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USA: le sujet tabou de la criminalité noire

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MARTHA'S VINEYARD, MASSACHUSETTS. Si l'enquête du ministère de la justice des États-Unis révèle que Michael Brown, tué par un policier à Ferguson, a été la victime d'une bavure, on s'attend à ce que le policier subisse les conséquences de ses actes. Mais il n'appartient pas aux médias et aux groupes de défense des minorités à se substituer aux autorités. L'éditorialiste Jason Riley, du Wall Street Journal, un Noir, en a assez de toute cette attention médiatique concentrée sur les cas où le travail des policiers est en cause. Il ne minimise pas leur importance. Il se demande juste pourquoi pourquoi la mort quotidienne de Noirs assassinés par d'autres Noirs partout aux États-Unis ne génère par le même niveau d'indignation.

Les chiffres?

Les chiffres sont accablants. D'après Bureau of Justice Statistics, les Noirs, 13% de la population américaine, comptent pour le moitié des meurtres aux États-Unis. 85% des morts sont des hommes; la moitié d'entre eux ont entre 17 et 29 ans. Huit Noirs sur 10 sont tués par des armes à feu. Les conséquences sociales? Les prisons sont surpeuplées de Noirs, plus des deux tiers des enfants Noirs sont élevés dans des familles monoparentales. Laurence Thomas, un professeur Noir qui enseigne à l'école Maxwell de l'Université de Syracuse est curieux de savoir pourquoi aucun des leaders Noirs ne s'élève contre le massacre quotidien des Noirs par des Noirs. Il se demande comment se fait-il que Al Sharpton et Jesse Jackson n'aient rien à dire là-dessus? Il ajoute: On dirait que la vie d'un Noir a plus de valeur parce qu'il est tué par un Blanc plutôt que par un Noir. L'éditorialiste Jason Riley a des inquiétudes similaires. Il digère mal de voir le président Obama, de Martha's Vineyard, mettre sur le même pied des groupes de vandales et les forces de l'ordre qui tentent de contenir les émeutes, en parlant de réponse militaire à la crise. Pour Jason Riley, il est impératif que les Noirs s'attaquent à leur principal problème: leur propre criminalité.

9 commentaire(s)

Nelson dit :
18 août 2014 à 15 h 26 min

Dans les pays pauvres et les quartiers pauvres des pays riches la criminalité et la violence sont plus présentes.

La violence dans les pays arabes sont surtout des jeunes pauvres recrutés par des organisations qui prônent la violence comme stratégie politique.

Il est facile discriminer, abuser, exploiter, être égoïste, dominer et utiliser les autres MAIS il est plus difficile vivre avec les conséquences.

Sans oublier que les arrières grands parents des noirs américains étaient des esclaves, et traités comme tel. Les blancs avaient le droit de vie et de mort sur les esclaves, et certains continuent à penser de la sorte, ou presque.

La violence et délinquance sont des façons ou tentatives d'équilibrer le pouvoir.

Steve Harvey-Fortin dit :
18 août 2014 à 21 h 44 min

Il se demande pourquoi la mort d'innocents de race noire dans toutes les grandes villes américaines ne génère pas le même niveau d'indignation ?

Premièrement, dans la plupart des cas, ils ne sont pas innocents, et deuxièmement, ils ne s'intègrent pas socialement à la masse culturelle qui est la norme américaine.

La pauvreté n'est pas une excuse peu importe les grandes langues sales que les pseudo experts universitaire qui croient posséder la vérité décrit comme source du problème. Même la faim ne commande pas de VOLER ou d'AGRESSER des gens pour se nourrir.

S'ils ne veulent pas travailler parce qu'ils pensent qu'ils sont les victimes de l'humiliation des blancs c'est qu'ils n'ont rien compris.

Du reste, à chaque fois qu'ils excusent le crime d'un des leurs par des émeutes raciales ils proclament haut et fort qu'ils ne sont pas intégrés comme citoyens. Ils se différencient de la norme sociale par une sous culture noire isolée et le crime.

Bref, je suis tout à fait d'accord avec l'affirmation que ce n'est pas aux médias et aux groupes de défense des minorités à se substituer aux autorités. Enfin quelqu'un qui commence a voir clair dans ce phénomène américain.

S'il est vrai que les noirs sont discriminés par les blancs aux États-Unis selon les minorités alors c'est pou rien que les américains ont jugé les allemands à Nuremberg après la guerre 39-45.

