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La semaine de vérité

Bloc Yvon Pedneault
Photo Reuters

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Plus personne ne pourra se défiler. C’est la semaine de vérité pour P.K. Subban, pour Don Meehan, pour Marc Bergevin et pour les propriétaires du Canadien.

Plus personne ne pourra se défiler. C’est la semaine de vérité pour P.K. Subban, pour Don Meehan, pour Marc Bergevin et pour les propriétaires du Canadien.

En principe, le rendez-vous avec l’arbitre est prévu le vendredi 1er août. D’ici à cette date, on va sûrement multiplier les discussions parce que le Canadien n’a aucun avantage à résoudre ce dossier devant un arbitre.

Aucun.

Dans le cas de Subban, deux années à possiblement 7 millions de dollars – selon ce que l’arbitre déciderait si on se rendait jusque-là – ce serait fort acceptable et, ensuite, le défenseur pourrait profiter de l’autonomie complète. À l’été de 2016, le plafond salarial sera probablement de 76 M$, donc Subban est assuré de sortir grand gagnant.

Par conséquent, c’est dans la cour de Marc Bergevin que tout va se jouer. Il s’agit, on en conviendra, du plus important contrat dans l’histoire de la concession. À partir de mercredi, si les deux groupes n’ont toujours pas conclu une entente, le Canadien devra soumettre son offre à l’arbitre. Don Meehan devra en faire autant dans son rôle de représentant de Subban.

L’arbitre, dans un tel dossier, peut rendre sa décision en s’arrêtant sur l’offre d’un des deux négociateurs. Il peut également couper la poire en deux.

Il s’agit d’un dossier qui sera suivi de près parce qu’il implique une organisation bien nantie face à un joueur de premier plan, un joueur de concession. Toutes les autres équipes de la Ligue nationale, ayant à négocier avec leurs joueurs de premier plan, n’ont jamais eu à résoudre leur différend devant un arbitre.

En tous les cas, pas au cours des dernières années.

Pas étonnant que ça fait jaser dans les coulisses de la Ligue nationale.

On saura quelles sont les intentions du Canadien à l’endroit de son joueur étoile. Si on doit se présenter devant l’arbitre, vendredi, allez convaincre Subban que le Canadien le considère comme un joueur de concession…

Où étaient les têtes d’affiche ?

Le Royal Montreal, comme d’habitude, s’est avéré un hôte parfait. Par contre, pourquoi l’omnium du Canada, jadis reconnu comme le 5e tournoi en importance après les quatre compétitions du Grand Chelem, est-il de plus en plus boudé par les grands noms du golf?

Certains avanceront que la décision, il y a plusieurs années, de l’Association royale de golf du Canada de présenter l’omnium national uniquement à Glen Abbey, un parcours en banlieue de Toronto, est à l’origine du déclin d’intérêt. Peut-être.

L’omnium des États-Unis est présenté sur un parcours différent à chaque année. Il arrive qu’un terrain accueillera la compétition deux fois ou trois fois, mais on s’assure qu’il se passera une dizaine d’années avant de revenir au même endroit.

Mais il y a une autre raison.

La date de la présentation de l’omnium du Canada. Entre l’Omnium britannique et à deux semaines du tournoi de la PGA.

Voilà pourquoi l’omnium du Canada est devenu un tournoi parmi tant d’autres…

Il ne figurait plus

Josh Gorges aimait Montréal. Il aimait le Canadien et je suis convaincu qu’il se voyait, éventuellement, avec un «C» sur son chandail. Articulé, intelligent, il savait toujours comment analyser les succès et les insuccès de sa formation.

Un joueur que vous convoitez pour assumer le leadership dans le vestiaire et surtout pour s’assurer que tout le monde tire dans la même direction. Il n’est donc pas étonnant de constater qu’il a éprouvé un choc terrible quand Marc Bergevin l’a informé qu’il avait complété un marché avec les Maple Leafs de Toronto, le Tricolore obtenant en retour, Cody Franson.

Gorges a dit non: «Pas Toronto.» Finalement, il poursuivra sa carrière à Buffalo. Gorges ne sait toujours pas pourquoi le Tricolore a mis fin à leur association. Il se disait un très bon employé, il respectait la consigne de l’équipe, il jouait avec l’énergie du désespoir à chacune de ses présences sur patinoire.

Mais, c’est justement au niveau de la surface de jeu qu’il a forcé la main du directeur général du Tricolore. Pendant les séries éliminatoires, particulièrement contre les Bruins, il s’est fait écraser le nez trop souvent contre la baie vitrée. En d’autres mots, il a laissé voir des signes inquiétants. Alors pourquoi attendre, d’autant plus que les jeunes défenseurs du Tricolore complètent leur processus d’apprentissage dans l’espoir d’occuper un poste régulier. Le hockey est de plus en plus rapide, il est pratiqué de plus en plus par des joueurs imposants et ce n’est pas une situation idéale pour Gorges…

Enfin… une course spectaculaire

Si la Formule 1 pouvait nous offrir un spectacle aussi relevé que celui présenté au cours du week-end au Grand Prix de Hongrie, je ne dis pas que l’on connaîtrait le même engouement qu’à l’époque où Jacques Villeneuve monopolisait nos week-ends, par contre, le cirque de Bernie Ecclestone serait nettement plus captivant…

Un autre événement a pris fin, hier, et c’est le Tour de France. J’aime beaucoup. Les épreuves sont intéressantes, Louis Bertrand et son groupe font un travail colossal pour nous faire découvrir et apprécier ce sport malgré la saga Lance Armstrong. Les informations de Claude Bédard sur les différents sites que la télévision nous fait découvrir piquent davantage notre curiosité…

Maintenant qu’il a perdu son emploi comme adjoint au directeur général chez les Maple Leafs de Toronto, on croit que Claude Loiselle pourrait hériter du poste de Brendan Shanahan, comme vice-président chargé de la sécurité des joueurs, dans les coulisses de la Ligue nationale. Rappelons que c’est Shanahan qui a licencié Loiselle. Stéphane Quintal est celui qui a pris la relève quand Shanahan a accepté le poste de président des Leafs et il a bien composé avec les dossiers aboutissant sur son bureau. Je ne vois pas pourquoi il ne serait pas le principal candidat au poste de vice-président. On dit que Loiselle aurait un avantage puisqu’il a des connaissances poussées en droit. À ce que je sache, ce n’était pas le cas pour Shanahan et tout le monde reconnaît qu’il a rempli son mandat avec très grande distinction…

 
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