/news/consumer
Navigation
Restaurant | faillite

Un restaurateur demande l’aide du public pour éviter la faillite

Coup d'oeil sur cet article

Un chef qui a dû fermer son restaurant du boulevard Saint-Laurent à cause des travaux dans le bâtiment voisin lance un appel aux dons sur un site web.

Un chef qui a dû fermer son restaurant du boulevard Saint-Laurent à cause des travaux dans le bâtiment voisin lance un appel aux dons sur un site web.

Le Comme chez soi n’a plus de chez lui! Après deux semaines de fermeture, le propriétaire Stéphane François a planté le dernier clou dans le cercueil de son restaurant hier, en déplaçant les meubles et le matériel dans un entrepôt.

Le restaurant du boulevard Saint-Laurent, dans le Mile-End, connu pour ses burgers de bison ou ses lasagnes au poulet et au curry, n’a tout simplement pas pu survivre à la construction de 17 nouveaux condos et d’un commerce dans le bâtiment voisin, depuis la fin de l’année dernière.

Bruit de bétonnières, toilettes de chantier devant la vitrine, trottoir barré interdisant l’accès au restaurant: les clients ont fini par le déserter. Mais les factures, les loyers et les taxes ont continué à s’accumuler.

«C’est dur. Je ferme pour quelque chose qui m’est tombé dessus comme ça», lance-t-il.

Le chef français tente de sauver ce qu’il peut en lançant une campagne de sociofinancement sur le site web Kickstarter, spécialisé dans le financement participatif. Il espère y récolter 50 000 $ en dons d’ici le 14 août. Depuis le 15 juillet, il a amassé un maigre 2410 $.

«C’est pour pouvoir régler les dettes du restaurant et continuer à cuisiner.»

Sans cet argent, il dit qu’il sera en faillite. Et aura bien du mal à maintenir l’activité qu’il veut poursuivre: la préparation de plats sans gluten ni lactose.

Un chef désespéré

Avant d’en arriver là, Stéphane François aurait aimé s’entendre avec la compagnie qui fait les travaux pour organiser une pause à midi.

Il aurait aussi aimé un soutien de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

«Un inspecteur m’a dit “on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs”. En gros, je suis négligeable», se désole Stéphane François.

Du côté de l’arrondissement, on explique que le promoteur a tous les permis requis.

«En raison de la densité du secteur, l’entrepreneur n’a pas d’autre choix que d’occuper le domaine public pour effectuer ses travaux. Le rôle de l’arrondissement est alors de minimiser les impacts sur la circulation des passants et des véhicules, tout en assurant la sécurité du public», indique Michel Tanguay, du service des communications.

«Il reste que, malheureusement, tout projet de construction cause des nuisances, tant dans un secteur résidentiel que commercial», conclut-il.


Le Comme chez soi accueillait tous les midis une soixantaine de clients, dont des employés d’Ubisoft et de la compagnie d’effets spéciaux Framestore. Le restaurant peinait à en accueillir 10 en fin de vie.

 

 

Commentaires