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Pour s'y retrouver dans le débat sur le franglais

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Les articles et les lettres ouvertes fusent ces jours-ci sur le sujet de la langue, tellement que j'ai peine à suivre. Je me suis dit que je pouvais peut-être faire oeuvre utile en regroupant quelques-unes des traces qui témoignent d'un débat très émotif.

Voici donc un petit récapitulatif de « qui » a écrit « quoi » et « quand », ces derniers temps, concernant le franglais, le chiac, le métissage linguistique créateur ou la créolisation de la langue.

* * * * * * * *

À tout seigneur, tout honneur, je débute par quelques textes de Christian Rioux, chroniqueur au Devoir qui semble à l'origine de la controverse qui périclite ces jours-ci. Le 11 janvier 2013, il signe un texte, « Le chant du déclin », dans lequel il s'adresse directement à Lisa LeBlanc à propos de son hymne à la « marde »:

« Depuis que le Bye Bye et même Le Devoir en ont fait LA chanson de l’année, je me suis décidé à prendre la plume afin de vous faire part du malaise que j’éprouve toujours chaque fois que j’entends les premières notes de ce refrain scatologique. »
Ce n'était pas la première fois que la démarche artistique acadienne attirait l'attention de M. Rioux. Dans une chronique du 26 octobre 2012 intitulée «  Radio Radio », le correspondant du Devoir en France évoque sa « fascination malsaine » pour le groupe du même nom:
« Chaque fois que je débarque à Dorval et que j’entends de jeunes Québécois passer de l’anglais au français avec la même jubilation perverse, je me dis que ce créole pourrait représenter l’avenir du français chez nous. »
Cette dernière chronique a beaucoup fait jaser. J'ai choisi deux répliques, celle écrite par Rémi Léger le 2 novembre 2012, «  Traîner la culture acadienne dans la boue » et celle écrite par Martin LeBlanc Rioux le 3 novembre 2012, «  La langue Radio Radio? Réponse d’un être handicapé en voie d’assimilation ». Je retiens cet extrait du deuxième texte:
« La langue de Radio Radio, qu’elle soit qualifiée comme chiac, franglais, créole, dialecte ou comme une illusion du français en voie d’assimilation, reflète la réalité de plusieurs communautés acadiennes contraintes d’évoluer en milieu minoritaire. La langue de Radio Radio reflète, en quelque sorte, la résistance de l’Acadie, sa résilience et sa détermination de vivre en français malgré les vices et les torts linguistiques qu’y impose le contexte anglo-dominant des Maritimes. »
Je reviens à Christian Rioux pour sa chronique du 8 février 2013 où il traite d’oppression linguistique:
« Certaines de nos élites qui se dandinent au son de Radio Radio n’ont de cesse de rendre encore plus bilingue un peuple qui l’est pourtant déjà plus que les autres. Brandissant leur « ouverture AU monde » (... au monde anglo-américain s’entend), elles sont devenues incapables de comprendre que le rapport à l’anglais peut aussi en être un d’oppression. » (source, « La langue du maître »)
Dans une « critique » de la pièce de Mani Soleymanlou, intitulée Un, M. Rioux en ajoute une couche :
« Comment une production aussi indigente a-t-elle pu traverser l’océan pour se retrouver sur une scène française et représenter le Québec ? » (source, « L’injonction multiculturelle »)
Pour en terminer avec la contribution de Christian Rioux, j'ajoute cette chronique de vendredi dernier, «  J’rape un suicide... » qui semble avoir convaincu pour de bon le chroniqueur de La Presse Marc Cassivi de réagir. Le rap des Dead Obies était au centre de ce dernier texte. Le 22 juillet dernier, le texte de Cassivi, «  Lettre à Christian Rioux », a lui également beaucoup circulé par les médias sociaux. J'ai choisi cet extrait...
« Ces artistes s'expriment autant en joual qu'en français ou en anglais, et parfois en espagnol, en farsi ou en arabe. L'anglais n'est pas pour eux la «langue du Conquérant». Ils perçoivent le bilinguisme comme une richesse, pas comme une tare ni un affront à la nation. Ils sont foncièrement décomplexés. Libérés de guerres linguistiques auxquelles ils ne s'identifient pas. Ce qui ne veut pas dire qu'ils minimisent tous pour autant les dangers de l'assimilation ou ne comprennent pas l'importance de protéger le français. »
Le franglais des Dead Obies avait fait réagir mon collègue blogueur au Journal Mathieu Bock-Côté dans deux textes (« Le franglais: le raffinement des colonisés » - 13 juillet 2014, « Franglais : ce que j’ai appris cette semaine » - 17 juillet 2014) et il a ajouté dans l'après-midi même de la parution de la lettre de Marc Cassivi qui ne s'est pas gêné pour titiller les nationalistes conservateurs, un autre billet, « Le franglais et ce qu’il révèle »:
« Je retiens une première chose de la querelle sur Dead Obies, qui bien évidemment, dépasse ce seul groupe de musique, car ce qui frappe dans ce débat, ce n’est pas que ce groupe chante comme il chante, mais la manière qu’ont leurs partisans de les défendre et de les louer. La défense du franglais (non, même pas du bilinguisme, mais du franglais) est devenue une marque distinctive du modernisme identitaire, du progressisme branché. »
Le groupe Dead Obies avait à deux reprises fait réagir Léa Clermont-Dion du portail Web Sympatico.ca, le 9 juillet 2014 dans « Dead Obies: crier au loup? » et le 21 juillet 2014 dans « Nous ne sommes pas des colonisés ». Étant d'avis qu'il « y a une place pour les Dead Obies autant que pour les 12 hommes rapaillés », la chroniqueur assume sa condition « d’assimilés sophistiqués » et en remet:
« Nous ne sommes pas fiers de ce joual. Je ne sais pas pour vous, mais je ne m’extasie pas devant une sophistication identitaire quelconque. Parler franglais, ce n’est d’ailleurs pas le nec plus ultra des Montréalais à la mode. Jamais entendu quelqu’un parler de la sorte d’ailleurs. »
La dernière salve appartient à Yes Mccan des Dead Obies, le « groupe de post-rap originaire du $ud $ale de la province de Québec ». Il ne fait pas dans la dentelle dans cette lettre publiée aujourd'hui au Voir, « La réplique aux offusqués »:
« Chantons en français, oui!

