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Mon sexe ne fait pas ma compétence

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J’ai lu, troublée, la lettre de Marie-Christine Lemieux-Couture, qui annonçait quitter le Voir. Je ne connais pas les chicanes internes du Voir, d'ailleurs, je considère que ce journal n'est plus que l'ombre de ce qu'il a été. Ce n'est pas le sujet de mon texte, c'est plutôt le sujet sous-jacent de sa lettre, et entre les lignes, où on peut lire un message : les médias ne feraient pas assez de place aux femmes. Ce serait encore « un boys club ».

Sérieusement, j’en ai plus que souper du discours « proféministe » où des femmes exigent l’égalité en faisant passer leur sexe pour une compétence. Comme si celui-ci leur donnait un passe-droit. Un statut privilégié. Un talent particulier.

« Donnez-moi de l’espace parce que je suis une femme ? » C’est quoi ce discours ? Ne voulez-vous donc pas être choisie pour votre substance plutôt que pour votre genre ?

En tant que femme, ça m’enrage. En 2014, je suis le pur produit du féminisme : j’ai 20 ans de scolarité, un emploi bien payé, une hypothèque et une voiture à mon nom. Et, ah oui. J’ai une tribune médiatique, pas parce que je suis une femme, parce que je suis compétente. C’est grâce aux combats de ma grand-mère que cela m’est permis, que le plafond de verre n’existe plus. Il est là mon féminisme: je veux qu’on me traite comme un humain et non comme un sous-homme, comme ça un jour été le cas. Je ne pense pas qu’on puisse réparer une injustice historique en la répétant.

Lorsque je vois de jeunes femmes crier à l’inégalité, je sursaute : où ça au juste ? C’est la même chose en politique : il n’y aurait pas assez de femmes en politique. Misère ! Il y a quelques semaines, nous avions encore une femme comme premier ministre !

Et non, il n’y a pas de parité à l’Assemblée nationale. On ne peut quand même pas tordre les bras des femmes pour occuper une place qu’elles ne veulent pas ! Et si elles veulent une place, croyez-moi, elles la trouveront. Pas en quémandant parce qu’elles sont des femmes, mais en prouvant qu’elles sont les bonnes personnes pour les bons rôles. Ce qu’on demande, lorsqu’on place la parité avant tout, c’est de justifier la discrimination. La discrimination positive, c’est aussi un traitement privilégié. C’est d’être choisi pour ce qu’on a entre les jambes plutôt que pour ce que l’on peut produire. Pitié, en 2014, au Québec, dites-moi qu’on est passé à autre chose !

Je préfère ne pas avoir de tribune publique plutôt que d’en avoir une parce que je suis une femme. Ça m’insulterait qu’on me choisisse pour mon sexe plutôt que pour mes compétences, et quand je lis certaines qui plaident pour l’égalité homme femme dans les médias, je leur demanderais de considérer l’équipe du Journal de Montréal, par exemple : Sophie Durocher, Lise Ravary, Nathalie Elgrably-Lévy, Denise Bombardier, Martine Desjardins, Isabelle Maréchal, Marie-Claude Ducas, Geneviève St-Germain, Esther Bégin, Véronyque Tremblay, Josée Legault, Karine Gagnon, Marie-Joëlle Parent et moi-même. Ces femmes sont là parce qu’elles sont bonnes, talentueuses, et parce qu’elles ont du contenu plutôt que du contenant.

Leur dire qu’elles sont là parce qu’elles sont des femmes, seulement, ce serait de les insulter, ne croyez-vous pas ?

Bien sûr, le sexisme n’est pas disparu de notre société. Il reste encore beaucoup de travail à faire de ce côté-là. Mais ce n’est pas en discriminant qu’on mettra fin à la discrimination.

64 commentaire(s)

Michikohime dit :
31 août 2014 à 13 h 39 min

Ceci : https://38.media.tumblr.com/0902e0d5903ea7114cbbce51b3712839/tumblr_n9fsxbVLCJ1thkqcyo1_500.jpg

Ou même cela : https://31.media.tumblr.com/fd1f9379d8b362e6bfbca5d7f13985a0/tumblr_na7mjqmPJX1thkqcyo1_1280.jpg

Mon dieu que vous me découragez. Je n'arrive pas à comprendre encore quelle est la raison qui justifie que vous aillez une tribune ici. Richard Martineau et Sophie Durocher, c'était pas assez? *soupir*

John-Jean Martin dit :
31 août 2014 à 13 h 59 min

Vous dites mon sexe ne fait pas ma compétence,mais soyons réaliste,çà aide en maudit !!!!!!

Michel dit :
31 août 2014 à 14 h 07 min

Très heureux de voir qu'un jour la compétence sera les critères d'embauche plutôt que d'embaucher pour être politiquement correct en avantageant certaines personnes pour rendre les statistiques acceptables aux yeux d'organismes qui sont présentes pour défendre les intérêts de leurs membres plutôt que de la collectivité mais malheureusement on en est encore aujourd'hui d'accorder un poste à celui qui crie à la discrimination qu'ils soient compétents ou non

L. Trepanier dit :
31 août 2014 à 14 h 22 min

Ma blonde me dit le contraire. :-)

Hermil LeBel dit :
31 août 2014 à 14 h 29 min

La discrimination positive, c’est d’être choisi pour ce qu’on a entre les jambes plutôt que pour ce que l’on a dans la tête !

Jeanine Dubé dit :
31 août 2014 à 15 h 08 min

@Michikohime

Entierement avec vous et j'ajoutera a coté de Richard Martineau et Sophie Durocher...

-Nathalie Elgrably-Lévy, Mathieu Bock-Coté, Martine Desjardins, et Daniel Girard.

Denis825 dit :
31 août 2014 à 15 h 10 min

"Que les femmes aient aussi le droit de faire le travail des éboueurs ou des mineurs de fond, tout ce que par respect de leur grandeur , de leur profonde différence et de leur propre dignité on devrait leur épargner c'est ce qu'on leur impose maintenant au nom de l'égalité (...) au fond cette idéologie égalitariste est un spiritualisme une sorte de mépris du corps, qui ne veut pas reconnaitre que le corps lui-même est l'homme."

Joseph Ratzinger

Je suis assez d'accord avec ça. Bien sûr, il a eu longtemps une sorte de mépris de la féminité et de la femme je suppose mais je crois, comme vous, qu'on va trop loin aujourd'hui avec le féminisme.

Est-ce que c'est bien nécessaire d'avoir des femmes dans la police et dans l'armée par exemple pour prouver que les femmes sont l'égales des hommes ? Elles peuvent être égales en droit sans être pareilles et posséder un corps qui fait les mêmes performances.

Pour compliquer les choses, il y a des femmes qui possèdent un esprit masculin .

-Vous avez oublié de nomme Madame Bombardier dans votre liste de blogueuses.

PiierreC dit :
31 août 2014 à 15 h 56 min

Bonjour, je suis d'accord avec vous en principe. On devrait engager les gens sur la base de leur compétence, rien d'autre. Sauf que la réalité est toute autre. Ça porte même un nom, on a appelé cela la « Discrimination positive ». En d'autres mots, on fait passer les femmes d'abord pour, soi-disant, réparer les injustices du passé. Je me suis déjà fait dire que parce que j'étais un homme, c'était à moi de « payer ». Et c'est l'autre candidate, une femme, qui a eu le poste. Mieux, au Gouvernement, il existe une boutade qui dit que si tu veux être certain d'avoir un poste, il est préférable d'être une femme de minorité visible, monoparentale, en fauteuil roulant... et on pourrait presque ajouter, de nos jours, lesbienne.

