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Les descentes ahurissantes de cols

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Le jeune Majka récidive en remportant l’étape et, du même coup, augmente son avance au niveau de classement de la montagne. Il y a eu beaucoup de mouvement durant la course alors que plusieurs coureurs essayaient tant bien que mal d’aller chercher un résultat.

Le jeune Majka récidive en remportant l’étape et, du même coup, augmente son avance au niveau de classement de la montagne. Il y a eu beaucoup de mouvement durant la course alors que plusieurs coureurs essayaient tant bien que mal d’aller chercher un résultat.

Les coureurs sont à la recherche de résultats et ils essayent comme ils le peuvent de déjouer le peloton. Durant l’étape de mercredi, il y a eu une belle bataille pour le maillot à pois dans les premiers cols de l’étape. Rodriguez a utilisé à son avantage son accélération vive pour devancer Majka dans les derniers mètres des ascensions, mais le coureur polonais de Tinkoff-Saxo était plus fort que lui dans la dernière ascension.

Au niveau du classement du meilleur jeune, Bardet a attaqué Pinot au sommet de la descente du Peyresourde. C’était un peu désespéré de Bardet, mais il faut remarquer que Pinot, qui court avec la formation FDJ.fr, est reconnu pour être un mauvais descendeur. En effet, il a même affirmé dans une entrevue avoir «peur de la vitesse comme d’autres ont la phobie des araignées ou des serpents». C’est un peu surprenant pour un grimpeur puisqu’il doit forcément descendre à de nombreuses reprises lorsqu’il s’entraîne dans les cols.

Pas droit à la faute

Il faut dire que les descentes de cols sont ahurissantes. En Europe, il y a très peu de descentes, et même de routes, qui sont en ligne droite. Il ne s’agit donc pas seulement de se laisser aller, mais plutôt de piloter le vélo. Si l’on est seul, il faut savoir évaluer les courbes rapidement pour ajuster sa vitesse et sa trajectoire afin de passer le plus rapidement possible. Quand on est avec d’autres, il faut savoir rester dans la roue du coureur devant et lui faire confiance, en espérant qu’il sait ce qu’il fait.

Il faut aussi mettre en contexte la descente. Pour se rendre en haut, il faut d’abord monter et, souvent, c’est durant 30-45 minutes, voire une heure, que l’on fournit un effort soutenu. On arrive donc au sommet épuisé et en sueur, mais dans les grands cols, il n’y a littéralement aucun plat. Il faut donc faire très vite pour refermer son maillot, prendre une gorgée d’eau et ne pas oublier de croquer dans une barre énergétique. On se lance presque immédiatement dans la descente où il faut être extrêmement concentré puisque les erreurs ont d’énormes conséquences et peuvent même être fatales.

L’étape de jeudi

C’est le dernier test en montagne et la dernière chance pour les grimpeurs de se faire valoir. Pinot et Bardet se feront la lutte dans Hautacam alors que Valverde et Péraud s’en mêleront pour jouer une place sur le podium. Au niveau du maillot à pois, Majka a une bonne avance, mais Rodriguez essaiera le tout pour le tout puisqu’il y a encore 79 points de disponibles.

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