Chantez en anglais, correct, on va vous laisser faire.

Mais sacrament, les ‘heunes, ALLEZ PAS MÉLANGER LES DEUX LANGUES DANS UNE MÊME PHRASE, ÇA VA VOUS EXPLOSER DANS’ YEULE!

Et c’est là qu’il se trouve, le terrain glissant. Parce que lorsque le métissage devient la bâtardisation d’un certain standard de pureté, c’est louche. On dit quoi à un francophone qui marie une anglo? Une chrétienne et un musulman? Vous allez mettre les « pure-laines » dans un coin de la cour de récré pour pas qu’ils attrapent le patois des petits Jamaïcains, peut-être? Vous pensez qu’on est qui? Les enfants d’à côté?

Ma bâtardisation vous choque? Soit. Votre puritanisme me dégoûte. Certains membres de Dead Obies ont grandi avec une mère francophone et un père anglo, ou vice-versa. Demandez-leur donc c’est quoi, leur vision de l’identité québécoise. Parce que oui, malgré le fait qu’ils aient vécu une expérience diamétralement opposée à la vôtre ou même à la mienne, ils sont Québécois, tout autant que vous et moi. Devrait-on exclure leur québecité parce qu’elle ne correspond pas à la nôtre? Cette question-là aussi, vous êtes passés à côté. »

Je ne sais pas si nous sommes beaucoup plus avancés avec ce billet, mais voici en seul texte plusieurs contributions regroupées.

De mon côté, un texte paru voilà maintenant une semaine par Anne-Marie Beaudoin-Bégin représente bien mon point de vue, en particulier sur la question de la créolisation de la langue qui ne me paraît pas représenter « une étape dans notre anglicisation »:

« La créolisation n’est pas un processus de dégradation linguistique, comme semble le penser monsieur Bock-Côté. C’est plutôt un processus de création. Dans la créolisation, toutes les langues en contact évoluent pour créer une nouvelle entité, différente des éléments qui la constituent. Ce n’est pas une langue X qui, à force d’emprunts à la langue Y, devient peu à peu la langue Y. C’est donc dire qu’un créole n’est pas une étape, c’est une langue à part entière. » (source, « Rigueur et créolisation »)

Ne vous gênez pas pour ajouter votre grain de sel ou insérer un texte que vous auriez vu passer et qui apporte un éclairage intéressant à ce débat...

