/entertainment/tv
Navigation
Sophie Lorain

Sophie Lorain réussit son retour dans «Au secours de Béatrice»

Coup d'oeil sur cet article

On s’était ennuyé de Sophie Lorain. Beaucoup. L’actrice et réalisatrice réussit son grand retour devant la caméra dans Au secours de Béatrice, une série qui lui permet de montrer toutes les subtilités de son jeu.

Dans son premier rôle au petit écran depuis Fortier en 2004, la comédienne brille de tous ses feux dans la peau d’une urgentologue compétente et dévouée au travail, mais tourmentée et vulnérable en privé. Aux prises avec des malaises physiques inexplicables, Béatrice prendra rendez-vous avec un psychologue, campé avec brio par Gabriel Arcand. Leurs joutes verbales figurent parmi les meilleurs moments de deux premiers épisodes, présentés mercredi aux journalistes.

La chimie opère à fond entre les deux acteurs, qui n’avaient pourtant jamais joué ensemble avant. Sophie Lorain joue parfaitement la médecin urgentiste réticente à consulter, un tabou encore présent en 2014, particulièrement dans son métier. Habituée d’être efficace dans toutes les sphères de son existence, elle croit perdre son temps assise dans un fauteuil à parler des problèmes auxquels elle fait face au quotidien. Impassible mais allumé, Monsieur P. semble avoir réponse à tout.

Lumineuse

Plus elle se dévoile en thérapie, mieux on apprend à connaître Béatrice. Le tout semble naturel, jamais forcé. Sophie Lorain a beau jouer une femme aux mille bobos, elle demeure lumineuse sous la lentille du réalisateur Alexis Durand-Brault (La petite reine), son conjoint.

Quant aux autres personnages qui gravitent autour de Béatrice, citons son élève interne avec qui elle pourrait développer une relation amoureuse (Pierre-Luc Brillant), son ex-mari toujours aussi attentionné (Gabriel Sabourin), sa tante masseuse (Linda Sorgini) et son père (Robert Lalonde), avec qui elle semble avoir beaucoup de conflits non résolus. Signalons aussi la présence de Zacharie, son jeune voisin de 13 ans interprété par Levi Doré, découvert sur YouTube.

Longue gestation

Au secours de Béatrice a mis du temps avant de voir le jour. Une dizaine d’années pour être plus précis. Inspirée du roman Les mardis de Béatrice de Francine Tougas paru en 2004 aux éditions Libre expression (la réédition doit sortir le 1er octobre), la série a trouvé refuge à TVA après un bref détour à Radio-Canada. Pour décrire son œuvre, Francine Tougas utilise le mot «téléroman». Un choix qui pourrait rebuter certains téléspectateurs pour qui «téléroman» signifie décors en carton et conversations convenues en buvant du café. Certes, Au secours de Béatrice adopte un rythme plutôt lent. Comme ses intrigues, ses personnages évoluent tranquillement. Son budget par épisode est également inférieur à celui de séries comme 19-2, Les jeunes loups et Trauma. Mais peu importe. Quand c’est bon, c’est bon.

« Un battement d’ailes »

Alexis Durand-Brault (qui signe les 12 premiers épisodes pour ensuite passer le flambeau à Pierre Houle) décrit Au secours de Béatrice comme «un battement d’ailes de papillon». Et c’est vrai. «On n’est pas dans les affaires qui punchent, dit-il. Mais quand on met tout ça ensemble, ça devient charmant.»


  • La première saison d’Au secours de Béatrice comporte 24 épisodes de 60 minutes chacun. TVA confirme que 12 autres heures sont en chantier pour 2015-2016.
  • TVA présente Au secours de Béatrice les mercredis soir à 20 h à compter du 10 septembre.

 

Commentaires