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Système judiciaire

Arrêt des procédures contre son ex-conjoint: elle dénonce les lenteurs du système judiciaire

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Capture d'écran / TVA Nouvelles / Agence QMI Isabelle Lévesque, qui a été victime de violence conjugale dénonce les délais qui s'accumulent dans le système judiciaire.

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QUÉBEC – Une femme de Québec qui a été victime de violence conjugale dénonce les délais qui s'accumulent dans le système judiciaire.

Les procédures contre son ex-conjoint ont été abandonnées pour cause de délais déraisonnables.

En juillet 2011, le conjoint d'Isabelle Lévesque l'aurait menacée de mort et violentée, dans un camp de chasse.

Après une chicane, l'homme l'aurait bousculée, avant de prendre une carabine et de menacer de la tuer.

«Là, je me suis dit : il va me tirer dessus. Je me suis retournée, parce que je ne voulais voir mon chum me tirer dessus. Il a taponné encore quelques secondes et il l'a remise à sa place, sur le crochet. (...) J'étais complètement terrifiée parce que j'étais sûre que j'allais mourir là, seule dans le bois, tirée par mon chum.»

Isabelle Lévesque a porté plainte et son conjoint a été arrêté et accusé de voies de fait, d'avoir proféré des menaces de mort et d'avoir utilisé une arme à feu de manière négligente.

La date du procès avait été fixée à avril 2012, au palais de justice de Roberval, au Lac-Saint-Jean.

Mais il y avait engorgement, si bien que le procès a été reporté trois fois.

Devant cela, l'avocat de l'accusé a déposé une requête en arrêt de procédure pour cause de délais déraisonnables.

Le juge lui a donné raison en juin dernier, au grand dam d'Isabelle Lévesque.

«C'est complètement ridicule. Ce sont les seuls mots qui me venaient à ce moment-là, parce qu'il était accusé de menaces de mort et ça finissait là. Ce n'est pas un vol dans un dépanneur, ce n'est pas un accident d'auto. Il a menacé d'enlever la vie à quelqu'un avec une arme à feu.»

L'avocat criminaliste, Rénald Beaudry, déplore également la situation.

«C'est malheureux pour la victime parce qu'elle a intérêt à ce que justice soit rendue et tout le monde a intérêt à ce que justice soit rendue.

Mais, si on a un district judiciaire qui fonctionne mal, c'est au ministère de la Justice, qui coupe tous les ans dans les budgets, à faire son travail.»

La Couronne, qui n'a pas porté l'arrêt des procédures en appel, s'est refusé à tout commentaire.

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