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EXCLUSIF | Le Scaphandrier

Des zombies québécois

Le Journal s’est rendu sur le plateau de tournage du film Le Scaphandrier

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Raymond Bouchard, Alexandre Landry, Édith Côté- Demers et Béatrice Picard se partagent la vedette du Scaphandrier, un des premiers films d’horreur québécois à mettre en scène des zombies. Le Journal est allé à leur rencontre sur le plateau de tournage du film.
Raymond Bouchard, Alexandre Landry, Édith Côté- Demers et Béatrice Picard se partagent la vedette du Scaphandrier, un des premiers films d’horreur québécois à mettre en scène des zombies. Le Journal est allé à leur rencontre sur le plateau de tournage du film.

Installée dans un marécage au bord du fleuve Saint-Laurent, près de Varennes, l’équipe du film Le Scaphandrier se prépare à affronter une armée de voraces moustiques pour une autre longue nuit de tournage. En attendant que le Soleil se couche, le réalisateur Alain Vézina révise les scènes qu’il compte mettre en boîte au cours de cette nuit de travail.

«C’est notre première nuit de tournage avec nos zombies», lance-t-il, sans cacher son excitation.

«On a répété pendant une journée avec eux pour qu’ils soient prêts. On leur a appris à marcher comme des zombies, à attraper des gens et à manger la chair. Notre référence était les zombies de la série Walking Dead.»

L’intrigue du Scaphandrier tourne autour d’une jeune journaliste (Édith Côté-Demers) qui œuvre pour le journal d’une petite ville du Bas-du-Fleuve. En enquêtant sur un navire à la dérive dont l’équipage aurait été massacré, elle découvre que cette affaire a peut-être un lien avec une épave qui a coulé 75 ans plus tôt et un mystérieux scaphandrier qui semble être remonté à la surface.

«Je dirais que Le Scaphandrier est d’abord et avant tout un slasher, c’est-à-dire un film d’horreur tournant autour d’un tueur masqué, explique Alain Vézina. Les zombies sont présents dans l’histoire, mais ils n’arrivent que dans la dernière action du film, pour une grande scène de bataille. Bref, ils sont comme le dessert à la fin!»

Raymond Bouchard, qui campe un des méchants de l’histoire (un collectionneur d’artéfacts maritimes qui s’intéresse au trésor caché de la vieille épave), dit s’amuser comme un gamin sur le plateau du film.

«Je suis un fan fini de ce genre de films, lance-t-il. Je regarde autant les nouvelles séries comme Walking Dead et True Blood, que les vieux films de Dracula et Frankenstein. Quand j’ai lu le scénario du Scaphandrier, je me suis dit: enfin, un rôle dans ce genre de film!»

Tournage complexe

S’il rêvait depuis longtemps de produire un film d’horreur, le producteur Daniel Morin (Boréal Films) ne se doutait pas que ce serait aussi complexe.

«Je dirais que c’est le film le plus dur que j’ai eu à financer, admet-il. On le tourne avec un budget d’à peine deux millions de dollars alors il faut faire beaucoup avec peu. C’est sûr que c’est un projet audacieux, mais il me semble que c’est important aussi de sortir des sentiers battus. Je crois que notre cinéma est rendu là.»

Maniaque de films de genre, Alain Vézina ne comprend d’ailleurs toujours pas pourquoi le cinéma d’horreur est encore si peu abordé au Québec.

«Ce que je trouve dommage, c’est qu’il y a un préjugé défavorable au Québec à l’égard du cinéma d’horreur et fantastique. On a tendance à penser que ça coûte trop cher à produire. Or, c’est totalement faux. Il suffit d’aller voir les courts-métrages québécois que présente le festival SPASM chaque année. C’est hallucinant ce que les jeunes réalisateurs réussissent à faire avec de petits budgets. En plus, je crois qu’il y a un public pour ce genre de films au Québec.»

Le tournage du film Le Scaphandrier a commencé la semaine dernière sur la Rive-Sud de Montréal et il se poursuivra la semaine prochaine dans le Bas-du-Fleuve. Des scènes seront aussi tournées sur le navire Ernest Lapointe, au Musée maritime de L’Islet-sur-Mer.


Le Scaphandrier devrait prendre l’affiche en janvier prochain. On peut suivre le tournage du film sur le site www.scaphandrier-lefilm.com/

 

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