N.B. Par courriel, un lecteur me fait remarquer que j'aurais pu hyperlier le texte d'Antoine Robitaille publié aujourd'hui au Devoir, car « il dénonce de nouveaux tabous qui seraient en train de prendre racine au Québec, actuellement ». Voilà, c'est fait.

Ajout du lendemain : Billet de Benoît Melançon (Professeur titulaire et directeur, Département des littératures de langue française, Université de Montréal ) sur son blogue l'Oreille tendue, Huit commentaires (brefs) sur la crise (supposée) du «franglais». Également à lire, Débat sur le franglais: miser sur le pouvoir d’attraction du français, du professeur à la Faculté de philosophie de l' Université Laval, Jocelyn Maclure.

Ajout du 25 juillet : Christian Rioux vient ce matin répondre à la chronique de Marc Cassivi, mais sans le nommer. Au bas de son texte Le choix de Julie, la mention « Veuillez prendre note que ce texte n'est pas ouvert aux commentaires ». Ah bon. Pas ouvert aux commentaires... sur le site du Devoir du moins.

Autre ajout du 25 juillet : Je me suis décidé à prendre position, hors des deux camps de base... Fatigué de la fatigue culturelle....

Ajout du 28 juillet : Billet de Jérôme Lussier, Fictions identitaires.

15 commentaire(s)

Raymond Lafrance dit :
23 juillet 2014 à 17 h 12 min

Radio Radio, ça fait vraiment dur comme langage, dans les écoles secondaires à Moncton...il n'y a pas de cour de français. "Que mon style work pas" ça c'est juste une ligne parmi leur répertoire. Le pire des médias se permettent de jouer ce genre de chanson. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a pas de quoi d'être fier de ses ambassadeurs.

Zacharie Richard qui a une longue carrière n'a jamais fait ce genre de vomissure et pourtant il est plus que capable de partager sa culture.

Jacques Lambert dit :
23 juillet 2014 à 17 h 24 min

Ça me rappelle la querelle des "Belles-soeurs".

Il y a 40 ans, plusieurs furent scandalisés par la pièce de Tremblay ou "Le Cassé" de Jacques Renaud: le joual leur sautait au visage.

C'était un fait de société pourtant. Comme "L'éloge du chiac" de Michel Brault, le joual était la langue de l'aliénation et de l'indigence.

Pour moi, il en va de même pour le "franglais". On peut dresser un constat. C'est sans doute un pidgin régional.

Mais comme je n'habite pas le "Sud sale", je ne l'avais jamais entendu ni même entendu parler.

Mais je suis d'accord avec Yes Mccan sur ce point: tout le monde prend son trou pendant que les radios diffusent un maximum de chansons en anglais...

Enfin, comme certains l'ont constaté: à part Justin, je ne connais pas d'Anglos au Québec qui fusionnent ainsi leur langue maternelle avec le français.

Jacques Lambert dit :
23 juillet 2014 à 17 h 28 min

Correction: "Mais comme je n’habite pas le « Sud sale », je ne l’avais jamais entendu ni n'en avais même entendu parler."

Gilles Savard dit :
23 juillet 2014 à 17 h 30 min

Scatologique que M. Rioux prenait comme mot, ma foi c'est en plein le bon mot pour décrire le "franglais"

Papacool dit :
23 juillet 2014 à 18 h 27 min

N'avez -vous pas encore compris que le débat n'a rien à voir avec l'utilisation ou la création du franglais, mais avec la revendication que cela représente le Montréal jeune de 2014, donc le futur de Montréal?

La langue parlée de Montréal est une question hautement politique. Quelle sera la langue parlée par les montréalais dans un futur pas si lointain est ce qui inquiète Christian Rioux et plusieurs autres.

John Doe dit :
23 juillet 2014 à 18 h 28 min

Je ne m'en ferais pas pour ça; parler comme un épais passe avec l'âge. La pression des pairs s'en charge assez vite.

Jean Cyr dit :
23 juillet 2014 à 21 h 03 min

Et qu'est-ce qu'on va faire de la Québécitude de ceux qui disent "si j'aurais"? Ils ont le droit de dire "si j'aurais", ne leur faisons pas de la pépeine s.v.p.! Nivelons par le bas s.v.p.!

N'importe quoi.

