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Montréal | Eau potable

Augmentation des coûts de 23 millions $

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Photo Archives / Agence QMI Les fuites dans le réseau d'aqueduc ont fait perdre 30 % de l'eau produite à Montréal.

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Les contribuables montréalais ont payé près de 190 millions $ en 2013 pour le traitement et la distribution de l'eau potable, une augmentation de plus de 23 millions $ en un an. Et ce, même si la Ville produit de moins en moins d'eau.

Selon des documents qui seront déposés mardi au conseil municipal, la Ville de Montréal a produit 639 millions de m3 d'eau potable en 2013, soit une diminution de 2 % par rapport à 2012 (653 millions de m3).

Pourtant, les coûts de gestion ont fait un bond surprenant après quelques années de stabilité. Les coûts d'approvisionnement et de traitement ont bondi d'environ 4 millions $, mais ce sont surtout les coûts de distribution qui font mal, avec un bond de presque 20 millions $.

Le journal 24H a tenté d'obtenir des explications de la part de la Ville, mais les informations n'étaient pas disponibles lundi soir. Les différents partis politiques voulaient également étudier les documents avant de les commenter.

«À ce moment-ci, on commenterait sur des suppositions. C'est peut-être à cause des réparations, ou à cause de l'installation des compteurs d'eau. On verra ce qui sort (mardi)», a dit Alan DeSousa, maire de l'arrondissement de Saint-Laurent et président de la commission sur les finances et l'administration.

Moins d'eau gaspillée

Championne du gaspillage d'eau, la métropole semble en bonne voie d'atteindre les objectifs gouvernementaux de réduction de la consommation d'eau.

Les Montréalais ont diminué leur consommation à 903 litres d'eau par personne par jour, soit une diminution de 19 % par rapport à 2001. L'objectif gouvernemental est une diminution de 20 %.

On est toutefois loin de la moyenne provinciale de 503 litres par personne par jour.

Une bonne partie de cette diminution est attribuable aux fuites moins nombreuses. En 2011, 33 % de l’eau produite était tout simplement perdue, un chiffre qui a baissé à 30 % en 2013.

L’an passé, la Ville de Montréal a d'ailleurs mis sur pied une équipe de six dépisteurs de fuites qui ont pu mener une recherche systématique des fuites sur environ 80 % du réseau. Deux autres dépisteurs s'ajouteront en 2014.

La création de cette équipe pourrait expliquer une partie de l'augmentation des coûts de gestion de l'eau potable.

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