Mike Cowen dit :
31 août 2014 à 16 h 44 min

Vous dite qu'il n'y à plus de plafond de verre. Êtes-vous bien certaine de cela. ??

Donc partout dans le monde la femme se plaint pour rien ???? Vous est bien naïve jeune femme.

francois450 dit :
31 août 2014 à 16 h 46 min

"...Ce qu’on demande, lorsqu’on place la parité avant tout, c’est de justifier la discrimination. La discrimination positive, c’est aussi un traitement privilégié. C’est d’être choisi pour ce qu’on a entre les jambes plutôt que pour ce que l’on peut produire. Pitié, en 2014, au Québec, dites-moi qu’on est passé à autre chose !"

Lorsqu'il y a de la discrimination positive il y a automatiquement de la discrimination négative de l'autre côté...mais ça personne n'en parle parce qu'à 100% ce sont des hommes blancs qui en sont la cause. Les féministes se tirent dans le pied et elles ne s'en rendent pas compte. Elles alimentent les préjugés. Que pense l'aspirant policier à la GRC qui passe le 1e examen (écrit) mais est toutefois refusé parce que "pas assez fort" selon leur dire et que sa copine qui était à côté de lui au même examen est invitée au 2e examen (physique) avec...14 points de moins. (cas vécu dans ma famille). Que dire des tests physiques pour les policiers qui sont différents pour les hommes que pour les femmes....pour le même travail, les mêmes délinquants. N'allez pas me dire que les femmes s'y prennent avec plus de tact qu'un homme, quand ça brasse elles tournent en rond alors que le policier mâle en a plein les bras. (plein de vidéo sur You Tube nous le démontre). L'armée s'arrachait les cheveux pour engager plus de femmes dans l'infanterie. Il n'y a personne qui leur a dit que petite, elle ne veulent pas se salir les souliers et que les petits gars sautent à pieds joints dans la bouette. Encore la semaine dernière le Conseil du Statut de la Femme pleurait presque parce que les inscriptions des femmes en techniques policières sont en légère baisse depuis quelques années. Est-ce que ça se peut qu'il y ai plus de gars que de filles qui aimeraient faire ce travail? Pourtant elles sont silencieuses pour les inscriptions grandement majoritaires des femmes en médecine. Laissons donc les femmes choisir leur travail...selon leur goûts...

Jean Bottari dit :
31 août 2014 à 16 h 47 min

Oh misère. Je vais enfin pouvoir émettre mon opinion et probablement me faire lyncher en même temps que vous Tania mais bon. J'ai toujours cru que égalité entre femmes et hommes en ce qui concerne le travail portait sur la capacité de faire le boulot de la même manière et ce sans prendre en considération le sexe. Donc je crois que le fait de vouloir à tout prix la parité hommes-femmes est discriminatoire. Ouch! Je sens déjà les roches! Même chose pour les races. Compétence et capacité <a occuper tel ou tel emplois doivent primer sur tout le reste non?

Permettez-moi de vous apporter un exemple de ce que je trouvais inacceptable qui se produisait il n'y a pas plus de 20 ans. Dans certains établissements de santé à cette époque il y avait des postes de préposé aux bénéficiaires réservés aux hommes. En effet le cas les que nous disions le plus lourds devaient obligatoirement être mobilisés uniquement par des hommes. Ces postes lors de l'affichage l'étaient sous la mention poste préposé HOMME. Imaginez si on voyait cela aujourd'hui. D'ailleurs je fut, en tant que président du syndicat dans cette autre vie, le premier à monter aux barricades contre cette pratique. N'est-ce pas là un véritable exemple de discrimination contre la femme? Donc un employeur qui reçoit un homme et une femme en entrevue et qui juge que les deux personnes sont égales en termes de compétence devrait, selon certaines féministes, embaucher la femme? Si j'étais cette employeur, je prendrais une pièce de monnaie et je tirerais à pile ou face. J'en ferais de même pour le chinois, l'haïtien et le québécois qui démontrent les mêmes aptitudes pour le job. Est-ce discriminatoire. Je crois que non.

francois450 dit :
31 août 2014 à 17 h 03 min

Le P.M. Charest voulait avoir la parité hommes-femmes lors de la nomination de ses ministres et il l'a eu. Mais si on regarde le prorata hommes-femmes de ses députés et le prorata hommes-femmes de ses ministres les femmes étaient grandement avantagés, elles étaient presque toutes ministres (j'exagère à peine).

Avez-vous vu quelqu'un se plaindre de ça? ben non ça aurait été un scandale mais combien ont obtenu le poste parce que elle étaient des femmes (parité dans le nombre de ministres coute que coute) et combien parmi elles étaient moins qualifiées que certains députés mâles? Je ne dis pas qu'elles étaient toutes incompétentes loin de là mais surement quelques-unes surement...à moins qu'elles étaient vraiment mais vraiment plus intelligentes que le reste des députés mâles; je laisse tout le monde en juger.

Jessica dit :
31 août 2014 à 17 h 16 min

Idéalement, je suis d'accord avec vous, les candidats devraient être sélectionnés selon leurs compétences. Par contre, des études ont démontré qu'en réalité, c'est bien difficile. À CV égaux, une femme sera quand même jugée moins compétente qu'un homme. Et les individus les plus critiques de ces femmes: d'autres femmes! Je crois que ça vaut la peine de se questionner.

https://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2013/12/22/de-graves-inegalites-hommes-femmes-dans-la-recherche-mondiale/

Walter Fleuristil dit :
31 août 2014 à 17 h 34 min

Bonjour, J'ai une femme J'ai une mère et j'ai deux filles que j'admire, que je respect et pour lesquelles Je souhaite tut le bonheur possible. Mais, je pense que le féministe actuel, tel que pratiqué ici est dégradant. C'est un déshonneur pour beaucoup de femme. et, c'est aussi un épine empisonné pour toute la sciété. La violence prend des formes insoupçonnées et on est tous en train de basculer vers l'arrière. Merci, chère madame pour votre courage et votre intelligence.

Hermil LeBel dit :
31 août 2014 à 18 h 01 min

La discrimination positive consiste à faire la promotion de la médiocrité.

audrey dépault dit :
31 août 2014 à 19 h 19 min

Pour les emplois qui exigent une plus grande force physique, les femmes partent désavantagées. Pour le soins aux enfants et aux malades, un plus grand nombre de femmes postulent, pourtant les gens des deux sexes pourraient occuper les postes. Ce serait vraiment compliqué d'essayer d'avoir la parité dans ces domaines, faute d'aspirants masculins.

Pour le journalisme, cela peut-etre une autre approche. Si on veut avoir des points de vue qui rejoignent toutes les nuances. Car les femmes et les hommes abordent souvent très différemment les sujets en jeu. Il est bien d'avoir les deux cotés de la médaille. La meme chose au Gouvernement. Malgré que pour le Gouvernement, le Premier Ministre doit choisir parmi les députés élus pour constituer son Conseil. Il devrait tendre à la parité, mais pas forcément.

Denis dit :
31 août 2014 à 19 h 22 min

Je ne crois pas que ce soit exactement cela le sujet sous-jacent de sa lettre. C'est plus une question d'uniformité des points de vue et elle ne parle vraiment pas du Journal de Montréal.

Un extrait de son texte : '' Il est évident que la récurrence des mêmes personnalités dans le même type de polémiques donnera l’impression auprès du public d’une entité homogène qui endosse une vision du monde. Il m’apparaît de plus en plus évident que les gaffes des uns ont des répercussions sur les autres. Et puis, soit dit en passant, même s’il n’y avait pas de corrélation directe entre les protagonistes de chacune de ces entités, ça n’empêcherait aucunement d’isoler quelques faits saillants de l’actualité du web québécois et de constater qu’il y a des relents de machisme. ''

Je ne suis pas un adepte de Voir ni des plateformes dont elle parle alors leurs conflits idéologiques je ne les connais pas. Il est possible que dans son discours féministe elle soit en faveur de la discrimination positive mais ici cela ne semble pas être réellement son discours.

