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Navardauskas risque et gagne

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Les équipes de sprinteurs ont maintenu l’écart bien serré avec le petit groupe de quatre qui est parti dès les premiers kilomètres de course. Dans la seule côte de la journée, Navardauskas a tenté sa chance en attaquant avec 15 km à faire et il a tenu le coup.

Les équipes de sprinteurs ont maintenu l’écart bien serré avec le petit groupe de quatre qui est parti dès les premiers kilomètres de course. Dans la seule côte de la journée, Navardauskas a tenté sa chance en attaquant avec 15 km à faire et il a tenu le coup.

Garmin-Sharp est une autre équipe sans leader qui avait comme tâche de remporter une étape. Slagter, qui était dans l’échappée du matin, a bien essayé de partir seul en attaquant les coureurs de son groupe. Voyant que celui-ci ne tiendrait pas le coup, Navardauskas a quant à lui attaqué du peloton pour essayer de gagner. Il est parti de loin, avec une quinzaine de kilomètres à faire, et, normalement, ça ne fonctionne pas. Par contre, avec la forte pluie qui s’abattait sur le peloton, la chasse était désorganisée. Les équipes en tête n’arrivaient pas à reprendre du temps, alors que tous prenaient des précautions dans les virages. En faisant un bel effort en solitaire, le Lituanien de chez Garmin-Sharp a réussi à garder son avance et ainsi remporter l’étape.

La relève internationale en Abitibi

Alors que le Tour de France se termine, au Québec se déroule le Tour de l’Abitibi qui est réservé pour les coureurs de la catégorie Junior (17 et 18 ans). C’est une course par étape et plusieurs équipes européennes se déplacent. C’est une chance inouïe pour les jeunes coureurs nord-américains de se frotter à l’élite internationale. Pour les Québécois, c’est un passage obligé vers le cyclisme de haut niveau.

Au fil des ans, l’Abitibi est devenue une référence. Je me rappelle encore ma première participation. Quand on est plus jeune, c’est un gros défi de devoir courir sept jours d’affilée et avec des coureurs européens plus expérimentés. Cette première expérience ne fut pas très concluante en ce qui concerne les résultats, mais j’ai certainement appris beaucoup. L’année suivante, j’avais bien progressé et j’ai remporté le classement général. C’est définitivement une course qui m’a marqué et mon résultat m’a également aidé à me joindre à une équipe professionnelle américaine dans les années suivantes.

L’étape d’aujourd’hui

De façon générale, la 20e étape est la dernière où les coureurs jouent le classement général. Cette année, le long contre-la-montre individuel de 54 km aura définitivement un impact sur le podium à Paris. Pour Nibali, il devra rester concentrer jusqu’à la toute fin, mais, à moins d’une catastrophe, il conservera la tête du général. Il y aura par contre une lutte très serrée à suivre entre Pinot, Péraud et Valverde, alors que seulement 15 secondes les séparent. Les rouleurs qui tiennent le coup en montagne pourront reprendre du temps sur les grimpeurs qui ne sont pas à l’aise sur le vélo de contre-la-montre. Pour le vainqueur d’étape, il sera difficile de battre Martin. J’ai également hâte de voir ce que Svein Tuft va pouvoir obtenir comme résultats, lui qui est spécialiste de cette discipline.

Normalement, c’était une journée assez simple pour le peloton.

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