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Gaz de schiste

D'importantes quantités de gaz s'échapperaient de puits abandonnés

À Sainte-Françoise, dans un puits officiellement bouché au début des années 1980, une quantité considérable de gaz, dont du méthane, s’en échappe toujours.
CAPTURE D'ÉCRAN/TVA NOUVELLES/AGENCE QMI À Sainte-Françoise, dans un puits officiellement bouché au début des années 1980, une quantité considérable de gaz, dont du méthane, s’en échappe toujours.

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SAINTE-FRANÇOISE - Des militants opposés au gaz de schiste ont fait la démonstration samedi à Sainte-Françoise, dans la région du Centre-du-Québec, que d'importantes quantités de gaz fuient des puits abandonnés.

Ils réclament au gouvernement d'inspecter les 600 puits du Québec et surtout de ne pas autoriser le forage de nouveaux puits.

Pour les militants, le danger pour l’environnement est trop grand.

À Sainte-Françoise, dans un puits officiellement bouché au début des années 1980, une quantité considérable de gaz, dont du méthane, s’en échappe toujours. Pour prouver leurs dires, les militants anti-gaz de schiste n’ont pas eu de difficulté à allumer une flamme à l’ouverture du puits. La flamme est restée allumée, alimentée par le gaz s’échappant du sol.

Le président de l'Association québécoise de lutte à la pollution atmosphérique, André Bélisle, affirme que ce puits et un autre dans la même région laissent échapper «286 tonnes de gaz par année, soit l’équivalent des gaz émis par 70 voitures».

Les 600 puits sur le territoire du Québec pourraient donc représenter une source considérable de gaz à effet de serre. Les militants réclament au gouvernement l'inspection systématique de tous les puits.

En démontrant que les puits bouchés depuis plus de 30 ans fuient encore, les militants veulent conscientiser le public sur les conséquences à long terme sur l'environnement des forages de puits pour extraire du gaz ou encore du pétrole. Ils souhaitent également qu'un jour, le gouvernement n'autorise plus le forage de puits.

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