En la lisant en diagonale dans d'autres chroniques bien son discours est d'abord carré rouge, anticapitaliste et ensuite féministe. Et je ne sais trop si j'apprécie réellement son écriture même si elle est écrivaine. Pas du premier coup à tout le moins. Mais, elle semble vouloir dire quelque chose plutôt que juste réagir à l'actualité pour obtenir des clics ou des réactions.

Luc Papineau dit :
31 août 2014 à 19 h 52 min

Madame Longpré,

Honnêtement, je crois que vous avez un très mauvaise lecture de la situation et de la lettre de Marie-Christine Lemieux-Couture. Elle ne revendique pas de la discrimination positive ou plus de place pour les femmes parce qu'elles sont des femmes, mais elle soulève plutôt le fait que les femmes ont peu de place sur le Web parce que des gars en place ne leur en laissent pas en se basant sur de vieux réflexes ancrés dans leur pensée. Se pourrait-il que le «boyclub» doit seulement comprendre que les femmes aussi existent sur le Web et aller plus loin que leur nombril?

Le plafond de verre existe encore pour de nombreuses femmes. Vous auriez avantage à aller plus loin que votre propre réalité vous aussi.

Marie-Ève Mathieu dit :
31 août 2014 à 19 h 53 min

À compétence égale, travail égal? Les femmes sont presque systématiquement désavantagées en entreprise, savez-vous pourquoi? Parce qu'elles vont peut-être avoir des enfants et comme ce sont elles qui les portent, elles vont être plus longtemps absentes que n'importe quel homme. Le plafond de verre n'existerait plus? Avez-vous examiné la proportion de femmes profs à l'université, de femmes chef d'équipe scientifique, de femmes ministres? Il y a plein de commentaires sur le fait que les hommes sont plus forts physiquement et donc que ce serait eux qui devraient occuper naturellement les emplois qui demandent de la force physique. Mais, la vraie force physique des femmes qui demande de concevoir, porter et accoucher d'un enfant quand est-ce que c'est considéré comme un atout pour l'emploi? Nous sommes loin du compte et votre article ne fait que renforcer des préjugés.

Audrey dit :
31 août 2014 à 22 h 02 min

Personne ne demande "donnez-moi un emploi parce que je suis une femme". Elles demandent qu'on d’arrête de donner des emplois aux hommes parce que c'est des hommes. Elles demandent qu'on traite tout le monde également. Elle demande qu'on arrête de leur mettre des battons dans les pattes simplement parce que ce sont des femmes. Elles demandent que les doubles standards, à tous les niveaux, soit abolis.

C'est complètement ridicule que le même parcours pour une personne ayant exactement la même formation, les mêmes compétences, la même expérience, etc. soit beaucoup plus difficile ou facile selon le sexe. Ce n'est pas parce que quelques femmes réussissent qu'il faut ignorer le problème.

Québ-échec dit :
31 août 2014 à 22 h 29 min

Permettez-moi de mettre en doute la compétence d'un grand nombre des femmes journalistes au J de M. Non pas parce qu'elles sont des femmes. Tout simplement qu'elles sont incompétentes. Point!

Il en est de même pour les hommes journalistes au sein du même J de M.

Rien de comparable avec les journalistes (hommes et femmes), entre autres, de la Presse et du Devoir.

Hélène Grenier dit :
1 septembre 2014 à 2 h 54 min

Mike Cowen dit : «Donc partout dans le monde la femme se plaint pour rien ??» Je vous réponds : «Absolument!». On est plus en 1950, il n'y a plus un seul domaine ou cause qui ne soit protégé maintenant afin d'éviter toute discrimination. Jetons toutes ces statistiques à la poubelles, elles nuisent en cherchant à niveler vers le bas si ce n'est la compétence d'abord. Et en parlant de parité homme-femme, les femmes dominent les postes dans les hôpitaux, les commissions scolaires, les banques, etc. J'ai travaillé dans les bureaux administratif d'un CHU, et je peux vous assurer qu'il n'y avait que 5 hommes pour 30 femmes. Alors lâchez-moi la victimisation des féministes déjantées qui ne savent plus quoi inventer pour assurer leur pérennité. Nos mères ont effectivement fait sauter le plafond de verres. Il ne nous reste que du peaufinage, dont modifier les termes homme et femme dans la Charte Canadienne pour les remplacer par individu.

John Doe dit :
1 septembre 2014 à 2 h 54 min

Ce n'est pas toujours une question de compétence, ni de mérite. Je pourrais par exemple citer le "manque" d'enseignants masculins au primaire: Pourquoi avons-nous besoin d'enseignants mâles si cela n'a rien à voir avec "qui ils sont?"

Les médias ne font pas que "brasser du papier." Ils occupent un rôle dangereusement important dans le monde moderne.

Il est raisonnable d'envisager qu'on puisse vouloir de la "perspective féminine"... disons, sur la politique, la santé, ou l'éducation... Libre à nous de croire si une telle perspective existe (à vous de nous le dire), si elle est pertinente, ou si elle est désirable mais si nous répondons par l'affirmative nous ouvrons la porte à une sorte de discrimination positive. Après tout, si nous avons permis le suffrage universel, n'était-ce pas pour laisser les femmes se représenter?

Fait à noter: Le phénomène de discrimination positive peut aller dans les deux sens: Pour l'égalité des sexes, ou contre. Le premier, considéré contre-nature, l'autre, dit d'ordre naturel.

Pour répondre à votre question: Je ne crois pas que cela serait les insulter. On peut justifier ce type de discrimination de la façon suivante: "Non, vous êtes ici parce que vous êtes compétente ET aussi à cause de qui vous êtes."

D'ailleurs, c'est selon ces deux critères que nous devrions choisir nos gouvernants: Nous ne pourrions nous fier à la seule compétence d'un politicien, alors pourquoi faire autrement chez les gens des médias?

Hélène Grenier dit :
1 septembre 2014 à 2 h 58 min

Mme Longpré,

Merci de vous tenir avec fierté en tant que femme. Être embauché autrement que par nos compétences est, d'abord discriminatoire, et réducteur... A-t-on besoin d'autant de pushing pour atteindre des sommets alors que le taux de femmes dans les université est nettement supérieur à celui des hommes??? Si on a besoin d'autant de marchepieds... on peut se poser des questions à savoir si nous sommes vraiment «égales» tel que nous prétendons aspirer?

Ceci dit, merci Mme Longpré, j'adhère totalement à votre article!

Enfin, une femme qui s'assument en tant que tel!!!!

francois450 dit :
1 septembre 2014 à 6 h 01 min

@ Marie-Ève Mathieu, "Les femmes sont presque systématiquement désavantagées en entreprise, savez-vous pourquoi? Parce qu’elles vont peut-être avoir des enfants et comme ce sont elles qui les portent, elles vont être plus longtemps absentes que n’importe quel homme.."

Soit, tu as raison mais sacrebleu depuis des dizaines de millions d'année c'est comme ça. Admettons que tu as raison pour une entreprise privée, est-ce que le patron serait à blâmer de passer à côté d'une promotion pour un poste cadre pour une de ses employées sachant que celle-ci va lui faire le coup de tomber enceinte et de prendre un congé de maternité d'un an et qu'il devra retirer un ou une 2e employée sur le plancher pour la remplacer?

