/entertainment/movies
Navigation
La captive

Un film inachevé

Coup d'oeil sur cet article

TORONTO | La captive met de l’avant des thèmes propres à créer des malaises chez les spectateurs, tels que l’enlèvement d’enfant, la pornographie et le voyeurisme.

TORONTO | La captive met de l’avant des thèmes propres à créer des malaises chez les spectateurs, tels que l’enlèvement d’enfant, la pornographie et le voyeurisme.

Ce film d’Atom Egoyan est rempli d’éléments d’horreur qui devraient garder le cinéphile sur le qui-vive. Mais le résultat est tout autre. On a plutôt l’impression de visionner un film inachevé. La narration est boiteuse. Le tout est une intrigue policière laborieuse. Les pistes intéressantes sont aussitôt enterrées sous des séquences banales, étrangement impénétrables, avec des rebondissements improbables et des sauts dans le temps qui désorientent complètement. C’est comme si on voulait volontairement nous maintenir à distance du but.

Ryan Reynolds et Mireille Enos font la force du film, en incarnant Matthew et Tina, un couple marié qui vit dans la ville enneigée de Niagara Falls. Ils ont une jeune fille, Cassandra. Un jour d’hiver comme les autres, la fillette disparaît sans laisser de trace et la police prépare la famille au pire.

Scott Speedman et Rosario Dawson sont les enquêteurs sur l’affaire. Le personnage joué par Speedman soupçonne Matthew d’être responsable de la disparition et tente même de le pousser aux aveux.

Rien n’est résolu. Matthew et Tina finissent par se séparer sous le poids du drame qui leur est tombé dessus.

Huit ans plus tard, les détectives travaillent sur un dossier de pornographie juvénile et découvrent des indices qui leur laissent croire que Cassandra est peut-être toujours en vie.

Pendant ce temps, dans un de ces moments de plus en plus surréels, Tina trouve des choses ayant appartenu à sa fille dans l’hôtel où elle travaille comme femme de chambre. Nous savons dès le départ qui est le méchant du film (Kevin Durand). Il est motivé autant par le sexe que par l’envie de faire souffrir.

Sinueux

La dernière partie du film est complètement déconcertante. Enlèvements et retrouvailles se succèdent, réalisés de manière maladroite et bizarre.

Techniquement, La captive semble – là aussi – inachevé. Le film est sinueux, fait rarement du sens et l’action s’arrête aussitôt que Ryan Reynolds et Mireille Enos ne sont pas devant la caméra.

Un autre film récent d’Atom Egoyan, Nœud du diable, souffre également de ce côté inachevé, comme si le réalisateur n’avait pas eu suffisamment de temps pour compléter son projet à sa satisfaction.

  • La captive (2/5)
Film de Atom Egoyan. 
Avec Ryan Reynolds et Mireille Enos.

 

Commentaires