Benton Fraser dit :
18 août 2014 à 22 h 15 min

J étais au courant de ces statistiques et en plus la quantité d attaques de jeunes noirs sur des blancs dans les grands centres urbains est tres élevée et je n aurais pas osé en faire mention car comme vous le soulignez , ce sujet est tabou , alors bravo pour votre courage et puisse t il y avoir un vent de réforme sur cette situation déplorable .

André Coté dit :
19 août 2014 à 8 h 07 min

Vous devriez relire vos commentaires dans l'article du même auteur '' Il fonce dans la police et se fait abattre '' Vous fournissez toutes les réponses à ce Monsieur qui se demande '' pourquoi la mort d’innocents de race noire dans toutes les grandes villes américaines ne génère pas le même niveau d’indignation ? '' C'est vrai que dans la vidéo le débile semble être blanc. C'est justement parce que des personnes comme vous méprisent et critiquent le travail des policiers. Drôle que quand des noirs tirent des noirs, c'est surement justifié.

Steve Harvey-Fortin dit :
19 août 2014 à 10 h 50 min

Vous spéculez sur mes commentaires alors que d'un cas à l'autre ce n'est pas la même dérive.

Mes commentaires sur l'action d'un policier qui a abattu un 'blanc' tiennent compte des circonstances et non de la couleur de la peau. Alors bravo pour votre tentative de manipulation féminisée mais elle ne marche pas sur moi.

Je dénonce certaines situations en relation avec un contexte global dans la jurisprudence du bon sens comme observateur neutre. C'est la meilleure façon de faire car il faut un point de départ sain pour être impartial.

Ce qui ne semble pas être votre cas quoi que vous en disiez. Parfois, il faut être capable de remettre Dieu à sa place même si l'on est qu'un humain.

André Coté dit :
19 août 2014 à 12 h 02 min

Parfois, il faut être capable de remettre Dieu à sa place même si l’on est qu’un humain

C'est ce que j'ai essayé de faire

Deric Caron dit :
19 août 2014 à 13 h 15 min

C'est un peu triste, mais bon, le rêve de ces criminels est effectivement de ce faire abattre par un blanc, pour ne pas mourir oublié complètement. Je sais pas d'où sa viens, les médias? La valorisation des différences de la gauche?

Steve Harvey-Fortin dit :
19 août 2014 à 13 h 35 min

Mais moi je ne suis pas Dieu car je ne suis pas parfait. Dieu est parfait dans son action non pas parce qu'il est Dieu, mais parce qu'il est juste, aimant, sage et puissant. Ces quatre qualités principales réunies font de lui un être supérieur en tout. Moi, je ne fais que tenter de l'imité et c'est ce qui me cause cette incompréhension de la part des gens qui n'adopte pas le point de vue de Dieu comme un aigle qui voit plus loin au-dessus des autres sur le sol.

Steve Harvey-Fortin dit :
19 août 2014 à 13 h 51 min

Tout ce fratas de criminalité n'est pas politique mais individuel de la responsabilité de chacun à assumer sa citoyenneté en fonction de leurs devoirs et non pas seulement de leurs droits.

C'est la même question qui revient sans cesse hanter les démocraties occidentales : Est-ce Dieu qui sert les humains ou est-ce les humains qui servent Dieu ? Ce sont les humains qui doivent servir Dieu dans le respect des lois et obligations qui incombe à l'ordre et la paix malgré l'injustice subie.

Ces citoyens noirs demandent 'justice' pour ce jeune homme abattu mais que font-ils en échange de cette justice voulue ? Ils attaquent les forces de l'ordre et les accuse de meurtre parce que justement ils ne les considèrent pas comme légitime d'appliquer les lois et encore moins le droit de faire des erreurs.

Ils se sont disqualifiés dans un régime de demi mesure et de déni concernant leur propre responsabilité civile comme citoyens démocratique. La démocratie ne leur sert qu'à protester et agir contre la loi comme des handicapés sociaux de leur propre responsabilité au nom du crime.

Là est tout le problème pour eux, car ils n'arrivent pas à se sortir de ce 'pattern' ou modèle d'esclavage identitaire parce qu'ils se croient toujours victime d'injustice de la part du blanc lorsqu'ils se font dire NON. Si tout ce monde sort contre la loi c'est qu'il ne se considère pas comme américain selon la loi qui échut à tous mais comme un peuple à part qui mérite plus que l'américain blanc.