Au public au contraire ils font de la discrimination positive envers les femmes (négative pour les hommes). On se demande pourquoi on manque de médecins, de soins, une partie de la réponse est là mais personne n'ose en parler. Après des années d'études en médecine les femmes sont dans la vingtaine avancée et aussitôt promue médecin et placée, un voyage de celles-ci veulent fonder une famille. légitime oui mais qui en souffre? La population. Je connais une neurologue qui a entre 5 et 10 ans de pratique et qui a...4 enfants donc retrait préventif et congés de maternité, qui en a souffert?Et on le dit du bout des lèvres que les femmes veulent faire moins d'heures que les hommes, qui en souffre encore? Tu mentionnes: "Avez-vous examiné la proportion de femmes profs à l’université, de femmes chef d’équipe scientifique, de femmes ministres?"

As-tu pensé que ce sont peut-être les femmes qui n'appliquent pas à ces postes à cause de la trop grande implication au travail (nombre d'heures de travail etc...)?

Tu mentionnes également: "Mais, la vraie force physique des femmes qui demande de concevoir, porter et accoucher d’un enfant quand est-ce que c’est considéré comme un atout pour l’emploi?"

J'aimerais que tu nous dise quand en effet ou...

francois450 dit :
1 septembre 2014 à 6 h 13 min

@ Audrey, "...Personne ne demande « donnez-moi un emploi parce que je suis une femme ». Elles demandent qu’on d’arrête de donner des emplois aux hommes parce que c’est des hommes. Elles demandent qu’on traite tout le monde également. Elle demande qu’on arrête de leur mettre des battons dans les pattes simplement parce que ce sont des femmes. Elles demandent que les doubles standards, à tous les niveaux, soit abolis. "

Prends exactement ton paragraphe et remplace le mot femme par le mot homme et vis et versa et lorsqu'on parle de discrimination positive c'est exactement pourquoi beaucoup d'hommes ne l'acceptent pas.

Citation changée: "Personne ne demande « donnez-moi un emploi parce que je suis un homme ». ils demandent qu’on d’arrête de donner des emplois aux femmes parce que c’est des femmes. ils demandent qu’on traite tout le monde également. il demande qu’on arrête de leur mettre des battons dans les pattes simplement parce que ce sont des hommes. ils demandent que les doubles standards, à tous les niveaux, soit abolis. "

Tu vois que quand c'est bon pour Minou ça devrait l'être pour Pitou...

Mais il n'y a pas de conseil du statut de l'homme qui se bat pour eux.

Alain Mallette dit :
1 septembre 2014 à 8 h 24 min

Vous avez entièrement raisons Mme Longpré.Bravo pour votre texte!

caroline dit :
1 septembre 2014 à 8 h 29 min

Si vous ne voyez pas les inégalités PARTOUT, TOUT LE TEMPS, si vous ne voyez pas que les femmes sont constamment discriminées par rapport aux hommes, eh bien je ne sais pas sur quelle planète vous vivez jeune femme... Triste de voir une femme ne pas supporter une autre femme lorsqu'elle dit l'injustice omniprésente...

Céline dit :
1 septembre 2014 à 8 h 56 min

Au Québec, il y a un peu plus de 4 millions de femmes et il n'est pas possible de trouver 62 femmes compétentes pour siéger à l'Assemblée nationale??? Ce n'est pas la compétence qui est en cause mais bien la façon de recruter les candidates entre autre. Il n'y a plus de discrimination??? Pourquoi les femmes gagnent-elles encore 75 % du salaire moyen des hommes alors qu,elles sont plus nombreuses à sortir diplomées des universités? Lorsqu'on regarde les conditions de vie des femmes. il ne faut pas parler au "je", je suis allé à l'université, je travaille, je suis autonome. J'ai également fait tout ça mais je suis consciente que toutes les femmes n'ont pas eu cette chance. Il faut mettre des lunuettes de vision collective pour comprendre les revendications féministes car il y a encore beaucoup de choses à faire et je n'ai pas abordé des sujets comme l'hypersexualisation qui n'est sans doute pas un problème non plus selon vous.

vraifederaliste dit :
1 septembre 2014 à 9 h 11 min

J’ai une tribune médiatique, pas parce que je suis une femme, parce que je suis compétente...

et surtout parce que vous êtes une ancienne candidate, battue, du PQ....

Ivan Champetier dit :
1 septembre 2014 à 9 h 27 min

Pour Michikohime et Jeannine Dubé

Si vous n'aimez pas tel ou tel chroniqueur,tous sexes confondus,il suffit de faire comme moi, ne pas les lires. Pas plus compliqué que ça. Personne ne vous demande de leurs donners leurs payes a même vos sous.

Denis825 dit :
1 septembre 2014 à 9 h 31 min

"J’ai envie de te dire que t’es extraordinaire d’avoir tendu l’oreille à mes textes, de m’avoir accordé assez de confiance pour que je me sente privilégiée de diffuser mes idées, de m’avoir permis de m’exprimer malgré ma timidité étouffante."

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Mouais... ça doit être vrai qu'elle atteinte de timidité maladive parce que juste d'évoquer le fait qu'un étranger, le lecteur, puisse se tourner vers elle pour la regarder, elle perd momentanément ses moyens et écrit que cette personne a "tendu l'oreille" à ses textes. Or, aux dernières nouvelles, personne ne lit avec ses oreilles, ça prend des yeux au minimum et des lunettes parfois mais pas des oreilles.

Mais même, et je dirais surtout, les timides peuvent et doivent écrire car ça a un effet thérapeutique.Mais pour que cet effet fonctionne, il faut en être conscient(e) et faire des efforts pour changer les pensées qu'on a qui nous rendent malheureux parce qu'elles reviennent automatiquement.

Par exemple, si cette personne que le monde entier lui en veut et qu'elle se sent coupable pour une raison qui lui est intime, elle devrait régler la question parce que le lecteur qu'elle a l'air de considérer comme immensément généreux de la lire, ce qu'il veut avant tout, c'est de tirer un certain plaisir de sa lecture, si elle se sent mal avec elle-même comment peut-elle procurer ce plaisir au lecteur ?

Elle peut et doit continuer à écrire mais dans une sorte de journal personnel pour nettoyer sa culpabilité et les autres affects négatifs qui la prive d'une vision juste de ce qui se passe autour d'elle. Par contre, ses employeurs ont peut-être déceler qu'elle ne cadrait pas avec une nouvelle image plus rigolote qu'ils voulaient imprimer à leur media.

Donc ce n'est peut-être pas parce qu'elle féministe qu'elle perd son emploi mais parce qu'elle ne peut pas être une féministe rigolote, intéressante et "up la vie" parce que ce n'est pas conception du monde.

Ivan Champetier dit :
1 septembre 2014 à 9 h 37 min

Oui en effet.il y a des limites a tout. Tout ramener ce qui ne marche pas sur le "sexisme" tout le temps finit par avoir l'effet contraire de ce qui était désiré au départ. Moi,et une grosse majorité de la population en avons soupés de ces singeries d'enragés de go-gauche. Ce discour usé ne prend plus. Pas plus que celui sur un "racisme" inventé. Je n'ai rien contre la parité homme-femme sur le principe,mais la compétence doit y être préfèrée de loin. N'est-ce pas Charest qui se vantait d'avoir la parité homme-femme dans son cabinet? Pour ce que ça valait il aurait mieux fait de se taire,et utiliser ses énergie a ce que les voleurs soient moins nombreux dans son gouvernement.

Nelson dit :
1 septembre 2014 à 9 h 52 min

Il est frappant la quantité des dépressifs négatifs démolisseurs des personnes et des réputations qui écrivent dans les blogues.

