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Cinéma | 1987

1987 fait courir les foules

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La comédie 1987 rapporte gros. Dans les salles de cinéma, où elle vient de franchir le cap du million de dollars, et au restaurant Au Parmesan du Vieux-Québec, qui a gagné de nouveaux clients grâce à sa présence dans le film de Ricardo Trogi.

Rencontré dans son établissement de la rue Saint-Louis, hier, le coloré propriétaire Luigi Leoni a affirmé que de nombreux cinéphiles qui ont vu 1987 font un détour par le Parmesan afin de «voir le restaurant et Luigi», a-t-il dit en se désignant à la troisième personne.

Dans une scène de 1987, Ricardo Trogi raconte son court séjour au Parmesan, où son père Benito travaille comme musicien. Embauché comme voiturier, il a rapidement perdu son boulot après avoir abîmé la BMW d’un riche client.

«Ça m’avait coûté 3000 $ et le client n’est plus jamais revenu. Mais ce n’est pas grave. C’est la vie», dit Luigi, qui n’a gardé aucune rancune envers Ricardo.

Il faut dire que Luigi et le père de Ricardo, aujourd’hui décédé, étaient de très grands amis. Pendant trente ans, ils ont tout fait ensemble: joué aux cartes, chasser, pêcher, etc.

«Ce film est un bel hommage à Benito. Je rêve souvent à lui. Et chez nous, quand on rêve à quelqu’un, ça veut dire qu’il a besoin de nos prières. Je lui ai donc fait dire une messe à la basilique Sainte-Anne», partage Luigi.

Un effet sur 1981

Avec des recettes de 1 184 226 $, 1987 est devenu au cours du week-end le premier film québécois millionnaire en 2014.

«C’est au-delà de nos attentes», dit la productrice Nicole Robert, selon qui les résultats de 1987 ouvrent toute grande la porte à la possibilité d’une suite, 1991.

Le triomphe de 1987 a un effet direct sur son prédécesseur 1981, dans lequel Ricardo Trogi racontait son enfance à Sainte-Foy. Les locations en vidéo sur demande ont connu une forte hausse depuis deux semaines.

«Les gens que je rencontre me parlent beaucoup de 1981. Ils me disent qu’ils le regardent avant d’aller voir 1987», confie le comédien Jean-Carl Boucher, celui qui incarne Trogi à l’écran.

Comme La grande séduction

Reconnu pour ses opinions controversées, le propriétaire des cinémas Guzzo, Vincent Guzzo, applaudit à deux mains le succès de 1987.

«Cr... que j’aime ce film», a spontanément échappé M. Guzzo quand Le Journal lui a fait part du but de son appel.

«1987 fait le même effet sur les gens que La grande séduction à l’époque. Quand ils sortent de la projection, ils sont contents», prédit-il.

Taïwan a acheté les droits de distribution de 1987. Des discussions sont en cours avec d’autres acquéreurs potentiels, selon Nicole Robert.

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