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Marquant pour plusieurs vedettes

La visite éclair du célèbre groupe à Montréal n’a toujours pas été oubliée 50 ans plus tard



Parmi les 20 000 jeunes qui ont eu la chance de voir les Beatles le 8 septembre 1964, lors de leur seul et unique passage à Montréal, il y avait quelques vedettes locales. Ce fut un événement marquant pour chacun d’eux.

Janette Bertrand

À l’époque, Janette Bertrand animait l’émission Comment pourquoi? dans laquelle elle répondait aux préoccupations des adolescents. Après le premier spectacle, le groupe a donné une conférence de presse à laquelle l’animatrice s’est présentée. Elle a demandé aux Beatles s’ils étaient au courant qu’environ 80 % de leur audience, ce soir-là, serait francophone. Mais sa question a rapidement été balayée du revers de la main par le gérant du groupe qui a lancé «prochaine question», sans laisser les membres du groupe répondre. «Quand je suis partie, j’ai senti une main sur mon épaule. Je me suis retournée et c’était John Lennon. Il m’a demandé ce qui en était et je lui ai expliqué qu’il était au Québec», raconte Mme Bertrand. L’animatrice a réalisé que les Beatles n’avaient aucune idée d’où ils se trouvaient à ce moment de leur tournée. «Ça m’avait fâché que tout se passe en anglais, comme si on n’existait pas», explique-t-elle. Ils ont alors échangé quelques mots dans un français approximatif et on lui a donné deux billets pour le spectacle de 20 h 30. En montant sur scène ce soir-là, les Beatles ont lancé un «Bonsoir» en français à la foule.

Pierre Lalonde

En 1964, Pierre Lalonde animait la populaire émission Jeunesse d’aujourd’hui et venait de sortir son premier album. En 1964, il a connu un succès avec la pièce Oh donne-moi ta main, une reprise de I Want to Hold Your Hand, des Beatles. Comme bien d’autres vedettes québécoises, l’animateur était sur place et a tenté de s’approcher du groupe. Selon ce qui a été rapporté dans Le Journal le lendemain du spectacle, Pierre Lalonde aurait voulu se faire photographier avec les Beatles, mais ceux-ci auraient refusé.

Michèle Richard

La jeune Michèle Richard, alors âgée de 18 ans, a elle aussi assisté au concert de 20 h 30. «C’était très excitant, ils étaient des dieux», se souvient-elle. Après cette première expérience, elle les a revus à quelques reprises, notamment à Atlantic City. «Ça nous motivait, ça nous faisait rêver et ça nous ouvrait l’esprit sur la musique. Ce n’était pas juste une histoire de party et de criage.» La chanteuse était installée dans la première rangée devant la scène. Elle a donc pu voir ses idoles de près. Mais elle n’a toutefois pas eu la chance de les rencontrer. «On n’a même pas essayé. Faisant du show-business moi-même, rencontrer le monde après le spectacle ça nous emmerde au plus haut point. Donc je ne suis pas allée les emmerder quand je sais très bien ce que ça fait», a-t-elle expliqué au Journal.

Les Baronets

Avant même l’arrivée des Beatles à Montréal, le groupe Les Baronets avait connu le succès grâce à la chanson C’est fou mais c’est tout, une reprise de Hold Me Tight. Le trio, composé de René Angelil, Jean Beaulne (photo) et Pierre Labelle, était déjà très populaire au Québec lorsque les Beatles sont finalement débarqués chez nous. Jean Beaulne n’hésite pas à dire qu’il a connu le succès grâce au Fab Four. «Nous avons réussi à nous rendre jusqu’à leur loge, mais un garde du corps nous a fait virer de bord», se souvient-il en riant. L’ancien Baronet a tout de même pu obtenir les autographes de John Lennon et de Paul McCartney, lui qui se souvient de cette journée du 8 septembre 1964 comme si c’était hier.

 
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