Ils ne savent pas qu'ils se détruisent et font leur propre malheur avec leur façons de percevoir la réalité. Autant de colère, tristesse, et violence à l'intérieur d'eux est la meilleur façon de se rendre malade.

PAUVRES BLOGLEURS qui reçoivent injustement le mal de vivre de certains individus en difficulté.

Pourtant les erreurs de perception de la réalité et les erreurs de la pensée, SE CHANGENT FACILEMENT, à condition de se faire aider et de vouloir souffrir moins.

Ceci-dit, nous sommes dans une des sociétés les moins sexistes et homophobes au monde, même si reste du travail à faire.

Tania Longpré dit :
1 septembre 2014 à 10 h 13 min

@Vraifédéraliste: informez-vous avant d'écrire n'importe quoi. J'étais blogueuse ici, au Journal de Montréal AVANT d'être candidate. Et avant ça, j'ai écrit un livre et écrit une vingtaine de fois dans le Devoir et eu un blogue dans le Cercle de la Presse, en plus d'une dizaine de textes imprimés. J'étais aussi souvent invitée à la radio sur les questions d'éducation et d'immigration depuis 2011... bien avant que je me présente aux élections.

diane veilleux dit :
1 septembre 2014 à 10 h 17 min

Et plus ça change, plus c'est pareil. À lire votre commentaire, je me sens ramenée 30 ans en arrière et me démontre que l'égalité est loin d'être acquise. Si vous ne connaissez pas ou ne comprenez pas les critères qui constituent les fondements de la discrimination sexuelle, ce n'est certainement pas à moi de vous les expliquer et ne serait-ce que de par la nature de votre profession relèvent de votre obligation, il vous appartient de vérifier les faits des divers éléments d'une opinion avant de la diffuser.

Il y a apparence de discrimination quand pour une profession donnée il y a disparité de proportion hommes/femmes et ce à tous les niveaux de la hiérarchie, le groupe n'étant plus représentatif de la population.

Je trouve particulièrement insultant votre argument de la compétence par ce qu'il part de la prémisse que l'embauche est un processus totalement et absolument objectif alors qu'il n'y a rien de plus arbitraire et à bien des égards, comme par exemple, y a-t-il un comité ou non, le comité est-il paritaire, utilise t-il une grille d'évaluation des candidats, le poste à combler comporte t-il des critères de discrimination systémique, comme des exigences traditionnelles (qui n'ont plus leur raison d'être) de force, de taille, de poids? Par exemple, les lignes aériennes expliquaient l'absence de femmes comme pilote sous prétexte que la position des commandes à bord de la cabine de pilotage ne pouvaient être atteintes par les femmes, pourtant tous les pilotes masculins n'avaient pas tous la même taille. Autre exemple, l'exigence traditionnelle de pouvoir soulever de lourds poids, pour les chauffeurs de camions alors que de nos jours, le chargement ou le déchargement se font de nos jours à l'aide de machine et non à la main. La discrimination systémique de ces deux exemples a été corrigée, néanmoins, il existe bon nombre d'autres secteurs d'activités où la discrimination systémique étant beaucoup plus subtile restent à corriger.

Nelson dit :
1 septembre 2014 à 10 h 42 min

Le sujet est très émotif, comme tout ce que concerne les relations hommes-femmes, mais rien ne justifie s'en prendre personnellement à Tania et les autres blogueurs du Journal de Montréal, que de façon si généreuse se mettent en situation de vulnérabilité, en partageant avec nous leurs sentiments et leurs réflexions.

Steve Harvey-Fortin dit :
1 septembre 2014 à 11 h 44 min

La discrimination positive n'est jamais positive. Il paraîtrai que pour qu'un homme devienne un homme au Québec, il doit se soumettre à une femme. Dès que vous êtes en couple avec une femme, c'est que vous êtes surement une personne responsable dans la vie et surtout si elle est capable de vous endurer.

Ummm, attendez voir que je réfléchisse ! Ah oui c'est vrai, la loi est déjà du côté des femmes pour la famille et la pension. Alors cela lui donne tout le loisir de parfaire sa belle carrière au détriment d'un homme qui ne peut que se payer une chambre pour vivre.

Arrêtez, arrêtez, le bol est plein ! Vous ne me faite pas pleurer du tout et même que j'en suis devenu complètement insensible. Lorsqu'un femme parle, pour moi, c'est comme si elle parlait dans le désert ou dans le vent, je n'attend rien. Ne vous inquiétez pas mesdames, le régime socialiste québécois va s'occuper de vous gratuitement, ainsi, vous aurez tout le loisir d'endurer vos problèmes féministes.

Le féminisme est juste une invention venu contredire la Loi de Dieu contre les hommes. Des Jézabel il y en a partout.

Steve Harvey-Fortin dit :
1 septembre 2014 à 11 h 48 min

Je connais des pères de famille qui avaient seulement des filles comme enfants et qui devaient prendre leur trou comme père de famille. Ou est donc le respect parental avant d'être la conjointe d'un homme ???

Denis825 dit :
1 septembre 2014 à 12 h 05 min

Les lois anti-discrimination s'appliquent par définition pour sauvegarder les droits des individus, mais si on regarde à partir d'un critère plus premier, comme les besoins des individus, on arrive pas du tout au même résultat.

Par exemple, le métier de pompier réponds à un besoin dans la société qui est d'éteindre les feux et de sauver des vies autant que possible. Si on considère la personne qui est prise au deuxième étage d'une maison lors d'une incendie, elle a un besoin c'est qu'une personne vienne l'aider peu importe la circonstance, cette personne peut être inconsciente ou se déplacer normalement en chaise roulante et être assez pesante.

Or qui peut faire ça le mieux à cause de sa musculature généralement plus imposante ? -Un homme.

Certainement qu'il peut y avoir quelques femmes qui vont pouvoir faire ça aussi mais pas toutes. Ainsi insister pour qu'il y ait des femmes dans la police ou les pompiers peut faire qu'on ne réponde pas au vrai besoin des gens et comporte des risques comme on l'a vu dans l'affaire Villanueva.

Il parait qu'il y a 5% de femmes pilotes d'avion, de toutes façons, le passager n'a pas le choix du pilote, mais si ça avait été Pauline Piché dans l'avion qui était en panne sèche, au lieu de Paul Piché, je ne sais pas s'ils s'en seraient sortis aussi bien car on voit toujours dans les films de catastrophes aériennes les pilotes déployer une force hors de l'ordinaire sur le volant de conduite de l'avion pour arriver à poser celui-ci. Évidemment dans la réalité, c'est peut-être différent dans la réalité et c'est possible que la force physique ne compte pour rien, je ne sais pas, je n'ai jamais piloté d'avion.

En résumé, je voudrais que les gens développent une pensée qui se base sur les vrais besoins des gens lorsqu'ils sont en situation d'urgence, les droits des femmes de faire telle ou telle chose comme métier pour moi ça vient après.

Jean Côté dit :
1 septembre 2014 à 12 h 05 min

"Bien sûr, le sexisme n’est pas disparu de notre société. Il reste encore beaucoup de travail à faire de ce côté-là. Mais ce n’est pas en discriminant qu’on mettra fin à la discrimination."

Tiens tiens, ça s'applique à la charte de Drainville cette affirmation!

Imposer une discrimination étatique légale élargie contre une minorité de femmes d'une minorité religieuse (les voilées) au nom du féminisme. C'était supposément une mesure inclusive. Pourtant vous le dites vous-même: ce n'est pas en discriminant qu'on mettra fin à la discrimination.

Vous étiez contre la charte de Drainville?