Et Marc Cassivi, cet apôtre du multiculturalisme à tous crins, qui y va à l'endroit de Dead Obies d'un véritable panégyrique : ils sont décomplexés, modernes tout en étant conscients des risques qui pèsent sur le français. Bref, ils sont parfaits!

Qui trop embrasse mal étreint mon petit Marc.

Et cette "intellectuelle" qui prône la créolisation du Français...

Vive le Canada, pays des Rene Bourque, des Gerard Gallant et des Eugenie Bouchard! Ils prouvent que le français est en sécurité au Canada! Not.

Jean Cyr dit :
23 juillet 2014 à 21 h 24 min

Le français au Canada vit sur du temps emprunté. Ce n'est pas la faute des anglophones, mais bien de cette armée de Francophobes qui se disent "ouverts sur le monde et les différentes cultures". Pour ce qui est de la survie de la leur, c'est une autre histoire. Quand l'Amérique sera monolithique, et que ses habitants seront tous pareils, marchant comme des robots, les yeux rivés sur leur cellulaire, tous aussi anglophones les uns que les autres, en direction du McDo qu'il y aura à chaque coin de rue, ils se diront probablement encore plus "ouverts sur la différence et les autres cultures".

Vive le Canada, pays des Rene Bourque, des Gerard Gallant et des Eugenie Bouchard! Ils prouvent que le français est en sécurité au Canada! Not.

Antony dit :
23 juillet 2014 à 22 h 20 min

Autre texte très important en lien avec le débat, d'un membre influent du groupe de rap Alaclair ensemble sur Urbania: https://urbania.ca/blog/5213/le-mot-du-president-le-franglais-qui-derange

Jean Cyr dit :
24 juillet 2014 à 0 h 11 min

Québécois de souche-Cowboys fringants

Je suis un Québécois de souche Ma loi 101 faut pas qu'tu y touches C'est pas que j'sais pas ben parler Mais chu un colon anglicisé...

A' shop les boys m'ont dit: L'foreman veut qu'tu déloades la van Avant d'puncher à fin d'ton shift J'vas dans l'shed du shipping chercher L'packing slip du gars Ya callé son helper qui dormait su'a switch

Je suis un Québécois de souche Je chante du Marjo sous la douche C'est pas que j'sais pas ben parler Mais chu un colon anglicisé...

L'garage m'a towé pu d'shock pu d'breaks Mon muffler est fucké Une main su'll dash j'ai ouvert le hood C'est l'gaskett qu'yest jammé Changé é 'spar-plugs la strap de fan Pis é 'gallipers A'ec mes beaux mags mon char est noeu Bumper à bumper

Je suis un Québécois de souche J'tripe ben gros sur Fabienne Larouche C'est pas que j'sais pas ben parler Mais chu un colon anglicisé...

'Sitôt parké dans l'driveway J'vas su'll sundeck starté l'charcoal C'est moé qu'y est l'cook qui check Les chops ou ben les steaks Une fois cleané j'me pitche su'l lazy-boy A'ec ma darling On r'garde les sitcoms Pis les talks shows des States (Pis les talks-shows des States)

Je suis un Québécois de souche J'ai une fleur de lys tatouée sa bouche C'est pas que j'sais pas ben parler Mais chu un colon anglicisé Un colon anglicisé An englished colon... Cha Cha Cha!

André Denoncourt dit :
24 juillet 2014 à 7 h 14 min

Pour répondre au membre du groupe qui plaidait que l'un des deux parents était anglophone, et qui sortait des histoires de « pure laine » etc...

Ma femme est Britannique, je suis Québécois, nos 3 enfants sont bilingues, vraiment bilingues, et ne parlent pas franglais. Le franglais n'est pas une culture; c'est un manque de culture. C'est l'incapacité de maîtriser l'une et l'autre des langues.

Bien sûr, lorsqu'ils apprenaient à parler, nos enfants ont tous traversé une phase où ils empruntaient à l'anglais en parlant français, et vice versa. Mais ça passe lorsque les parents leur enseigne.

Maintenant, lorsque mon fils de 9 ans s'essaye à en passer une couple, je lui dis : mélange pas l'anglais et le français dans la même phrase; c'est les habitants qui font ça.

Alors, message d'une famille véritablement et héréditairement bilingue qui vit en région à l'intention des jeunes qui se pensent au faîte de l'avant-garde culturelle montréalaise en baragouinant un jargon révoltant : Vous êtes des habitants.

Roger Boivin dit :
24 juillet 2014 à 8 h 19 min

Est-ce un relent de l'ancienne Babel ?

