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Travailler à en mourir

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Maria Fernandes est morte il y a cinq  jours.  Non, rassurez vous, vous n'avez rien raté dans le tragique flux continu des nouvelles.

Maria Fernandes n'était ni une célébrité ni une victime d'une fusillade. La police n'y est pour rien et elle n'enseignait pas le tir à l'arme automatique.

Maria Fernandes avait 32 ans. Et elle est morte seule dans sa voiture, tuée par la crise.

BOULOTS

Maria Fernandes, immigrée portugaise installée dans le New Jersey, multipliait les petits boulots pour survivre.  Pas les uns après les autres mais en même temps !

Ces derniers temps, elle en cumulait quatre différents.

Lorsque Maria, la vendeuse de donuts terminait ses heures derrière le comptoir, elle devenait Maria l'employée à l'entretien d'un centre commercial puis une vendeuse dans deux autres boutiques.

Employée à temps partiel, Maria accumulait les "shifts",  ces tranches horaires de boulot mal payé.

Et parfois ne dormait pas ou peu pour cinq jours d'affilés.

Lundi, Maria est montée dans sa petit Kia. Sa seule propriété.  Un modèle de 2001 acheté d'occasion malgré l'indécent kilométrage et les problèmes mécanique.

Et entre deux jobs, elle a décidé de prendre une sieste. Sur un aire de stationnement, devant un immeuble.

Maria ne s'est jamais réveillée, tuée par une fuite de monoxyde de carbone

maria-fernandes

 

CUMUL

 

Maria et ses quatre boulots ne sont pas une exception. Mais une réalité des effets de la crise économique aux USA.

Selon le U.S Bureau of Labor Statistics  7,5 millions d'Américains cumulent au moins deux jobs.

Un mouvement qui s'est accéléré depuis 2008 où le travailleur US a vu ses revenus baisser de 23 % en moyenne.

Créant une situation folle où un seul emploi ne suffit plus à couvrir les frais quotidiens.

Maria Fernandes est morte lundi.

Pendant qu'à la Bourse, l'index S&P 500 battait des records...

 

12 commentaire(s)

denissera dit :
29 août 2014 à 16 h 17 min

Voilà le genre de personnes pour lesquelles on devrait faire des émeutes, des analyses sociétales et des manifestations.

Mais les gauchistes préfèrent Trayvon Martin et Michael Brown.

Gilles Bousquet dit :
29 août 2014 à 18 h 20 min

Une autre sorte de rêve américain : 4 jobs pour se payer un vieux char pas fiable.

Pierre Thibeault dit :
29 août 2014 à 23 h 00 min

J'en connais beaucoup ici, au Québec. ..

Omi-san dit :
30 août 2014 à 7 h 50 min

C'est un peu comme nos pauvres pompiers et policiers qui doivent se trouver un deuxième emploi pour joindre les deux bouts.

diane veilleux dit :
30 août 2014 à 13 h 12 min

Et c'est à cette société que certains voudraient que l'on ressemble. Une société où la libre entreprise, l'absence de filet social, garantissent des taux d'imposition favorables à la libre concurrence et où le rêve américain fait miroiter la vision de la réussite, si seulement vous êtes prêts à y mettre les efforts. Et les efforts c'est exactement ce qu'il ne disent pas, 3, 4, 5 emplois, au risque de avant même d'atteindre 40 ans.

Quel beau rêve que celui de cette société qui en son sein cache la partie de sa population dont les conditions de vie sont dignes des pays les plus pauvres de la planète.

God bless America (Comme s'il n'y avait que les États-Unies en Amérique, nord, centrale et sud.)

Pierre Carbonneau dit :
30 août 2014 à 18 h 38 min

Un suicide?

Pierre-Marc dit :
30 août 2014 à 23 h 03 min

à deniserra

Les gauchistes justement, on se bat contre des banques, le 1 % que le gouvernement qui fait qu'une pauvre femme est obligé de se défendre pauvre abrutis. On prend plusieurs cause justement, que des cas comem Michael Brown sont le résultat d'une pauvreté grandissante qu'un pauvre con adepte de radio-poubelle ne doit aps être capabale de réfléchir. C'est sûrement pas ta gang de droitistes justement, qui vote CAQ, PQ , PLQ ou Harper, qui va faire de quoi pour le bien commun, mais plutot pour leur crisse de porte-feuille à eux, l'évasion fiscal et cie. Je me demande des fois pourquoi je me permet de répondre à des ignorants dans ton genre, mais je me dit que si je peux en éduquer 1 sur 8 ça peut aider.

Nadine Magloire dit :
31 août 2014 à 1 h 24 min

Au Québec, c'est quoi un gauchiste? Nadine Magloire

Gilles Laplante dit :
31 août 2014 à 11 h 04 min

Évidemment, aux États-Unis, tu ne peut pas te mettre sur le BS à vie. Elle aurait dû venir au Québec. On oublie souvent que nos grands parents travaillaient généralement plus de 60 heures par semaines et n'en mourraient pas.

fontaine de feu dit :
31 août 2014 à 23 h 17 min

Les polices, les pompiers, les B.S....est ce que quelqu'un sait lire ici, est ce que quelqu'un a compris le sens de ce texte...pendant qu'on se tue au boulot, des charognards bien assis sur leur cul devant un ordinateur font des millions sur notre dos...pensez-vous vraiment que les polices, les pompiers et les B.S. qui ont une job en dessous de la table sont riches??? Quel peuple misérable devenons-nous!?!

Bigeardel dit :
2 septembre 2014 à 13 h 17 min

Voilà ou le libéralisme veut nous amener . Le libéralisme le nouveau nom de l'esclavage moderne.

Needle dit :
3 septembre 2014 à 16 h 28 min

Au pays des burger et des uzi, les gens meurent dans les rues. Je suis allé me promener dans une grande ville américaine et je voyais les cadavres s'accumuler sur les trotoirs. Une femme mourante venait de finir son 28e shift de la journée à son huitième emplois auquel elle travaille 30 heures par jours. Elle quémandait un peu d'eau et de pain. Je lui en ai offert mais la police est arrivée et a abattu la jeune femme, croyant qu'elle allait m'attaquer.

Je suis ensuite remonté dans ma Prius et c'est à ce moment que ma vitre arrière a éclaté. Une fusillade venait de commencer, c'était un jeune de 18 ans qui voulait une tablette de chocolat et qui n'était pas d'accord avec le prix. Il a sorti son calibre 55 de sa poche arrière et a tué le commis. En sortant, ce sont des passant qui ont sorti leurs armes automatiques (deux chacun) de leurs poche de chemise et se sont mis à répliquer.

J'ai aussitôt démarré ma voiture et je suis parti le plus vite possible. En tournant le coin, j'ai vu un jeune garçon de 5 ans qui était si gros, qu'il était coincé dans la portière du hummer de sa mère. Celle-ci était si grosse que ses deux fesses était dans deux villes différentes.

Quel pays dégoûtant et lugubre.