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Médicaments d'exception | Québec

Un meilleur suivi des ordonnances réclamé

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photo Héloïse Archambault

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Les médicaments d’exception doivent faire l’objet de suivis plus rigoureux pour assurer une utilisation et un coût optimal, croit l’ex-présidente de l’Ordre des pharmaciens, Diane Lamarre.

Les médicaments d’exception doivent faire l’objet de suivis plus rigoureux pour assurer une utilisation et un coût optimal, croit l’ex-présidente de l’Ordre des pharmaciens, Diane Lamarre.

«Il faut que les professionnels soient sensibilisés au coût du médicament dans une perspective sociétale, et pas seulement en fonction du patient devant eux», souligne la députée du Parti québécois Diane Lamarre, responsable des dossiers de santé.

Facture d’un milliard $

Ce matin, Le Journal révélait que les médicaments d’exception ont coûté plus d’un milliard $ en 2013, soit le tiers de la facture totale d’ordonnances de la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ).

Or, ces médicaments n’ont représenté que 8 % des ordonnances l’année dernière.

«Il faut faire une véritable prise de conscience, croit aussi le député Éric Caire, de la Coalition avenir Québec. On ne peut plus avoir la philosophie «ça coûtera ce que ça coûtera». L’argent qu’on met là, on ne le met pas ailleurs.»

Ces médicaments sont classés «d’exception», entre autres parce que leur efficacité et leur coût ne justifient pas une utilisation à grande échelle.

Les médecins les prescrivent de manière «exceptionnelle» parce qu’ils offrent un gain particulier à un patient ou parce que le médicament habituel n’est pas efficace.

Classés par l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS), les médicaments d’exception doivent d’abord être autorisés par la RAMQ. En 2012 et 2013, le taux d’approbation a été de 91 %.

Réévaluer le patient

Selon Diane Lamarre, ces médicaments devraient faire l’objet de suivis serrés après quelques mois ou un an.

«Ce serait important de remesurer l’impact et les bénéfices sur le patient. Parfois, il n’y a pas tant de bénéfices de plus, et ce serait mieux de choisir la thérapie la moins chère.»

«Dans certains cas, il n’y a pas de plus-value. Qu’on y aille en Ferrari ou en autobus, on se rend au même endroit», image M. Caire.

Aujourd’hui, le ministre de la Santé Gaétan Barrette n’était pas disponible pour une entrevue.

Son attachée de presse a toutefois précisé que des mesures seront mises en place pour resserrer les pratiques en matière de médicaments.

 

Les 10 médicaments d’exception les plus prescrits en 2013
1 Aricept (Alzheimer)
662 614 prescriptions
COÛT : 29 184 967 $
2 PMS-Sennosides (Laxatif)
436 446 prescriptions
COÛT : 2 552 322 $
3 Jamp-Vitamine B12 L.A
434 479 prescriptions
COÛT : 2 297 488 $
4 Ezetrol (Merck Canada Inc.)(Cholestérol)
432 567 prescriptions
COÛT : 15 435 773 $
5 Diamicron MR (Diabète)
406 902 prescriptions
COÛT : 4 020 243 $
6 Onglyza (Diabète)
381 137 prescriptions
COÛT : 15 303 445 $
7 Pms-Docusate Sodium (Laxatif)
358 083 prescriptions
COÛT : 1 955 472 $
8 Apo-Clopidrogel (Cœur)
330 125 prescriptions
COÛT : 4 098 492 $
9 Jamp-Senna (Laxatif)
308 460 prescriptions
COÛT : 1 847 444
10 Vesicare (Vessie)
300 143 prescriptions
COÛT : 7 710 072 $
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