qui a créé plusieurs groupes. En étant stratégique, le jeune français Tony Gallopin a réussi à déjouer le groupe de tête pour remporter les honneurs de cette 11e étape.

Sachant que c’était une arrivée qui avantageait Sagan, les coureurs de l’équipe Cannondale ont pris en chasse très tôt les 3 coureurs en échappée. En arrivant dans les quatre côtes réparties dans les 55 derniers kilomètres, les «puncheurs» du peloton n’ont pas attendu de se faire battre au sprint et quelques-uns ont essayé en vain d’attaquer.

Alors que les fuyards avaient été repris, Tony Gallopin a décidé de tenter sa chance en attaquant dans la dernière petite côte. Bien sûr, son attaque était dans le but de se rendre seul jusqu’à la ligne. Mais même en se faisant rattraper par Rogers, Sagan et Kwiatkowski au pied de la descente, son effort n’a pas été inutile puisqu’il était encore en bonne position.

Connaissant ses qualités de sprinteurs et sachant qu’il avait clairement annoncé vouloir gagner l’étape, les trois coureurs avec Sagan n’avaient aucun intérêt à rester en sa compagnie. Avec 3 km à faire, Rogers s’est essayé, mais Sagan est revenu sur lui. Au même moment où Rogers était repris, Gallopin a essayé de nouveau. Et c’est à cet instant qu’il a pris une excellente décision. Une fois le trou creusé, la victoire n’était plus qu’une question d’effort. En donnant toute l’énergie qui lui restait, Gallopin a su tenir tête au peloton et ainsi remporter l’étape.

Dans des moments pareils, une échappée avec un coureur aussi fort ne mène à rien. Personne ne veut s’entraider parce qu’ils savent clairement qui sera le vainqueur s’ils doivent sprinter l’un contre l’autre. Avec Gallopin devant, Rogers et Kwiatkowski n’allaient certainement pas aider Sagan à aller jusqu’à la ligne.

Une descente à toute vitesse

Dans les derniers kilomètres, on a pu suivre l’excellente descente de Gallopin. La vitesse à laquelle il roulait et abordait les virages était impressionnante. Sagan, l’un des meilleurs descendeurs, arrivait à peine à revenir sur lui.

Souffrant des blessures causées par ses chutes, Talansky s’est fait décrocher du peloton à plus de 100 km de l’arrivée. N’ayant que des blessures superficielles, son directeur sportif l’a encouragé à persévérer pour passer à travers l’étape. Le jeune coureur américain a fait preuve de détermination et de ténacité malgré la douleur et la déception. Il a réussi à rallier l’arrivée 32 min après le vainqueur pour finir dans les délais.

L’étape de jeudi

C’est une étape avec un peu la même configuration qu’hier. Les deux grands cols de la fin de course ont un très faible pourcentage. Sagan, Gerrans et Degenkolb voudront le sprint alors que plusieurs autres voudront essayer de faire le même coup que Gallopin. Chose certaine, ce sera encore une fin de course palpitante.

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