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Pascal: 2 millions $ partis en fumée

Jean Pascal a vu un joli magot être laissé sur la table

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Photo d'archives Jean Pascal et Yvon Michel lors d'une conférence de presse

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Jean Pascal doit regretter de ne pas avoir signé son contrat pour son combat contre Tavoris Cloud au moment opportun. Avec l’annulation de son duel et de son pacte avec GYM-InterBox, c’est une somme supérieure à 2 millions $ qui n’ira pas dans ses poches.

Jean Pascal doit regretter de ne pas avoir signé son contrat pour son combat contre Tavoris Cloud au moment opportun. Avec l’annulation de son duel et de son pacte avec GYM-InterBox, c’est une somme supérieure à deux millions de dollars qui n’ira pas dans ses poches.

Dans sa nouvelle entente avec GYM-InterBox, l’ancien champion du monde devait recevoir une bourse garantie de 1 M$ par combat. Et Pascal prévoyait se battre deux fois d’ici à la fin de 2014.

Ce n’est pas tout. En plus de ses bourses, il devait aussi empocher un pourcentage des profits réalisés lors de ces soirées de boxe dans lesquelles il était aussi le co-promoteur.

Au total, on peut penser qu’un montant d’environ 2,5 M$ a glissé entre les doigts du Québécois. Il en récupérera une portion lors de ses prochains duels, mais pourra-t-il en revoir l’entièreté? Difficile à dire.

«Il avait une entente de premier plan. Même son conseiller Greg Leon nous a affirmé qu’il n’a jamais pu obtenir autant d’argent pour un de ses protégés, a souligné le promoteur Yvon Michel, hier.

«De plus, il n’avait pas besoin d’avancer d’argent avant le gala, comme c’est toujours le cas pour un promoteur.»

Pascal aurait donc eu une soirée de travail très payante pour affronter Tavoris Cloud. À titre comparatif, Adonis Stevenson avait reçu 650 000 $ pour défendre ses ceintures WBC et The Ring des mi-lourds contre le même adversaire l’an dernier.

Le fameux 50 000 $

Si les négociations entre Pascal et GYM-InterBox ont frappé un noeud au cours des dernières semaines, c’est en raison d’une demande financière qui permettait au boxeur de payer les dépenses de son camp d’entraînement.

GYM avait instauré cette clause avec Pascal, d’un montant de 50 000 $, après son deuxième combat contre Adrian Diaconu. Toutefois, la nouvelle entente que l’athlète a signée avec GYM/InterBox en avril dernier ne prévoyait pas ce type de somme à chaque fois qu’il montait sur le ring.

«Le nouveau pacte n’avait aucun rapport avec l’ancien, notamment en raison de sa participation à titre de co-promoteur de l’événement, a précisé Yvon Michel. C’était prévu qu’avec sa bourse de 1 M$, il devait s’occuper de ses frais médicaux et de ceux de son camp d’entraînement.»

Michel et Bédard étaient prêts à faire une avance à Pascal pour son camp, mais pas plus. La somme allait être soustraite de sa bourse après son affrontement.

Lucian Bute et Adonis Stevenson utilisent cette façon de faire avec leur promoteur respectif. Ils reçoivent un certain montant avant leur duel et gèrent leur budget d’entraînement par la suite. C’est une norme établie dans le monde de la boxe.

La vie continue

La vie a repris son cours normal dans les bureaux de GYM et d’InterBox, hier. Les deux organisations ont du pain sur la planche avec la présentation de trois galas de boxe en août et en septembre.

À moins d’un cataclysme, Artur Beterbiev fera la finale de la soirée du 27 septembre. David Lemieux, lui, sera la vedette de la carte qui aura lieu au Casino de Montréal, le 23 septembre.

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