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Des moyens de pression jusqu'aux auto-patrouilles

D’autres moyens de pression à prévoir

La Ville de Montréal déplore les gestes qui pourraient porter atteinte aux actifs des Montréalais

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Que ce soit de la boue ou des autocollants sur les autos-patrouilles, la Ville déplore les moyens de pression qui portent atteinte aux «actifs des Montréalais», insiste Pierre Desrochers, président du Comi­té exécutif de Montréal.

Que ce soit de la boue ou des autocollants sur les auto-patrouilles, la Ville déplore les moyens de pression qui portent atteinte aux «actifs des Montréalais», insiste Pierre Desrochers, président du Comi­té exécutif de Montréal.

«On peut comprendre que les gens veuillent exprimer leur désaccord. Mais de là à commettre de tels gestes, c’est irresponsable», a-t-il dit hier.

M. Desrochers est malgré tout resté prudent quant à savoir si les voitures de police souillées au centre-ville de Montréal, hier, étaient des moyens de pression.

«On n’a pas de preuve directe qui nous permet de croire ça. On va prendre ça comme un acte isolé», a-t-il indiqué, précisant qu’aucune raison opérationnelle n’a malgré tout été donnée par le SPVM pour expliquer la boue sur les auto-patrouilles.

Grogne populaire

Depuis quelques semaines déjà, les moyens de pression des employés municipaux s’enchaînent. Et une certaine grogne populaire s’installe, a remarqué M. Desrochers.

«Il y a un fondement à cette grogne populaire. Il y a des principes en arrière du projet de loi», a-t-il dit, rappelant que 47% de la population n’a pas de régime de retraite.

«On ne veut pas les attaquer de front [les syndiqués]. Mais il demeure qu’à long terme la viabilité des régimes de retraite, ce n’est pas soutenable», a-t-il ajouté.

Ce dernier se doute que d’autres moyens de pression plus imaginatifs les uns que les autres seront bientôt mis en place par les syndiqués.

«On peut présumer qu’il y aura d’autres façons. Pourvu que ce soit fait de façon responsable en respectant les lois et les règlements», a-t-il expliqué.

«On leur demande de continuer à servir la population de Montréal. Ils sont payés pour le faire», a-t-il insisté.

Samedi, une centaine de policiers se sont absentés du travail prétextant un «congé de maladie». Une situation déplorée par plusieurs, dont le ministre des Affaires municipales.

«C’est inacceptable. Il s’agit d’un manque flagrant du sens des responsabilités. Ces moyens de pression sont illégaux, et les fautifs pourront être sanctionnés», a dit Pierre Moreau.

 

Au SPVM
Port de la casquette rouge
S’absenter du travail en prétextant un congé de maladie
Port de la cravate rouge pour les cadres (Service d’incendie aussi)
Revêtir des pantalons de camouflage ou des jeans
Mettre des autocollants sur les autos-patrouilles, sur lesquels on peut lire: «On n’a rien volé (nous)»
Autres moyens de pression utilisés par les employés municipaux
Mettre le feu à des déchets et à des vêtements
Arroser l’hôtel de ville avec les boyaux des pompiers
Barrer une rue
Faire tourner les sirènes durant plusieurs minutes
S’habiller «en mou» le lundi
Offrir un gâteau d’anniversaire au maire Coderre sur lequel on pouvait lire: «Vous voulez notre chemise, la voilà»
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