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La course à la chefferie du PQ

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Alors que le Bloc a choisi son nouveau chef il y a quelques semaines de cela, le PQ se doit lui-aussi de tenir une course à la chefferie afin de remplacer Pauline Marois. Le parti ne semble pas pressé de le faire et nous n'avons pas de détails. Il n'y a pas non plus de candidat annoncé pour l'instant (bien que certains y pensent, notamment Bernard Drainville qui soutient maintenant une question claire...)

Les courses à la chefferie sont parfois difficiles à prévoir car seul les membres votent mais les sondages interrogent la population entière. Néanmoins, et étonnamment, ces mêmes sondages ont généralement fait une bonne job lors des courses précédentes. Lors de la course André Boisclair vs Pauline Marois, les sondages avaient que le premier allait probablement gagner. Même la fameuse élection de Stéphane Dion était prévisible en regardant attentivement l'information disponible. Et la situation pourrait même être encore meilleure si le PQ permet réellement aux non-membres de voter (ce dont je doute).

Cette course pourrait être particulièrement intéressante car il ne semble pas y avoir de favori, surtout avec Gilles Duceppe passant son tour. Il y a bien sûr PKP, mais les sondages ne montrent pas une avance insurmontable. Et avec la défaite importante d'avril dernier, il est facile d'imaginer que les membres du PQ seront ouverts à des options différentes. PKP a bien sûr la notoriété et sa performance dans Saint-Jérôme montre qu'il peut gagner (il a bénéficié d'un effet personnel qui lui a permis de battre les projections). Il faudra cependant voir si les membres du PQ le tiennent responsable de la dégringolade dans les intentions de votes après son introduction (je l'ai déjà mentionné, je pense personnellement que les membres tiennent Pauline Marois responsable de ne pas avoir pu revenir "on message" et de la stratégie en général).

Je couvrirai cette course en détails. Je tenterai également de faire des projections, essentiellement en suivant les sondages. Ce sera aussi l'occasion d'expérimenter avec possiblement d'autres indicateurs (nombres de fans sur fb ou twitter, etc). Si je devais faire une prédiction maintenant, je n'aurais pas de nom mais je pense que le prochain chef sera soit un jeune très modéré (qui dira clairement que la souveraineté n'est pas pour maintenant) ou alors les membres suivront l'exemple du Bloc et éliront quelqu'un qui sera très indépendantiste (ce qui plaira à au moins un ancien chef du PQ). Je suis persuadé que le PQ n'ira pas avec un chef "entre deux chaises". La dernière campagne a montré à quel point cette stratégie ne fonctionne plus.

12 commentaire(s)

Nico Dubé dit :
10 août 2014 à 18 h 05 min

Une co-chefferie formée de Véronique Hivon et de Pierre-Karl Péladeau permettrait de rendre le PQ inattaquable et plus uni. La CAQ et ses complices ont fragmenté l'aile droite du PQ. Québec Solidaire a commencé à s'occuper de l'aile gauche avec la complicité...du PLQ. Le PQ a beaucoup de travail devant lui mais ces deux personnes charismatiques et aux compétences complémentaires permettraient de rassembler beaucoup d'anciens et de nouveaux partisans.

joe blow dit :
10 août 2014 à 18 h 58 min

si il veulent reprendre le pouvoir un bon gouvernement sans referendum sur la souveraineté serait indispensable.

Lucien T dit :
10 août 2014 à 19 h 16 min

On frappe à la porte. - Qui est là? - PQ - PQ qui?

Gripette dit :
10 août 2014 à 19 h 57 min

Ce sera PKP. Et il gagnera la prochaine élection.

Gilles Bousquet dit :
11 août 2014 à 6 h 52 min

Personne, au PQ, n'a été plus direct que PKPéladeau, Kapitaine Kébek, aux dernière élections avec son « Québec, un pays » avec le poing fermé et levé. ce qui doit avoir découragé certains fédéralistes qui voulaient voter PQ pour différentes raisons autres que la séparation.

Je ne vois pas comment PKP, avec tous ses désirables attributs, pourrait ne pas être élu nouveau chef du PQ.

Louka Paradis dit :
11 août 2014 à 7 h 25 min

Aucun intérêt : article réchauffé et superficiel, truffé d'opinions. Tenter de créer la nouvelle est toujours risqué...

Denis825 dit :
11 août 2014 à 10 h 21 min

"Si je devais faire une prédiction maintenant, je n’aurais pas de nom mais je pense que le prochain chef sera soit un jeune très modéré (qui dira clairement que la souveraineté n’est pas pour maintenant) ou (...) quelqu'un qui sera très indépendantiste"

On a eu un sondage au fédéral récemment et le parti Libéral prenait une confortable avance, je m'attendais plutôt à ce que vous parliez de ce sondage (peut-être au prochain message...) mais je vais commenter ce dont vous nous parlez.

C'est dommage qu'il n'y ait qu'une seule partie du choix entre quelqu'un de modéré et un indépendantiste à tout crin qui soit réaliste dans le choix que vous avez en tête, j'aurais aimé voir quelqu'un de modéré de prendre la tête du parti québécois pour voir ce que ça donnerait.

Et pourquoi pas une personne homosexuelle et modérée comme en Ontario, comme futur premier ministre ? Il y a un vent d'homonationalisme (1) qui souffle sur le Québec présentement avec toutes ces personnes homosexuelles qui s'attaquent à l'islamisme et à l'intégrisme en général. Ce serait peut-être porteur pour le PQ.

