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Le vandalisme coûte cher à l’AMT

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Photo Christopher Nardi / Agence QMI Les graffitis représentent 50 % des crimes commis.

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Plus qu’un simple problème visuel, le vandalisme a coûté plus de 400 000 $ à l’Agence métropolitaine de transport (AMT) depuis les trois dernières années.

Selon des données obtenues par le journal 24 Heures, l’agence de transport a dépensé 412 044,12 $ depuis 2011 en frais de réparation ou remplacement liés au vandalisme.

Les graffitis et dommages causés aux vitres et panneaux à affichage dynamique représentent à eux seuls 50 % des actes de vandalisme à l’AMT. En 2011, ces actes ont entraîné des dépenses d’un peu plus de 80 000 $.

En 2012, année particulièrement difficile, l’organisme a défrayé plus de 126 000 $ en lien avec ces méfaits.

Les dommages causés envers les distributrices automatiques de titres (DAT) et valideuses de titres ne représentent que 5 % du vandalisme à l’AMT, mais ils coûtent très cher.

Par exemple, en 2012, l’agence a dépensé 20 540,84 $ pour réparer ou remplacer des machines endommagées.

Alors que 55 % des actes de vandalisme coûtent plusieurs centaines de milliers de dollars à l’AMT, l’autre part de 45 % n’entraîne pas de dépenses directes à l’agence de transport.

«Par exemple, des bris d’équipements qui ne nous appartiennent pas, ou des vols et méfaits sur des vélos ou voitures [sur le territoire de l’AMT]», a expliqué une porte-parole de l’AMT, Claudia Martin.

Mauvais départ en 2014

Alors que les sept premiers mois de l’année 2014 sont écoulés, l’agence de transport a déjà accumulé un lot de factures liées au vandalisme totalisant plus de 76 000 $.

Si la tendance se maintient, l’AMT pourrait subir plus de 130 000 $ de dommages d’ici la fin de l’année, la vaste majorité étant liée aux graffitis et aux bris de vitres et de panneaux.

Toutefois, pas question de parler tout de suite d’une recrudescence du vandalisme à l’AMT.

«Il est difficile de prévoir les coûts liés aux différents méfaits, puisque cela est différent d’année en année», a indiqué Mme Martin.

Seul signe encourageant : les vandales DAT et valideuses de titres semblent avoir été épargnées à date cette année, alors que l’AMT a défrayé que 1350,73 $ pour leur réparation.

AMT: une fresque murale contre le graffiti

L’Agence métropolitaine de transport (AMT) a inauguré jeudi dernier une nouvelle fresque murale, construite au coût de 30 000 $, afin de dissuader les graffiteurs de se promener le long des rails à la recherche de surfaces vides.

L’agence s’est tournée vers des artistes professionnels pour peindre un nouveau mur d’impact, situé au niveau de la passerelle piétonnière du Grand Boulevard, à Notre‐Dame‐de‐Grâce.

Selon une porte-parole, cette fresque devrait empêcher d’autres graffiteurs de s’introduire sur le territoire de l’AMT, à leurs risques et périls.

«En plus d’assurer la sécurité et d’être esthétique pour les gens du quartier, ce genre de projet permet de diminuer les coûts de nettoyage des graffitis indésirables», a expliqué Claudia Martin.

Selon des données obtenues par le journal 24 Heures, le vandalisme coûte en moyenne près de 100 000 $ par année à l’AMT.

 

«Les coûts de la murale comprennent le travail des graffiteurs, ainsi que la présence du signaleur du Canadian Pacific. Le signaleur doit être présent afin d’assurer la sécurité des graffiteurs qui réalisent la murale», a indiqué Mme Martin.

Montants dépensés à cause du vandalisme à l’AMT.

2011 : 92 842,17 $ *

2012 : 147 179,65 $

2013 : 95 319,13 $

2014 : 76 703,17 $ **

Total : 412 044,12 $

Source : AMT

* Montant minimal approximatif

** Montant pour la moitié de l’année en cours

 

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