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Emploi d’été

L’emploi d’été a de nombreux bienfaits sur les jeunes

Les bienfaits de la job d'été
Photo Isabelle Maher À 22 ans, Édouard-Olivier Lagueux-Beloin apprécie son travail. Il cueille des fruits chaque été depuis l’âge de 14 ans.

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Cueillir des fraises, animer un camp de jour, faire tourner des boulettes... Tous ces boulots d’été sont bons pour les jeunes car, selon une étude, ils favorisent l’obtention d’un meilleur emploi bien rémunéré plus tard.

Cueillir des fraises, animer un camp de jour, faire tourner des boulettes... Tous ces boulots d’été sont bons pour les jeunes car, selon une étude, ils favorisent l’obtention d’un meilleur emploi bien rémunéré plus tard.

Avis aux parents: l’adolescence est le moment de passer du camp d’été... à l’emploi d’été.

Selon des chercheurs de l’école de commerce de l’Université de la Colombie-Britannique, les adolescents qui auront occupé des emplois pendant leurs études auront un net avantage concurrentiel lorsqu’ils seront adultes. Non seulement ces jeunes occuperont de meilleurs emplois, mais ils seront aussi mieux payés.

À partir des données de Statistique Canada, les chercheurs ont suivi l’histoire professionnelle de 246 661 adolescents canadiens de 15 ans sur une période de dix ans, soit entre 1999 à 2009.

Les chercheurs ont ainsi découvert que l'exposition précoce au travail a aidé ces jeunes à mieux comprendre ce qu’est un emploi, à améliorer leurs compétences, à acquérir des références, à savoir chercher du travail et à créer des réseaux.

Le travail peut offrir des possibilités d'éducation et de développement qui préparent les adolescents pour le monde réel, résume le professeur Marc-David Seidel, coauteur de l'étude.

Ses recherches démontrent que le travail enseigne aux jeunes à mieux gérer leur temps et qu’ils peuvent travailler jusqu'à 33 heures par semaine pendant l'année scolaire et 43 heures l'été.

Pas de l’exploitation

Josiane Cormier est tout à fait d’accord avec les conclusions de cette étude. Copropriétaire de la ferme Cormier, la jeune femme de 28 ans travaille depuis l’âge de 11 ans et embauche plusieurs adolescents pour la cueillette de fruits et de légumes.

«Ils apprennent la valeur de l’argent et de l’effort pour la gagner. Ils travaillent de courtes périodes et selon leurs disponibilités. Rien à voir avec de l’exploitation», explique-t-elle.

Mary-Pier Touchette travaille chaque été depuis quatre ans à la ferme Cormier.

«Ça m’a appris à me débrouiller, à mieux organiser mon temps, discuter avec des adultes, régler des problèmes. Ça m’a aussi appris à savoir ce que je voulais vraiment faire dans la vie», confie la jeune femme de 22 ans.

«Moi, j’ai appris l’initiative, je ne reste jamais à rien faire. J’adore travailler», ajoute sa collègue Marie-Ève Henri, 20 ans.

 

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