Steve Harvey-Fortin dit :
1 septembre 2014 à 12 h 10 min

Discrimination positive = désengagement, déresponsabilisation de l'individu, abrutissement psychologique etc.

Aujourd'hui, on fabrique des voitures qui se stationnent toute seule en parallèle et qui vous avertissent du moindre danger de collision frontal. Allo !!! Lorsque je ne serai plus en mesure de garer ma voiture en parallèle, j'abandonnerai l'usage de mon permis de conduire !!! Si j'ai besoin d'un avertisseur de collision frontal parce que je passe mon temps à texter sur la route c'est parce que je suis irresponsable comme conducteur. Allo !!!

Si on a mis sur pied Opération Nez Rouge c'est pour mieux sensibiliser les gens à la déresponsabilisation de l'individu qui boit et non pas à la responsabilisation de l'individu qui boit. Et je suppose que dans la mémoire collective du peuple québécois, il n'y a que les hommes qui ont besoin de ce service de raccompagnement pour ignares de la prématernelle. Les vieux mon Oncle tout croche !!!

On vit dans une société féminisée qui dès qu'il y a un danger afin d'empêcher la responsabilisation de l'individu pour mieux le materner en profitant de ses travers et défauts pour intervenir comme une maman. Il n'y a pas plus manipulateur que cela. Tu n'es pas capable de faire ce qu'il faut alors je vais le faire à ta place mon petit.

francois450 dit :
1 septembre 2014 à 12 h 29 min

@ diane veilleux, "Il y a apparence de discrimination quand pour une profession donnée il y a disparité de proportion hommes/femmes et ce à tous les niveaux de la hiérarchie, le groupe n’étant plus représentatif de la population." Tu as parfaitement raison, comme pour la représentation des hommes vs les femmes dans l'enseignement et les soins infirmiers et les étudiants (tes) en médecine pour ne nommer que ces professions là. C'est à peu près 80%-20% pour l'enseignement et les soins infirmiers en faveur des femmes et personne n'en parle.

La journée que les féministes vont s'analyser en tant que femme et finalement concevoir que les hommes sont plus portés à conduire des camions que les femmes, que les hommes sont plus porté à travailler dans la saleté des mines que les femmes, que les hommes sont plus porté à "jouer à la guerre dans la bouette" que les femmes, que les hommes sont plus porté à jouer les mécaniciens que les femmes elles vont s'éteindre mais ce n'est pas demain la veille. Le contraire est aussi vrai; quel homme rêve de devenir secrétaire, quel homme rêve de devenir caissier de banque etc...?

Lorsque je commandais 20 poches de moulée à bétail de 40 kg (88 lbs) à la Coop pour mettre dans mon camion et que la femme qui me répondait me disait qu'elle allait chercher un homme pour faire ce travail (payé au même salaire) et que je devais attendre 20 minutes après cet homme...c'est correct ça? La cie Purina a abaissé le poids de ses poches de moulée de 40 kg (88 lbs) à 30 kg (66 lbs) à cause des femmes en entrepôt occasionnant plus de frais à la meunerie locale (plus de poches plus de fils à coudre plus de manutention etc...) c'est correct ça?

À la meunerie alors que l'employé homme se paie le gros de l'ouvrage à la journée et que l'employée femme transporte des objets moins pesants à la journée (boîte de blocs de sel, boîte de 4 gallons de chasse moustiques, poches de moulée à chien ou à chat etc...) et AU MÊME SALAIRE c'est...

marie josée dit :
1 septembre 2014 à 13 h 21 min

Entièrement d'accord avec vous, Tania. Malheureusement, en lisant votre blog, je constate qu'il y a encore, même en 2014, des féministes effourachées, qui sont susceptibles avec n'importe quoi, des femmes jamais contentes de rien. Les mouvements féministes, tout comme les organismes gouvernementaux (CSF, secrétariat condition féminine, etc...) doivent être abolis; tout comme le sénat et le régistre des armes à feu. Vraiment, je ne me sens pas du tout représentée par ces mouvements; qui ne cessent de japper et qui ne représentent pas du tout la majoritée des femmes silencieuses mais heureuses.

Jean dit :
1 septembre 2014 à 13 h 48 min

@ Diane:

Vous allez retourner 30 ans en arrière si vous continuez à prêcher la discrimination au lieu de vouloir l'éliminer comme Tania le propose. Mais bon, pour reprendre votre affirmation:

"Il y a apparence de discrimination quand pour une profession donnée il y a disparité de proportion hommes/femmes et ce à tous les niveaux de la hiérarchie, le groupe n’étant plus représentatif de la population."

le conseil du statut de la femme n'est-t'il pas l'exemple le plus flagrant de sexisme et de discrimination puisqu'il ne compte aucun membre masculin? Ou bien ce n'est pas important pour vous, puisque ça fait bien votre affaire, comme la majorité des postes dans les garderies, dans les écoles, dans les hôpitaux, etc.?

La vraie égalité est acquise lorsque le candidat le plus compétant est choisi pour un poste, non pas parce qu'un candidat a quelque chose ou non entre les jambes. Si certaines professions sont dominées par des hommes ou des femmes en conséquence, ainsi soit-t'il, mais il faut arrêter de faire de la discrimination (que ce soit négatif ou "positif" (positif pour la femme, oui, mais négatif pour l'homme)).

Finalement, il faut mettre fin au double-standards physique pour les postes de policiers et pompiers, par exemple. Si cela empêche des femmes d'accéder à ces postes, elles n'auront qu'à faire comme les hommes qui ne répondent pas aux critères physiques: Se chercher un emploi ailleurs.

Francine dit :
1 septembre 2014 à 16 h 47 min

Je vous trouve facilement accusatrice Tania. Vous parlez comme quelqu'un qui connaîtrait la situation de Marie-Christine à Voir. Qui vous dit qu'à bord d'un bateau en train de couler, les gars ne seraient pas en train de se battre avec l'énergie du désespoir, coups bas inclus, pour conserver une place rendue précaire ?

Par contre, les femmes doivent savoir se battre aussi. À mon avis, Pauline Marois n'avait pas cette compétence de pugiliste comme Agnès Maltais l'a. Mais vous Tania, vous semblez assez combative, vous ne devriez pas connaître trop de difficultés quand viendra le temps de défendre votre place au journal.

Franz Bisaillon dit :
1 septembre 2014 à 21 h 32 min

Mme Longpré, vos propos sont au mieux naïfs, au pire sophistiques. Le système patriarcal, millénaire et bien ancré dans notre subconscient et dans nos institutions, à ceci de particulier que sont fonctionnement n'a pas besoin d'être consigné dans la loi pour s'appliquer et faire sentir sa présence. Vous croyez que quelques années de féminisme et de "discrimination" positive sont suffisants pour renverser la vapeur et neutraliser ce système? Bien sûr, l'embauche préférentielle de femmes (jusqu'à concurrence de 50%) n'est pas une panacée et peu être critiquée, même d'un point de vue féministe. Bien sûr, votre sexe ne détermine pas votre compétence. Et c'est justement pourquoi existent des mesures tel que la "discrimination" positive. Ce n'est pas parfait, mais c'est une mesure qui, dans l'ensemble, favorise l'égalité.

Luc Papineau dit :
1 septembre 2014 à 22 h 36 min

Madame Longpré,

C'est bizarre: l'auteur de la lettre que vous mentionnez trouve que vous êtes complètement à côté de son texte. Parfois, quand on lit entre les lignes, on les remplit avec ce que l'on veut...

Tania Longpré dit :
1 septembre 2014 à 22 h 58 min

Ce n'est PAS une réponse à son texte, justement... c'est un texte contre la parité.

