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Camp de Valcartier

Une usine à tireurs de précision

Une usine à tireurs de précision

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De plus en plus de jeunes qui fréquentent le camp de cadets de Valcartier optent pour le tir à la cible. Une véritable manne pour cette discipline sur la scène internationale.

«Peu de gens le savent, mais Jean-Philippe Le Guellec a été cadet», souligne Audrey-Ane Déry, instructrice de tir au camp.

Sur les 2383 cadets inscrits au camp cet été, quelque 300 jeunes ont suivi les traces du biathlète olympien qui a fait ses premières armes sur les installations de Valcartier.

Les jeunes ont notamment eu le privilège de parfaire leurs habiletés dans cette discipline grâce à l’enseignement de Mme Déry, championne senior canadienne 2013.

Relève

À l’échelle du pays, ce sont des milliers de cadets qui s’exercent au tir et qui développent un potentiel pouvant les mener jusqu’aux Jeux olympiques.

Aux derniers Jeux d’hiver du Canada, tenus à Halifax en 2011, 8 des 10 athlètes de l’équipe québécoise de tir à la cible avaient été formés par les cadets.

Nul doute que la formation offerte au camp de cadets contribue à assurer la relève.

Expertise

Depuis nombre d’années, les cours de tir à la cible des cadets de Valcartier se limitaient à l’apprentissage de la technique en position couchée. Maintenant, la formation intègre la technique du tir debout.

Selon Mme Déry, cet ajout a contribué à augmenter le niveau de performance des cadets des quatre coins du Québec qui participent au camp d’été de Valcartier.

«Au Canada, on est la province qui performe le mieux en compétition», lance-t-elle.

Changer les perceptions

Le maniement de la carabine à air comprimé est considéré par les cadets comme une discipline sportive et non comme un exercice militaire.

«Les gens pensent généralement que les cadets se destinent à une carrière militaire, note le lieutenant Pierre-André Leboeuf. Par contre, la majorité des jeunes qui suivent la formation de cadet le font par passion pour le sport ou la musique par exemple.»

«Comme notre financement vient des Forces, c’est normal que les gens nous associent à l’armée, ajoute le lieutenant Simon Jolicoeur. On essaie de changer les perceptions.»

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