Ce qui a renversé le châtiment de la multiplicité des langues à la Tour de Babel,

châtiment de confusion que l'homme s'est attiré en voulant s'élever ce monument de gloire,

c'est, après que le Christ ait retourné à son Père,

c'est la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres à la Pentecôte :

«« Le jour de la Pentecôte arrivé, les disciples étaient tous réunis en un même lieu, lorsque soudain vint du ciel un bruit comme celui d'un vent violent qui remplit toute la maison où ils se trouvaient.

«« Et ils virent des langues séparées, comme du feu qui se posa sur chacun d'eux. Ils furent tous remplis de l'Esprit-Saint, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit-Saint leur donnait de s'exprimer.

«« Il y avait alors en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux de toutes les nations qu'on peut voir sous le ciel. Quand le bruit se fit entendre, la foule se rassembla et elle resta confondue d'entendre, chacun dans sa propre langue, ces hommes qui parlaient.

«« Stupéfaits tous, et dans l'admiration, ils disaient :

«« Tous, Parthes, Mèdes, Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Capadoce, du Pont de l'Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, d'Égypte et des Cantons de Libye qui confine à Cyrène, Romains en résidence ici, Juifs et prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons proclamer en nos langues les grandes œuvres de Dieu. »»

( Les Actes des Apôtres, 2, 1-11. )

Il est à remarquerque c'est sur les Apôtres, qui furent le fondement sur lequel Le Christ à fondé son Église, que cette Pentecôte à eu lieu.

Christian dit :
24 juillet 2014 à 9 h 10 min

Recette pour l'assimilation d'un peuple : folkloriser sa langue en la métissant. Parlez-en aux Cajuns!

Le "Vous êtes pas écœurés de mourir, bandes de caves?" de Claude Péloquin est plus d'actualité que jamais...

Denis825 dit :
24 juillet 2014 à 10 h 05 min

Tout ce qui est péquiste/séparatiste c'est de la graine de suprématistes blancs et je fais des efforts moi aussi pour mettre des mots d'anglais dans mes textes pour faire chier les MBC, LT et JF, utopistes colonisés eux-mêmes, qui me censurent automatiquement sur mon nom et mes idées et non sur la forme.

J'ai pris le temps d'aller écouter les deads obies, ce n'est pas si mal mais 1) je n'aime pas le rapt, je n'ai jamais été capable d'aimer entendre du Loco Locass, c'est le rythme qui ne me va pas. On dirait des gens qui viennent annoncer une catastrophe et qui ont du mal à reprendre leur souffle.

et 2) ce sont des ados avec des préoccupations d'ados. j'ai écouté une chanson sur le suicide avec, on aurait, Dark Vador qui faisait des backs vocals.

Les chansons sur le suicide sur le mode "je vais me suicider, ma vie c'est d'là marde..." ce n'est pas d'hier n'en déplaise à Christian Rioux. Je me souviens d'un bout de chanson qu'on chantait en grattant sur nos guitares, je suis si vieux que je crois que ça venait directement des existentialistes français d'après guerre, ça disait : "Je n'aime que la nuit, je n'aime que le noir, j'aime aussi le gris on dirait qu'il est noir etc" très con mais dans le temps on était romantiques et on adorait ça.

Mais franchement, donnez leur une chance, ça sert à rien que toute la province tombe dessus. Ce sont de jeunes pousses tendres qui veulent faire plaisir en même temps à papa et à maman qui ont une langue première différente pas des djihadistes de la langue anglaise.

Leur refuser leur espace créatif, c'est comme engueuler un enfant parce qu'il t'apporte un dessin qu'il a fait. Ça ne se fait pas ! même si on a de grandes réserves, on ne se mets pas à paniquer en pensant que tout le monde va se mettre à dessiner des bonhommes avec des bras qui sont reliés à la tête plutôt qu'au corps et on ne se mets pas à pleurer sur la destiné de l'aquarelle en ce bas monde.

Jérémie Pelletier dit :
24 juillet 2014 à 11 h 29 min

Pour les ignorants comme Raymond Lafrance, qui a écrit ci-haut qu'il n'y a pas de COUR (il manque un s à cours, en passant, Raymond) de français dans les écoles secondaires à Moncton: c'est faux. Pour votre info, les gars de Radio Radio sont allés à l'université et ne sont pas cons.