Remi dit :
1 septembre 2014 à 22 h 59 min

Il ne faut pas être une Tête à Papineau pour avoir une tribune aujourd'hui dans les grands journaux occidentaux. La liste de noms que vous énumérez en témoigne grandement. Il y a un siècle, il fallait être intelligent et stylisé pour qu'un journal vous engage. Aujourd'hui, il faut surtout ''apporter du like et du follow'' et on vous paye pour vous exprimer. D’ailleurs, n'est-ce-pas un peu troublant d'être rémunéré pour créer de l'opinion? Dans la liste que vous énumérez, seulement Denise Bombardier aurait eu assez de coffre pour publier des articles de jadis. Dans 10 ans, on risque de se ramasser avec une moyenne qui ressemblera au adepte du far web.

Il y a trop de gauchistes partout, trop de niveleurs par le bas. Ce dont on a de besoin, c'est de retrouver le bon sens et de cesser de se comporter comme des poulets déplumés.

Luc Papineau dit :
1 septembre 2014 à 23 h 26 min

Madame Longpré,

En tout respect, vous écrivez: «c’est plutôt le sujet sous-jacent de sa lettre, et entre les lignes, où on peut lire un message : les médias ne feraient pas assez de place aux femmes. Ce serait encore « un boys club ». Sérieusement, j’en ai plus que souper du discours « proféministe » où des femmes exigent l’égalité en faisant passer leur sexe pour une compétence.»

Vous associez cette lettre à la discrimination positive. Or, je doute que ce soit le propos de l'auteure.

francois450 dit :
2 septembre 2014 à 7 h 50 min

À Mme Céline:

Vous écrivez: "Pourquoi les femmes gagnent-elles encore 75 % du salaire moyen des hommes alors qu,elles sont plus nombreuses à sortir diplomées des universités?" Et vous, êtes-vous capable de me dire pourquoi?

J'ai cherché partout dans les échelles salariales des policiers pompiers mécaniciens cols blancs cols bleus soins infirmiers médecins éducation et j'en passe pour voir si on mentionne: Salaire d'un employé masculin $ XXXX salaire d'un employé féminin $ YYYY et je n'ai pas trouvé ça nul part. Bizarre "il" et "elle" gagnent le même salaire!?!?!?

On nous rabat souvent les oreilles avec cet argument que les femmes gagnent moins que les hommes, les statistiques disent ça mais pourquoi?

Ne serait-ce pas parce que les femmes CHOISISSENT (personne ne les force) des "branches" qui sont moins payantes? Combien d'hommes vs femmes sortent du CEGEP avec un diplôme de techniques administratives pour devenir "adjoint administratif"? Combien de femmes vs hommes sortent du CEGEP avec un DEC en génie mécanique ou maintenance industrielle?

Vous parlez des diplômes universitaires; pourquoi les femmes gagneraient moins que les hommes? Parce que l'échelle salariale est différente pour les hommes et les femmes? Surement pas n'est-ce pas? Ou si les universitaires femmes choisissent de faire moins d'heures de travail? Ces diplômés(es) ont souvent le loisir du cumulatif de leurs heures: médecin avocat notaire comptable agréée etc...N'est-ce pas là la raison du salaire moindre???????

Si je suis dans le champ dites-moi alors POURQUOI les femmes gagnent moins que les hommes........à part me sortir des statistiques.

Tania Longpré dit :
2 septembre 2014 à 7 h 51 min

Non, monsieur Papineau, je "n'associe" pas cette lettre, j'en profite pour écrire un texte sur la discrimination positive, nuance que vous ne semblez pas faire.

Denis825 dit :
2 septembre 2014 à 9 h 28 min

"Je vous trouve facilement accusatrice Tania...vous semblez assez combative."

Je me rappelle d'avoir déjà féliciter Tania pour quelque chose de semblable ou d'approchant cette histoire de combativité qui est une qualité qu'on associe souvent aux hommes.

Quant à l'aspect accusation, je passe beaucoup de temps sur ce blogue à lire les textes des uns et des autres et je commence à me demander si ce ne serait pas quelque chose de recommander par le grand manitou du blogue, celui qui gère le tout et qui doit faire des demandes. Celui qui a mis Madame Marcotte à la porte.

Parce que je trouve que le nombre élevé d'accusations entre blogueurs est suspect. Dans un milieu de travail normal, quand une personne en accuse une autre, ça part invariablement une "dérape" à n'en plus finir et sur les blogues du JdM non, on dirait que c'est la norme.

Ou je suis trop tendre de nature ou c'est arrangé avec le gars des vues ces accusations pour faire de l'audience. C'est possiblement "faké" autrement dit ou au moins "sur commande".

J'aime le style combattif parce que c'est clair, on a pas à chercher parmi les idées exposées pour savoir de quel coté penche finalement l'auteur du texte. Mais à force de lire tous les blogueurs et blogueuses, je m'intéresse au sort des uns et des autres comme dans les personnages de téléromans que j'ai peut-être écouté jadis ou d'émissions pour enfants dans un temps encore plus éloigné.

Mais même quand Madame Becsec s'en prenait au Pirate Maboule et que je me doutais déjà que c'était arrangé, ça m'inquiétait un petit peu tout de même, j'ai toujours eu bon coeur dans le fond.

Francine dit :
2 septembre 2014 à 9 h 41 min

Vous avez été chanceuse professionnellement, je pense que ça vous rend optimiste :) Tant mieux si ça continue, je vous le souhaite.

Caroline dit :
2 septembre 2014 à 9 h 48 min

Corrigez-moi si je me trompe mais dans sa lettre elle parle du boys club du far web: Bonin, feu-Roy, St-Louis, Elfassi, St-Onge, Day, Cooper, etc. Il n'y a pas de filles et ça tient souvent des propos douteux. Je ne pense pas qu'elle voulait dénigrer les filles qui ont réussi dans le domaine journalistique.

Olivier dit :
2 septembre 2014 à 15 h 54 min

Voici une conférence du CERN sur la position des femmes dans les STEM ( science, technology, engineering and maths) par la Dr Jocelyn Bell Burnell et qui contredit l'autrice de ce blog ainsi que 90% des commentaires ci-dessous sur la supposée égalité atteinte et la discrimination positive.

Bonne écoute.

https://cds.cern.ch/record/1625808

Élyse dit :
2 septembre 2014 à 23 h 28 min

Je crois que vous avez tout simplement passé à côté du sujet, Madame Longpré... Il n'est pas question ici d'avoir plus de place parce qu'on est une femme, mais bien d'avoir le droit de faire sa place sans être discriminée, ridiculisée ou infantilisée. Ce qui est particulièrement critiqué en ce qui a trait à la présence des femmes au sein du Web, n'est pas qu'on ne leur fait pas de place, mais plutôt qu'on leur rend la vie difficile, qu'on ne les prend pas au sérieux; et c'est ce qui explique en majeure partie le manque de femmes dans la plupart des domaines de la sphère publique (on reviendra sur le débat femmes dans l'armée, dans les mines ou dans tout autre métier physiquement difficile car ce n'est pas le sujet ici). Et c'est ce que vous n'avez pas saisi. Vous justifiez votre position avec des arguments faibles comme le fait que Pauline Marois était au pouvoir (dois-je vous rappeler qu'il s'agit de la première Première ministre? La seule, Madame Longpré, est-ce assez pour dire qu'il y a beaucoup de femmes en politique?) alors que ça ne fait que prouver que les choses ne font que commencer à changer et non qu'elles ont changé. Le fait que vous ayez réussi votre vie sans subir le sexisme latent de notre société est merveilleux et vous devriez vous compter chanceuse, mais votre situation n'annule pas les expériences des autres et démontre malheureusement un certain manque de connaissance sur le sujet. Je n'ai jamais subi de racisme, est-ce suffisant pour me donner le droit de minimiser sa présence? Vous comprenez où je veux en venir...

