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Leafs | Jonathan Bernier

Les Maple Leafs sur les traces des Athletics?

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Photo d'archives « On méritait des changements, surtout après la fin de saison que nous avons connue. C’était inacceptable de finir de cette façon. » – Jonathan Bernier

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Jonathan Bernier n’a pas encore adhéré à la religion des statistiques avancées. Le gardien des Maple Leafs pourrait changer sa philosophie avec la petite révolution qui a frappé Toronto au cours de l’été.

Jonathan Bernier n’a pas encore adhéré à la religion des statistiques avancées. Le gardien des Maple Leafs pourrait changer sa philosophie avec la petite révolution qui a frappé Toronto au cours de l’été.

Exclus des séries après un écroulement en fin de saison, les Leafs ont opté pour une approche différente lors des derniers mois.

À ses premiers pas dans le siège de président de l’équipe, Brendan Shanahan n’a pas suivi la recette traditionnelle qui consiste à congédier le directeur général et l’entraîneur. Le nouveau président des Maple Leafs a offert une seconde chance à Dave Nonis et Randy Carlyle. Du moins pour l’instant.

L’ancien préfet de discipline de la LNH a toutefois indiqué la porte de sortie à deux adjoints de Nonis, Claude Loiselle et Dave Poulin.

Shanahan n’a pas remplacé Loiselle et Poulin par des têtes grises. Il a d’abord ouvert les portes du Centre Air Canada à un jeune de 28 ans, Kyle Dubas. Le plus jeune directeur général de l’histoire de la Ligue de l’Ontario avec les Greyhounds de Sault Ste-Marie occupera le poste de DG adjoint avec les Leafs.

Bernier, qui est plus jeune de seulement deux ans que Dubas, a salué son arrivée.

«Je connais Kyle puisqu’il était agent de joueur avant de devenir DG à Sault Ste-

Marie, a affirmé le gardien numéro un des Leafs lors d’une entrevue au Journal de Montréal. Il travaillait pour la firme de Don et Todd Reynolds. Il est un gars hyper ­sérieux pour son âge.

«Tu ne vois pratiquement jamais un gars de 28 ans dans un poste aussi prestigieux dans la LNH, a-t-il poursuivi. Je suis persuadé qu’il apportera beaucoup de passion aux Leafs. Il connaît bien les joueurs.

«Brendan ne lui laissera pas tout faire. Dave Nonis est encore notre DG, mais Kyle sera là pour apporter de nouvelles idées, une approche différente.»

Bernier craint-il un choc des générations entre Nonis ou Carlyle et son jeune adjoint?

«Je vois plus ça comme un bon mélange d’idées, je n’ai pas peur à une guerre de philosophie», a répondu le gardien originaire de Laval.

«On méritait des changements, surtout après la fin de saison que nous avons connue, a-t-il enchaîné. C’était inacceptable de finir de cette façon.»

Un trio de statistiques

Les Maple Leafs n’en ont pas encore fait l’annonce officielle, mais ils miseront également sur un trio de maîtres des statistiques avancées cet hiver. Cam Charron, Rob ­Pettapiece et Darryl Metcalf, le fondateur du site Extraskater.com, apporteront maintenant leur science à l’équipe. Ils travailleront étroitement avec Dubas.

Bernier n’a absolument rien contre l’embauche de trois experts des chiffres, mais il a rappelé que le hockey ne s’explique pas ­uniquement par des statistiques.

«Il y a des gardiens qui consultent les statistiques avancées, ce n’est pas trop mon cas, a-t-il dit. Je sais quand je joue mal. Je n’ai pas besoin de consulter des chiffres pour savoir combien j’ai accordé de buts entre mes jambières ou au-dessus de ma mitaine.

«Parfois, tu te fais déjouer deux fois entre les jambières dans deux matchs d’affilée. Mais ça ne veut pas dire nécessairement qu’il s’agissait de mauvais buts. Je ne veux pas trop me laisser distraire par les ­chiffres.»

Au début des années 2000, les Athletics d’Oakland et leur jeune directeur général, Billy Beane, ont révolutionné le baseball avec «Moneyball», un concept basé sur l’étude d’une multitude de statistiques.

Les Maple Leafs deviendront-ils les Athletics d’Oakland du hockey? On n’aura pas la réponse avant plusieurs mois.

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