/finance/news
Navigation
Dans vos poches

Les microhabitations ont la cote au Québec

Maison mobile
Photo d'archives

Coup d'oeil sur cet article

Les microhabitations, vous connaissez? Il s’agit de mini-maisons très populaires aux États-Unis, appelées tiny houses, qui font actuellement leur arrivée en force au Québec. Tels une maison d’écrivain ou un pavillon d’invités, ces habitations dont la taille est réduite au minimum offrent des superficies aussi minimalistes que 25 m2 (270 pi2) et jusqu’à 60 m2 (650 pi2). Avec ou sans terrain et pouvant devenir la résidence principale ou le chalet, elles sont construites sur pilotis ou avec fondations, ou mobiles.

Les microhabitations, vous connaissez? Il s’agit de mini-maisons très populaires aux États-Unis, appelées tiny houses, qui font actuellement leur arrivée en force au Québec. Tels une maison d’écrivain ou un pavillon d’invités, ces habitations dont la taille est réduite au minimum offrent des superficies aussi minimalistes que 25 m2 (270 pi2) et jusqu’à 60 m2 (650 pi2). Avec ou sans terrain et pouvant devenir la résidence principale ou le chalet, elles sont construites sur pilotis ou avec fondations, ou mobiles.

Ce mouvement est le résultat de la combinaison de trois facteurs: la forte augmentation des valeurs des propriétés, qui ont connu une croissance de 112% selon Desjardins, et ce, entre 2000 et 2010, l’effet de la crise financière de 2008-2009 et le surendettement des ménages, dont les dettes moyennes en 2012 atteignaient 160% de leurs revenus!

Trois clientèles cibles, à la motivation forte différente, s’intéressent aux microhabitations:

1. Les adeptes de la simplicité volontaire. Privilégiant l’autoconstruction, souvent sur roues afin de se soustraire à l’obligation d’acheter un terrain tout en évitant les coûts liés au forage d’un puits artésien et à l’installation d’un système septique. L’objectif sous-jacent est l’autosuffisance alimentaire et énergétique.

2. Ceux que l’on pourrait appeler les «décrocheurs». Sous les pressions de la vie moderne et de la performance, ils souhaitent sortir de «la grande roue» de la consommation, du travail, du stress, du surendettement, etc.

3. Les hédonistes. Composés essentiellement de baby-boomers qui, au 1er juillet 2013, selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), représentaient 28,39% de la population totale du Québec (8 155 334 habitants), soit 2 315 511 personnes, dont les enfants ont quitté la maison. Ils n’ont donc plus besoin et ne veulent surtout plus consacrer temps et argent à entretenir une grande maison comptant trois, quatre ou cinq chambres. Ces gens recherchent un pied-à-terre, un nid douil­let où atterrir entre deux voyages.

En somme, la tendance aux microhabitations est une forme de retour aux sources. En effet, dans un article paru sur le site internet Voirvert.ca, on s’interrogeait sur la viabilité d’un projet regroupant des habitations de petite taille au Québec et on mentionnait: «On construisait, au début du siècle, des habitations avec des superficies de 600 pi2 sans prévoir de stationnement. Non seulement ces maisons existent encore aujourd’hui, mais elles sont ,très convoitées.» Sans compter qu’à l’époque les familles étaient nombreuses!

Martin Provencher est spécialiste en immobilier, auteur de cinq livres et propriétaire des projets de développement domiciliaires La Seigneurie du Moulin et Le Faubourg de la Seigneurie

 
Commentaires