Finalement, je considère votre point de vu très nocif pour la condition féminine car vous détournez le sujet (''les femmes ne devraient pas subir de traitement de faveur sous prétexte qu'elles ont un vagin'', alors qu'il est plutôt question de cesser de discriminer les femmes) et l'amenez dans le domaine de l'anecdotique ("je n'ai pas subi de sexisme et j'ai réussi ma vie donc les autres se plaignent...

Élyse dit :
2 septembre 2014 à 23 h 32 min

* Suite *

"... pour rien". Quelle mauvaise foi.

John_1989 dit :
3 septembre 2014 à 9 h 26 min

Ce qui m'a toujours choqué c'est cette imposture féministe qui consiste à prétendre parler au nom d'un sexe, -en l'occurrence plus de la moitié de la population-, d'en revendiquer le monopole et de le manipuler en le prenant mentalement en otage.

On remarque jusqu'où va leur imposture quand ils assimilent l'opposition à leur idéologie à de la misogynie ou du machisme, ou quand ils transforment les sexes en classes sociales avec des raccourcis intellectuels incroyables, un manichéisme religieux avec la valorisation de la vision puérile et simpliste de "Bourreaux / Victimes" selon Karpman.

Il s'agit d'exploiter les souffrances humaines, de fabriquer de l'identitarisme sexuel, d'exalter l'égo et de formater des esprits sur les ruines du désespoir et de la haine. On est ici face à un fascisme rose. Dans ce cas de figure, en fait, l'idéologie n'avoue jamais sa fin et trouve toujours matière à se pérenniser et se renforcer, soit en utilisant les faits réels, de sorte à les déformer à sa guise, soit en utilisant l'émotion et l'incantation.

Car quand l'idéologie ne peut plus s'appuyer ou se contenter de chiffres quelconques, -ce qui est un grand classique dans la propagande actuelle, le caractère mathématique faisant office de science ultime et indiscutable-, elle va chercher des témoignages isolés qui ne représentent pas la majorité, elle va mettre en exergue des cas de pères violents ou pédophiles, ou de maris violents ou violeurs, -la dernière plus grande démonstration ayant eu lieu au moment où les pères commençaient à réclamer la simple application de l'égalité parentale sur les grues-, ou, de manière complètement absurde, ériger des stéréotypes négatifs masculins de toutes les sortes possibles en tendances ou en généralités masculines. C'est d'ailleurs ce genre de chose qu'on voit véhiculer quotidiennement dans les magazines féminins.

Jean dit :
3 septembre 2014 à 9 h 28 min

@Élyse:

N'importe qui peut se présenter aux élections, et l'électorat est à moitié masculin et féminin. Une femme ne gagne pas les élections parce qu'elle est une femme face à de méchants hommes, mais bien parce que les hommes ET les femmes ne la veulent pas comme élu, ce qui se rapproche plus à un problème d'incompétence de la candidate (qu'il soit vrai ou non, c'est ce qui est perçu) qu'à un problème de sexisme.

À moins que vous croyiez que les femmes sont sexistes envers elles-mêmes, ce qui n'est pas totalement faux, compte tenu le nombre de femmes qui ont publiquement décrié la femme de l'annonce de Trivago comme une "agace" à cause de son jolie apparence.

John_1989 dit :
3 septembre 2014 à 10 h 06 min

Et quand ces cartouches sont épuisées, elle va souvent finir par exciter le suprémacisme féminin mis à nu, celui qui est libéré et décomplexé, et qui ne se justifie par rien d'autre que lui-même, se traduisant typiquement par des prises de position et des propos ouvertement sexistes ; "Les hommes ne pensent qu'avec leur sexe", "Le mâle est un accident de la nature", "Mettre une femme à ce poste, c'est une évidence", et on en connaît bien les rapprochements. Nous sommes loin de l'esprit de fraternité censé régner, qui est systématiquement invoqué derrière pour créer du terrorisme intellectuel, histoire d'étouffer toute tentative de militantisme impartial, sincère et pacifique, faisant perdre à cette valeur toute sa substance authentique. Raison pour laquelle on met des MENEN en prison, on transforme les FEMEN en incarnation de la République, on met des pères de famille en situation de détresse absolue au nom de ce qu'on les accuse de potentiellement être.

En filigrane, on remarque la banalisation et le développement d'une idéologie gynarchiste sur les réseaux sociaux, dont les propos restent communément admis, juridiquement ignorés, par les grands médias, la classe politique visible ainsi que les organisations soi-disant dédiées à l'antisexisme qui sont subventionnées, souvent le cheval de Troie de ce féminisme misandrique qui est le plus visible, dont les termes privilégiés pour justifier l'inquisition sont "domination du patriarcat".

Quoi qu'il en soit, le dénominateur commun reste la misandrie, qui, faute de pouvoir se justifier moralement, renverse l'esprit humain pour prospérer, ne se nourrit que des instincts primaires, sinon de chiffres manipulés dans une approche intégralement démagogique. Elle profite d'alibis mensongers, comme celui de l'égalitarisme, cristallisés par la victimisation féminine, la culpabilisation et la diabolisation masculines généralisées.

John_1989 dit :
3 septembre 2014 à 10 h 09 min

En ce qui me concerne, je suis pour un antisexisme sans frontières, sans distinction ni hiérarchie entre les sexes, sans intention d'embrigader mon appartenance sexuelle. La meilleure manière de mener un combat est, de mon point de vue, la collaboration et pas la confrontation, et certainement pas la stigmatisation de l'autre.

Élyse dit :
3 septembre 2014 à 19 h 10 min

Jean :

Personne n'a parlé de "méchants hommes" : ne mettez pas des mots que je n'ai pas dit dans ma bouche (beau procédé manipulateur).

Enfin, la question de la place des femmes au pouvoir est beaucoup plus complexe qu'une simple question de compétence. L'humanité met au pouvoir des incompétents, des manipulateurs, des fraudeurs ou des ratés depuis des siècles (et je ne crois vraiment pas que Mme Marois était particulièrement compétente, je n'ai pas voté pour elle d'ailleurs). Le fait est que l'électorat (hommes et femmes, car oui, les femmes sont aussi sexistes envers les femmes) a plus tendance à faire confiance à un homme par habitude. Je ne pense pas que les hommes sont hargneux envers les femmes et qu'ils les pensent incompétentes, je crois seulement qu'ils n'ont pas pris le temps d'y réfléchir. Le problème, je le dis encore une fois, n'est pas qu'on doit élire aveuglément les femmes simplement car elles sont des femmes (sinon, j'aurais voté pour Marois) mais plutôt qu'on doit cesser les campagnes de salissage auxquelles les femmes sont soumises, et ce, sur un plan personnelle (humiliation, critique de leur apparence, critique de leur féminité, critique de leur caractère) alors que les hommes n'ont des critiques que sur leurs compétences professionnelles. La politique est un monde d'hommes (les femmes ont eu le droit de vote au Québec il y a moins de cent ans), il est donc normal qu'il y ait moins de femmes, mais ça ne veut pas dire que cette situation ne doit pas changer. On agit avec les femmes, dans la sphère publique, comme de vieux marins qui n'acceptent pas les femmes à bord sous prétexte que ce n'est pas leur place ou qu'elles portent malheur... Cessez d'avoir peur, messieurs (et mesdames), les femmes sont tout aussi compétentes que les hommes.