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David Desharnais

David Desharnais: réservé mais fonceur

David Desharnais
Martin Alarie Agence QMi JdeM David Desharnais

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Le hockey n’est pas l’unique passion de David Desharnais. Le joueur de centre du Canadien est aussi un adepte de la petite balle blanche qu’on fait rouler sur des verts onduleux.

Il était donc enthousiaste à l’idée d’attaquer les allées du club de golf Le Mirage, au tournoi de Michel Therrien lorsque nous avons pu nous entretenir avec lui la semaine dernière.

«Je suis à l’aise sur un terrain de golf, confie Desharnais. C’est toujours un bon défi de parvenir à jouer une ronde à son goût. Je suis intense au golf, comme je le suis au hockey, mais c’est pas mal plus relaxant que sur une patinoire!»

L’athlète de 27 ans a vécu une belle expérience le mois dernier lorsqu’il a été invité à participer au Pro-Am de l’Omnium canadien sur les allées du club Royal Montréal. Nous pouvons vous confirmer qu’il a un très bel élan.

Un jour à la fois

Ce nouveau célibataire passe la majeure partie de l’été dans la région de Québec, où il s’entraîne en compagnie de quelques joueurs de la LNH, dont Patrice Bergeron et Francis Bouillon.

Ce n’est qu’au début de septembre que le résident du quartier Lebourgneuf arrive­ra à Montréal afin d’amorcer sa cinquième saison avec le Canadien.

«Je passe des étés plutôt tranquilles dans mon patelin, raconte Desharnais. J’aime rendre visite aux membres de ma famille, participer à des activités en plein air. Je ne suis pas un gars bien compliqué.»

Son père, Gilbert, vit à Saint-Ulric, dans la belle région du Bas-Saint-Laurent.

Desharnais est un type plutôt réservé. Ce n’est pas lui qui fait le plus de bruit dans le vestiaire du Canadien.

«J’ai toujours été un gars tranquille, reconnaît-il. Je vis au jour le jour. Je n’essaie pas de regarder trop loin en avant.

«Ma plus grande fierté jusqu’à maintenant est d’avoir réussi à m’imposer à mes quatre premières saisons dans la LNH. Je suis un gars discret dans la vie, mais quand j’enfile mes patins, je me décris comme étant un fonceur.»

Combattre les préjugés

À l’instar d’une de ses idoles, Martin St-Louis, Desharnais a dû combattre des préjugés au sujet de sa petite taille (5 pi 7 po) avant de pouvoir accéder à la LNH.

Aucune équipe ne l’a repêché malgré ses succès dans les rangs juniors (il a connu des saisons de 97, 118 et 108 points avec les Saguenéens de Chicoutimi).

«Je ne suis pas le premier ni le dernier joueur de petite taille à avoir fait mentir les dépisteurs et les dirigeants d’équipe, souligne Desharnais. J’ai toujours cru que j’allais jouer un jour dans la LNH. Je n’avais rien d’autre que ça en vue.»

Il a fallu qu’il établisse des records d’équipe avec une récolte de 106 points et de 77 mentions d’aide avec les Cyclones de Cincinnati, dans la Ligue de la côte Est, en 2007-2008, pour qu’une organisation professionnelle lui ouvre ses portes.

Après avoir récolté 33 points durant les séries pour mener les Cyclones vers la conquête de la Coupe Kelly et après avoir été choisi joueur par excellence de la ECHL, Desharnais s’est finalement vu accorder un contrat dans les ligues mineures par le Canadien, le 11 mai 2008, à titre de joueur autonome.

Ce fut assurément l’une des bonnes déci­sions prises par l’ancienne administration dirigée par Bob Gainey.

Aujourd’hui, Desharnais représente une des pièces maîtresses de l’attaque du Canadien.

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