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Marguerite Blais

Fiancement corporatif pour l’ex-ministre

Fiancement corporatif pour l’ex-ministre
JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

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L'ex-ministre libérale Marguerite Blais aurait reçu du financement corporatif lors de sa campagne électorale en 2008, selon des enquêteurs de l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

L'ex-ministre libérale Marguerite Blais aurait reçu du financement corporatif lors de sa campagne électorale en 2008, selon des enquêteurs de l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

Ces révélations se trouvent dans de nouveaux documents d'enquête concernant le financement illégal dont aurait bénéficié la formation de l'ancien premier ministre Jean Charest, rendus disponibles lundi.

On y apprend que les policiers se sont intéressés à Benoit Savard, un partisan de longue date du Parti libéral du Québec (PLQ), qui était organisateur en chef du parti jusqu'en 2007 avant d'être embauché chez la firme de génie Dessau comme vice-président.

Même après avoir quitté le PLQ, alors qu'il oeuvrait chez Dessau, M. Savard continuait de s'impliquer en politique, selon les enquêteurs.

«Marguerite Blais confirme l'implication de Benoît Savard dans sa récolte de financement», notent les policiers, qui ont rencontré l'ancienne ministre.

Lien avec Dessau

Selon la thèse de l'UPAC, Benoît Savard servait personne-ressource chez Dessau pour amener du financement au PLQ. Il communiquait directement avec Violette Trépannier, la directrice du financement du parti, qui a fait un passage remarqué à la commission Charbonneau en juin.

La loi électorale stipule que seuls les individus, et non les entreprises, peuvent faire des dons politique.

Rien n'indique, dans les documents policiers, que Marguerite Blais ait été au courant de quelconque stratagème illégal.

Dans le cadre de cette enquête, les policiers visent le dépôt d'accusations criminelles de fraude et d'abus de confiance contre notamment Joël Gauthier, l'ancien DG du PLQ.

Personne n'a encore été accusé dans cette affaire.

 

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