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Vente en ligne

Amazon fait des mécontents

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Photo Archives / AFP

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Des utilisateurs québécois du programme Partenaires d’Amazon ont soudainement vu leur compte désactivé dans les derniers mois, sans obtenir d’explications précises du géant de la vente en ligne. 

«Amazon veut des professionnels de l’affiliation, et non pas des plus petits joueurs, qui amènent un volume de vente limité. Donc, tranquillement, ils sont en train d’épurer le programme. Si tu ne génères pas un trafic suffisant, tu n’es plus intéressant», avance Philippe Bertrand, qui a lui-même vu son compte être désactivé.  

Avoir le statut de partenaire permet au propriétaire d’un site internet ou d’un blogue de mettre en place un lien vers n’importe quel produit chez Amazon. Lorsqu’un bien est acheté via ce lien, une partie du revenu va à l’utilisateur. Les commissions varient entre 4% et 8,5% du prix de vente, selon le volume d’objets vendus.

Danny Kronstrom, spécialiste en marketing web, n’est pas étonné d’une telle décision. «C’est évidemment dommage, parce que ces personnes perdent des sous, mais je peux comprendre la décision d’Amazon, pour qui ces comptes demandent de la gestion, sans rapporter», indique-t-il. Très populaire, Amazon a certainement resserré ses critères pour qu’il demeure efficace.

Lacunes

Par ailleurs, certains blogueurs soutiennent qu’ils ont du mal à recevoir les sommes qui leur sont dues. Carl Charest, spécialiste dans les stratégies de commercialisation numérique et cofondateur de letube.tv, observe certaines lacunes opérationnelles. «Cette plateforme fait l’objet de plusieurs critiques. Les plus gros joueurs ont accès à un service à la clientèle efficace, mais ceux qui génèrent moins de ventes reçoivent beaucoup moins d’attention.»

Bien évidemment, c’est Amazon qui passe à la caisse. «Son réseau est solide. On parle de milliers de vendeurs partout dans le monde, qui coûtent presque rien et qui génèrent des ventes qui, autrement, ne se concrétiseraient peut-être pas», a ajouté M. Charest.

Contacté à plusieurs reprises, Amazon n’a pas indiqué combien de Québécois sont membres du programme Partenaires ni expliqué pourquoi certains utilisateurs ont vu leur compte être désactivé. Le site internet de l’entreprise mentionne qu’une demande peut être refusée si le site internet concerné n’est pas approprié. On fait alors référence à différents critères, mais jamais à un trafic moyen qui doit être maintenu.

Peu populaire au Québec

Être un «affilié» aux États-Unis, c’est un métier. Certains peuvent facilement faire plusieurs milliers de dollars par mois grâce à ce type de programme.

Le marketing d’affiliation est toutefois beaucoup moins connu au Québec. Les entreprises d’ici utilisent davantage les bannières publicitaires pour associer des revenus à leurs sites internet.

«La mise en place de tels programmes demande une certaine gestion pour obtenir un retour intéressant sur l’investissement. Si le Québec francophone est ton unique marché, c’est plus limité. Mais avec une ouverture plus globale, les revenus peuvent être très intéressants», a précisé Danny Kronstrom.

 

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