Il faudrait bien sûr être plus subtile que ne l'était Pauline Marois mais ça ne semble pas très difficile à première vue. Il y a une convergence naturelle entre homosexualité et nationalisme et je ne sais pas très bien combien de pourcentage représente les homosexuels dans une société donnée mais peu importe le chiffre disons 5%, ça fait toujours un 5% de plus pour le PQ s'il s'affiche ouvertement pro-homosexuel en plus d'être contre les religions et l'intégrisme en général. D'ailleurs c'est déjà le choix de certains commentateurs ici.

(1) "L'homonationalisme est la conjonction chez un individu ou un groupe d'individus de l'homosexualité et d'une forme de nationalisme" -Wikipedia.

Robert Guénette dit :
11 août 2014 à 11 h 04 min

Je suis membre du P.Q et du Bloc. Je vais être très franc. je tiens responsable Pauline Marois pour ce gâchis. Mis a part quelques discours sur la souveraineté, exclusivement lors de rencontres avec les membres, cette femme s'illustrait davantage dans une mission sociale que celle de faire du Québec un pays. Pour ma part, nous, les souverainistes nous sommes dans l'obligation de redéfinir les liens qui nous unissent. Il nous faut absolument une politique de (maîtres chez nous). Cela demande une nouvelle voie rassembleuse mais pour cela, il doit y avoir une alliance des forces souverainistes et progressistes au Québec. Un regroupement des gens de gauche et de droite, dont l'intérêt national de Québec serait la primauté. S'il demeure aussi flou et hésitant sur la question nationale et, n'étant plus fidèle à ses devoirs et à sa raison d'être, ce parti aura trahi des millions de québécois. Envisager les choses différemment comme l'élection de l'alliance souverainiste comme gouvernement majoritaire, permettrait de mettre en marche dans un premier temps une politique de maîtres chez nous( régime présidentiel, changement institutionnelles, constitution, renforcement de la loi 101. etc. Dans un deuxième temps(études sur l'indépendance, plan préparatoire et promotion. Ce deuxième volet connaîtrait son aboutissement avec le déclanchement d'une élection dont le mandat serait de tenir un référendum sur l'indépendance du Québec. C'est de l'irresponsabilité et de l'inconscience pure que de s'enfermer dans ses convictions. Il y a place pour le compromis et le consensus.

Lise St-Laurent dit :
11 août 2014 à 11 h 43 min

Une course à la chefferie au PQ se fait toujours dans la douleur. Pas hâte que ça commence à moins que le PQ Parte le bal après les résultats sur le référendum en Écosse, c'est ce que pense, cela leur donnera des munitions parce que présentement, ils n'ont rien à offrir à la population qui pourrait susciter un certain intérêt, sauf critiquer le PLQ non stop quand eux auraient pris les mêmes décisions.

Robert Lachance dit :
12 août 2014 à 17 h 01 min

Il y aura élection générale au Canada en 2015, vers le 2 mai ou le troisième lundi d’octobre; plutôt octobre. Je ne vois pas la course à la chefferie du PQ avant et donc avant 2016 et même 2017.

Les prochaines provinciales sont prévues pour fin septembre 2018.

J’ai observé l’évolution du nombre d’abonnements aux Twitter de parti et des J’aime à leurs Facebook au cours des deux dernières élections générales. C’est pas nul mais c’est pas simple et sujet à variation à la source sans avertissement.

J’irais pour une couverture qui s’annonce longue. D’ici un an, il ne faut pas en écarter le Bloc, Option nationale et l’Assemblée constituante provisoire en formation à l’instigation d’Alain M. Bergeron.

sco100 dit :
13 août 2014 à 18 h 21 min

PKP comme dauphin de Marois, ç'avait du sens dans le cadre d'un horizon référendaire serré (et d'un gouvernement PQ majoritaire). C'est devenu un non-sens à moins que le PQ veuille se départir de son aile gauche syndicale. Sans compter que c'est un piètre orateur et une bombe à retardement sur le plan des gaffes ou des déclarations impulsives et irréfléchies; le gars est brillant, mais insoluble dans la grosse politique vu qu'il ne semble pas même comprendre la notion de conflit d'intérêts.

Lisée et Drainville n'ont aucun tirant et sont même nuisibles dans la population en général. PKP peut bien jouer la carte vedette à pleines pages de ses magazines ou d'autres, il reste que sa notoriété est polarisée et n'est en rien garante de ses compétences dans la gestion de la chose publique, au contraire, en fait.

La seule façon pour le PQ de se redéfinir et de se donner une chance, c'est de choisir un chef de moins de 50 ans qui représente une sorte de relève pétrie d'ouverture et abonné au consensus, comme Hivon ou Cloutier (l'aspect consensus est moins clair dans ce dernier cas - mais il est jeune et beau bonhomme - ça ne nuit pas). Bérubé ne dirait pas non, mais, perso, je l'associe, malgré son âge, à la vieille garde.

Ça laisse qui? Hivon ne semble pas trop partante, malheureusement. PKP a le chef intérimaire de son bord, ce qui peut faire peur à des aspirants potentiels. Bref, c'est du gros n'importe quoi et bien malin qui peut s'y retrouver.

Le meilleur rapport qualité/prix entre intelligence, jeunesse, expérience et prestance photogénique, pour moi, c'est Cloutier.

sco100 dit :
13 août 2014 à 18 h 35 min

@Robert Guénette

Je ne suis pas constitutionnaliste; peut-être le remplacement du lieutenant-gouverneur par un président doté des mêmes pouvoirs et dont la nomination serait entérinée aux 2/3 des voix de l'Assemblée nationale, mettons, serait possible, mais ça reviendrait strictement au même en bout de ligne. Un tel Chef d'État n'aurait (heureusement) pas plus de pouvoir que le LG et le changement serait purement cosmétique. Ultimement, ce président hypothétique demeurerait subordonné au Chef d'État canadien, soit la reine du Canada.