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Expansion LNH

C’est le Dieu dollar qui va parler

Jet Set conférence de presse TVA Sports lancement de la saison de hockey.
photo Ghyslain lavoie Gary Bettman a déclaré hier que la LNH n’était pas dans une position pour procéder à une expansion dans l’Association de l’Est.

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En répétant hier que la Ligue nationale de hockey n’envisage pas un élargissement de ses cadres à ce stade-ci, Gary Bettman a laissé échapper une phrase qui a dû avoir l’effet d’une douche froide pour les partisans du retour d’une équipe à Québec.

En répétant hier que la Ligue nationale de hockey n’envisage pas un élargissement de ses cadres à ce stade-ci, Gary Bettman a laissé échapper une phrase qui a dû avoir l’effet d’une douche froide pour les partisans du retour d’une équipe à Québec.

«Nous ne sommes certainement pas dans une position pour procéder à une expansion dans l’Est», a-t-il déclaré.

C’est la logique même.

L’Association de l’Est compte déjà deux formations de plus que l’Association de l’Ouest.

Cela ne veut pas dire pour autant que Québec ne réintégrera pas les rangs de la LNH. La vérité est qu’il faudra être patient.

Les conditions s’y prêtent

Sur papier, il est bien évident que les conditions gagnantes sont réunies pour aller de l’avant avec une expansion.

Mais en bon politicien qu’il est, Bettman explique que le processus doit passer par diverses études financières et que sa ligue n’en est pas là pour le moment.

«Quand on étudiera la question, un comité sera mis sur pied et on vous en informera», a-t-il indiqué.

Habituellement, c’est la façon de procéder.

Points à étudier

L’exercice comporte plusieurs volets.

Le bassin de joueurs est-il encore suffisamment gros pour que la LNH accueille deux ou quatre nouvelles équipes?

La ligue perdra-t-elle d’autres têtes d’affiche à la Ligue continentale de Russie au cours des prochaines années?

Déjà, Ilya Kovalchuk est retourné jouer chez lui lors de la dernière saison.

Par ailleurs, des bruits de coulisses laissent entendre qu’Alex Ovechkin et Evgeni Malkin pourraient rejoindre Kovalchuk l’an prochain si l’entente portant sur le respect des contrats entre la LNH et la KHL n’est pas renouvelée à la fin de la saison.

Rien n’est impossible en ce bas monde. L’argent ne pèse pas au bout des doigts de certains propriétaires de la KHL.

C’est au plus fort la poche et tous les coups sont permis là-bas.

Équipes en difficulté

Là où il peut y avoir divergence, c’est lorsque Bettman affirme que toutes les équipes de son circuit sont à leur place pour y rester.

Dans l’Est, les Panthers de la Floride, les Islanders de New York et les Devils du New Jersey jouent devant des gradins dégarnis.

Pas sûr non plus que les partisans restants des Islanders vont suivre leur équipe en grand nombre à Brooklyn à l’automne 2015.

Dans l’Ouest, les Coyotes de l’Arizona sont peut-être sauvés pour le moment, mais les amateurs ne se ruent pas toujours aux portes de leur luxueux amphithéâtre.

L’argent entre

Par contre, les revenus de la LNH n’ont jamais été aussi élevés.

Même dans ses rêves les plus fous, Bettman n’a pas dû s’imaginer que des réseaux de télévision canadiens, en l’occurrence Sportsnet et Québecor, iraient jusqu’à verser une somme de 5,2 milliards, sur une période de 12 ans, pour s’approprier les droits de télé de sa ligue au pays.

C’est incroyable!

Les Panthers, les Islanders, les Devils et les Coyotes vont en bénéficier autant que le Canadien, les Maple Leafs, les Rangers et les autres équipes riches.

En neuf ans, le plafond salarial des joueurs est passé de 39 à 69 millions.

Selon la revue financière Forbes, la valeur des Leafs s’établit à 1,15 milliard.

Le Canadien vaudrait 775 millions, soit 200 millions de plus que le prix estimé versé à George Gillett par le groupe dirigé par Geoff Molson, il y aura cinq ans.

C’est ce qu’on appelle un bon retour d’investissement.

La valeur des Penguins de Pittsburgh, que Mario Lemieux et ses partenaires ont achetés à la Cour des faillites en 1999, n’a cessé d’augmenter depuis que les autorités politiques de Pennsylvanie leur ont bâti un nouvel amphithéâtre.

L’équipe est évaluée à 480 millions.

C’est là que tout se joue dans le sport professionnel de nos jours.

Quand Bettman et les gouverneurs jugeront que le moment est venu de procéder à une expansion ou encore à des déménagements de franchises, les promoteurs du retour d’une équipe à Québec feraient mieux d’avoir le motton.

Ça, c’est une certitude!

Il en couterait 500 millions pour mettre la main sur une franchise qu’il ne faudrait pas s’en étonner.

 

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