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plein air | Oxygène

Triathlon hors des sentiers battus

Chronique Oxygène
photo courtoisie Sylvie Laurence Il ne faut pas avoir peur de se salir pour participer à des triathlons hors route.

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De la nage en eau libre, du vélo de montagne, de la course dans les sentiers… et de la boue, ­bienvenue dans le monde du triathlon hors route.

De la nage en eau libre, du vélo de montagne, de la course dans les sentiers… et de la boue, ­bienvenue dans le monde du triathlon hors route.

Florence, 14 ans, a participé en équipe à son premier triathlon hors route samedi à Lac-Delage, près de Québec. Puis à son deuxième, le lendemain. Sera-t-elle de la partie l’année prochaine au Festival XTERRA de Lac-Delage? «Oui!» répond-elle d’emblée.

Tous les membres de sa famille y étaient et tous ont participé, y compris le cadet, Vincent, huit ans, qui a quant à lui pris le départ de l’épreuve de course en sentier. En tout, 400 athlètes de tous âges et de tout niveau étaient sur le parcours des différentes épreuves du premier triathlon XTERRA en sol québécois.

Alain Déraspe, l’organisateur du ­Festival XTERRA, est satisfait de cette première édition.

«Des familles ont répondu à l’appel et des athlètes de gros calibre provenant du milieu du triathlon et du vélo de montagne sont venus.»

Plaisir et adrénaline

Comme sa version sur piste, le triathlon hors route comprend une première portion de nage en eau libre où les nageurs se lancent à l’eau dans la fameuse «machine à laver» où coups de coude ou coups de pied – accidentels ou non – sont légion.

Les similarités s’arrêtent là. Les participants des triathlons hors route chevauchent bien leur vélo à la deuxième épreuve, mais pour s’enfoncer dans des sentiers souvent techniques ou boueux qui exigent de bons réflexes et une attention continue. Même chose pour la portion course en sentier, vélo en moins. En triathlon hors route, il n’y a aucun temps mort. L’effort est intense et constant.

Jean-Philippe Thibodeau, triathlonien et champion du XTERRA de Lac-Delage, me confiait le printemps dernier que «quand on sort de la route, on sort aussi de sa zone de confort».

Une telle description peut a priori faire peur. Mais ce qu’on ne retrouve pas dans le bois, c’est la pression qui vient avec le chrono. Et si l’effort ne s’arrête jamais, le niveau d’excitation non plus, rassure le champion.

Adrénaline et plaisir en continu dans trois disciplines? Une formule intéressante qui charme de plus en plus d’adeptes, autant des triathloniens lassés par le bitume que des adeptes de vélo de montagne qui cherchent à diversifier leur entraînement.

En équipe

XTERRA Québec et ULTRANZA offrent tous deux la possibilité de participer à ses épreuves en équipe, de sorte qu’on peut trouver, par exemple, un partenaire pour affronter une discipline qui nous intimide trop.

«Les gens participent en équipe une année, puis osent s’y lancer individuellement l’année suivante. Ou ils choisissent de participer à la course en sentier ou au duathlon avant de s’inscrire au triathlon», remarque Maxime Beaudry, cofondateur d’ULTRANZA.

«C’est une bonne tactique pour les amener à découvrir le triathlon hors route et à attraper la piqûre», rigole le directeur de la course.

Sensations fortes

Une piqûre qu’il souhaite qu’on attrape jeune. Dans le cadre des ­ULTRANZA, l’inscription au duathlon pour enfants est gratuite pour les moins de 12 ans. Un partenaire, Vélo Marin, prête même le vélo aux enfants lors de l’événement.

Le Festival XTERRA avait quant à lui une épreuve «Découverte» expressément pensée pour faciliter l’initiation des néophytes.

L’objectif des deux organisateurs? Développer le triathlon hors route, un sport qui en impose à première vue, en facilitant son accessibilité.

La base pour avoir du plaisir en triathlon hors route: aimer les ­sensations fortes et la boue.

 

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