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Kristoff lance au bon moment

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Jeudi, la fin de course s’est avérée moins difficile que sur papier et plusieurs sprinteurs ont réussi à tenir le coup. Pour la 4e fois depuis le début de ce Tour, Sagan finit 2e alors que c’est le sprinteur norvégien Alexander Kristoff qui remporte l’étape.

Jeudi, la fin de course s’est avérée moins difficile que sur papier et plusieurs sprinteurs ont réussi à tenir le coup. Pour la 4e fois depuis le début de ce Tour, Sagan finit 2e alors que c’est le sprinteur norvégien Alexander Kristoff qui remporte l’étape.

Encore à la recherche de résultats, l’équipe Europcar a décidé de prendre en charge la poursuite des cinq coureurs qui étaient en échappée. Je croyais d’abord que mes anciens coéquipiers voulaient que la course se joue au sprint pour donner une chance à Coquard, mais ils ont plutôt ramené pour que Cyril Gauthier fasse la jonction avec l’échappée, un peu à l’image de Gallopin la veille.

Bien que Gauthier ait fourni un bon effort et que son coéquipier Quémeneur se soit sacrifié pour lui, il s’est trouvé dans une fâcheuse position en fin de course. Cyril voulait tout donner pour essayer de se rendre à l’arrivée, mais Simon Clarke, qui était le dernier rescapé de l’échappée du jour, ne voulait pas coopérer. Clarke était fatigué et n’était pas capable d’en donner davantage. S’il avait pris ses relais, il se serait brûlé et aurait sûrement perdu contact avec Cyril. En plus de ça, en roulant, Clarke aurait donné un énorme coup de pouce afin que le coureur d’Europcar ait des chances de gagner.

Dans la roue

Clarke pouvait donc choisir de simplement se relever et d’attendre le peloton ou bien de rester dans la roue de Gauthier comme il l’a fait. Finalement, c’est Cyril qui s’est relevé pour attendre le peloton puisqu’il n’allait tout de même pas amener un autre coureur jusqu’à la ligne sans que celui-ci prenne ses relais.

En course, je détestais ce genre de situation. J’ai toujours fait du vélo pour me dépasser et repousser mes limites. Alors, avoir un coureur dans ma roue qui prenait avantage de moi, ça m’énervait. Malheureusement, il y a souvent des coureurs qui courent de cette façon et il faut savoir gérer cette situation. Ça montre à quel point c’est difficile de gagner une course au niveau professionnel. Il ne suffit pas d’être le plus fort. Il faut également être intelligent et que les circonstances de course jouent en ta faveur.

Dans le final, c’est Omega Pharma – QuickStep qui a lancé le sprint. Pourtant sans équipiers, Kristoff a réussi à démarrer son sprint au bon moment. Sagan a tenté tant bien que mal de revenir sur le Norvégien, mais il était le plus fort. Quant au Slovaque, il n’a pas encore réussi à lever les bras et lorsque je regarde le profil des étapes qu’il reste, je ne crois pas qu’il reste d’arrivée pour lui.

L’étape de vendredi

Le peloton arrivera vendredi dans les Alpes. D’autant plus que l’arrivée se fera au sommet, les deux longs cols en fin de parcours laisseront la chance aux purs grimpeurs de s’exprimer. Ce sera une belle occasion pour Pierre Rolland, lui qui préfère les ascensions régulières de ce massif plutôt que celles des Pyrénées. Il reste à voir si Nibali tiendra le coup.

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