/news/politics
Navigation
Propos de Bolduc

Une déclaration «malhabile»

Bolduc s’excuse pour ses propos sur les bibliothèques scolaires

Yves Bolduc
Photo Geneviève Lajoie Le ministre Yves Bolduc.

Coup d'oeil sur cet article

Le ministre Yves Bolduc a beau s’excuser de son faux pas, les commissions scolaires qui ont choisi de couper dans l’achat de livres de bibliothèque faute de budget suffisant ne reculeront pas.

Au centre d’une controverse depuis plusieurs jours, le ministre de l’Éducation a fait son mea culpa mardi pour avoir déclaré que les bibliothèques des écoles avaient assez de livres.

«Je suis très malheureux de la déclaration que j’ai faite, ça a été une déclaration très malhabile», a-t-il convenu. Le Dr Bolduc n’a pas l’intention de quitter ses fonctions, comme le réclament les partis d’opposition.

Le ministre reconnaît néanmoins que ses propos ont mis son gouvernement dans l’embarras. «Ça arrive dans la vie d’un politicien qu’un moment donné, tu commets une maladresse.» N’empêche, il refuse qu’on lui accole l’étiquette de «gaffeur».

Qu’à cela ne tienne, Yves Bolduc demande maintenant aux commissions scolaires de rétablir les budgets pour l’achat de livres dans les écoles. Le ministre de l’Éducation exige également que les services aux élèves, comme l’aide aux devoirs, soient protégés des mesures d’austérité.

Compressions de 800 M$

Une demande balayée du revers de la main par les commissions scolaires. «On a convenu avec lui et avec le gouvernement, lorsque les règles budgétaires sont arrivées, que l’ensemble de ces programmes-là, dont les livres de bibliothèque, faisait partie des coupes. S’il veut réinvestir, nous, on va attendre son signal de réinvestissement!» a réagi la présidente de la Fédération des commissions scolaires (FCSQ), Josée Bouchard.

Elle rappelle que, depuis 2010, les commissions scolaires ont dû encaisser 800 millions de dollars de compressions.

La présidente de la FCSQ précise également que les commissions scolaires sont des gouvernements locaux et que la Loi sur l’instruction publique leur donne le pouvoir de décider et d’arbitrer les compressions en fonction des besoins du milieu.

Sur le même sujet
Commentaires