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Sans Nibali, ce serait vraiment une belle course

Le coureur italien avait (encore) la victoire d’étape en tête

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Une grosse échappée de 21 coureurs est de nouveau partie en début de course. Même si le mieux placé au classement général dans le groupe avait plus de 30 minutes de retard, Nibali a fait rouler ses équipiers dès le début de la course pour maintenir un écart acceptable. Le coureur italien avait (encore) la victoire d’étape en tête.

Une grosse échappée de 21 coureurs est de nouveau partie en début de course. Même si le mieux placé au classement général dans le groupe avait plus de 30 minutes de retard, Nibali a fait rouler ses équipiers dès le début de la course pour maintenir un écart acceptable. Le coureur italien avait (encore) la victoire d’étape en tête.

Dans l’Hautacam, la dernière ascension de ce Tour 2014, Nieve a fourni un bel effort et on aura pu croire qu’il serait en mesure de se rendre jusqu’à la ligne seul. Par contre, Nibali a attaqué le groupe de tête, repris Nieve et roulé avec aisance jusqu’au sommet tout en renforçant son avance sur les autres coureurs qui ont tout donné pour jouer leur place au général.

Majka a bien essayé de revenir sur Nibali, mais il était visiblement fatigué de ses efforts de la veille. Malgré qu’à 5 km du sommet la course était jouée au niveau de l’étape et du général, il y avait derrière une très belle course. Pinot a tout donné pour accroitre son avance sur Valverde qui était lâché puisqu’il voulait lui prendre sa 2e place au classement général. Majka aussi devait tenir le coup s’il ne voulait pas voir Nibali lui voler aussi son maillot à pois.

Tinkoff

Venue sur le Tour avec la seule et unique raison d’épauler Contador dans son objectif de remporter le maillot jaune, l’équipe Tinkoff-Saxo a été déstabilisée quand leur leader espagnol a abandonné durant la 10e étape. Les coureurs ont dû se réorienter vers les victoires d’étapes et ils ont très bien réussi.

Ça montre bien comment une équipe qui vise concrètement le maillot jaune se doit d’avoir beaucoup de profondeur. Les équipiers doivent être parmi les meilleurs au monde afin de rester avec le leader le plus longtemps possible. Il arrive très souvent qu’au bout de quelques saisons, ces équipiers de luxe quittent pour aller obtenir leurs propres résultats dans d’autres équipes. Majka et Rogers sont le parfait exemple. Ils étaient venus sur le Tour sans ambition personnelle, mais ils avaient clairement le potentiel de remporter des étapes.

C’est la même chose avec Wiggins et Froome dans l’équipe Sky. En 2012, Sky sont venu sur le Tour avec un plan de match très bien établi pour faire gagner Wiggins. Sur les trois semaines de courses, ils se sont rendu compte que Froome était tout aussi fort que Wiggins. Le directeur sportif a d’ailleurs demandé à quelques reprises à Froome d’attendre Wiggins. Pas étonnant que l’an dernier, Sky avait changé de leader

L’étape d’aujourd’hui

Retour sur le plat pour les coureurs. Après avoir trainé leur misère pendant trois jours dans les Pyrénées, ce sera la chance des sprinteurs de renouer avec la victoire d’étape. Pour les 10 premiers au général, vaut mieux essayer de récupérer au maximum puisque le contre-la-montre de demain sera décisif.

 
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