/sports/hockey
Navigation
LHJMQ | JUNIORS AU TRAVAIL

Un été dans les patates

Coup d'oeil sur cet article

SAINT-UBALDE | Originaire de Saint-Ubalde, un petit village de la région de Portneuf, Bruno-Carl Denis a choisi de travailler pour la plus grosse entreprise du coin, Patates Dolbec.

SAINT-UBALDE | Originaire de Saint-Ubalde, un petit village de la région de Portneuf, Bruno-Carl Denis a choisi de travailler pour la plus grosse entreprise du coin, Patates Dolbec.

«C’est mon troisième été à travailler ici. Quand j’étais plus jeune, je m’occupais de tondre le gazon pour toute l’entreprise et, il y a deux ans, j’ai commencé à travailler à l’usine», a-t-il raconté.

C’est un travail plutôt physique que le défenseur a effectué pendant six semaines, le temps d’amasser assez d’argent pour subvenir à ses besoins jusqu’à la fin de l’été. Son travail consistait à emballer les pommes de terre dans des poches de 50 lb ou empiler les boîtes du même poids.

«Quand tu fais ça pendant une heure, c’est difficile, car c’est assez physique», a souligné le joueur de 18 ans.

Il a quitté son emploi lorsqu’il a recommencé l’entraînement sur glace, sinon il aurait été impossible pour lui de le faire.

«Je me levais vers 10 h, j’allais m’entraîner et après être revenu manger à la maison, j’allais à l’usine. J’y travaillais de 15 h 30 à 0 h 30, a-t-il dit.

Ces six semaines ont donc été particulièrement intenses pour Denis, car il s’entraînait également cinq fois par semaine, dont deux fois à Shawinigan, à environ une heure de route de chez lui.

«Alors pour le moment, je joue au hockey et je m’entraîne. Ça fait beaucoup de route, mais j’habite dans un petit village, alors je n’ai pas vraiment le choix. Je suis habitué, car depuis que je suis petit que je voyage.»

Une motivation

Même s’il aime son emploi d’été, Denis n’a pas l’intention d’en faire une carrière, au contraire!

«Je veux étudier en génie civil. Le fait de travailler ici, ça me dit que je vais continuer mes études, travailler fort et essayer de ne pas avoir ce genre d’emploi toute ma vie. C’est une bonne motivation.»

Discipline et sacrifices

Ce rythme de vie demande également beaucoup de discipline.

«Mes amis peuvent sortir chaque soir, mais moi je ne peux pas, car je serais brûlé. Je vais donc me coucher tôt. Ce sont des sacrifices que je fais depuis quelques années, c’est le risque du métier, a admis le no 81 des Cataractes.

«On gagne en maturité là-dedans, car on est un peu laissé à soi-même. On doit réussir à bien s’encadrer si on veut être performant. Il faut se prendre en main.»

C’est donc avec l’objectif d’arriver en pleine forme au camp d’entraînement des Cataractes que Denis travaille aussi fort cet été.

«Je veux prouver que je suis capable d’être dans les meilleurs, surtout que j’ai raté la moitié de la saison en raison d’une blessure à mon poignet», a dit celui qui a inscrit un but en 27 rencontres en 2013-2014.

Il affirme que sa blessure «est guérie à 95 %» et que l’état de son poignet s’améliore chaque jour.

Commentaires