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La Collaboration canadienne réclame la mise en place d’un protocole

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OTTAWA – Pour protéger les personnes qui pratiquent des sports à risques élevés, la Collaboration canadienne pour les commotions cérébrales demande qu’un protocole de gestion des commotions soit instauré.

«Les commotions cérébrales dans le sport sont un problème de santé publique et une préoccupation importante pour tous les sports à risque élevé», a indiqué le Dr Pierre Frémont, président de la Collaboration et professeur à la faculté de médecine de l’Université Laval.

La Collaboration canadienne est un regroupement de divers organismes actifs dans le domaine de la santé et du sport, comme l’Académie canadienne de la médecine et du sport et le Collège des médecins de famille du Canada.

Le Dr Frémont a ajouté que lorsque des protocoles de gestion des commotions cérébrales adéquats sont en place, le nombre réel de commotions cérébrales correctement identifiées est multiplié par cinq. «Sans un protocole de ce genre, de nombreuses commotions cérébrales passent inaperçues et ne sont pas traitées et les participants courent le risque d’en subir les répercussions néfastes à plus long terme», a-t-il poursuivi.

Pour pousser les autorités à agir, la Collaboration a fait un certain nombre de recommandations visant à mettre sur pied un protocole efficace de gestion des commotions cérébrales. Ces recommandations ont reçu l’aval de neuf grands organismes de santé et de sport.

La Collaboration propose notamment que les organisations responsables de la conduite, de la réglementation ou de la planification d’un sport ou d’un événement sportif qui comportent un risque de commotions cérébrales soient obligées de disposer d’un protocole de gestion fondé sur des pratiques exemplaires.

Par ailleurs, dans des situations où les ressources médicales formées pour prendre en charge des cas de commotions cérébrales ne sont pas disponibles, les professionnels de la santé de disciplines variées devraient travailler de concert dans la prise en charge des cas de commotion, a aussi recommandé la Collaboration.

«Lorsque le sport entre en jeu, nous investissons dans des éléments de sécurité pour les terrains, les structures, l’éclairage et les vestiaires ainsi que pour de l’équipement sportif de qualité, mais nous devons également faire en sorte que toutes les parties concernées par le sport collaborent afin d’élaborer des politiques de sécurité dans le but de gérer les commotions cérébrales adéquatement», a soutenu le Dr Frémont.

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