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L’incompressible 59 %

Bloc Girard

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Le poids de la rémunération des employés de la fonction publique et parapublique québécoise dans l’ensemble des dépenses des programmes gouvernementaux s’alourdit.

Le poids de la rémunération des employés de la fonction publique et parapublique québécoise dans l’ensemble des dépenses des programmes gouvernementaux s’alourdit.

Dans le cadre du premier budget du gouvernement Couillard, la rémunération des employés de la fonction publique et parapublique totalise à elle seule 59,1 % de l’ensemble des dépenses des programmes administrés par les divers ministères, à l’exclusion du service de la dette. À titre de comparaison, dans le budget libéral de 2009-10, la rémunération des employés de l’État représentait 54,7 % des dépenses de programmes gouvernementaux.

C’est donc dire qu’au cours des cinq dernières années, le poids relatif de la rémunération de la fonction publique et parapublique dans les dépenses des programmes gouvernementaux a grimpé de 4,4 points de pourcentage.

Au cours de l’actuel exercice financier de 2014-15, le gouvernement Couillard a prévu consacrer au chapitre de la rémunération quelque 38,8 milliards de dollars, sur des dépenses totales de programmes gouvernementaux de 65,7 milliards. Il ne reste donc que 26,9 milliards pour défrayer le coût de tous les services gouvernementaux.

La somme de 38,8 milliards allouée à la rémunération se répartit comme suit :

-Salaires : 33,2 milliards

-Régime de retraite : 2,65 milliards

-Avantages sociaux : 2,95 milliards

Par rapport au budget de 2009-10, la rémunération globale des employés de l’État a augmenté de 18,4 %. Plus spécifiquement, les salaires ont grimpé de 17,0 %; les avantages sociaux de 17,2 % et la contribution du gouvernement au régime de retraite des employés de 41,7 %.

Les compressions

Qui, pensez-vous, va écoper des douloureuses compressions budgétaires qui seront mises en place par le gouvernement Couillard? La population ou les employés de la fonction publique et de parapublique? Je mise sur… la population. Elle fera les frais non seulement d’une réduction de services mais également d’une hausse indirecte de sa charge fiscale.

Les finances publiques du Québec sont dans un état lamentable, clament sur toutes les tribunes le premier ministre Philippe Couillard et sa troupe de ministres et députés depuis la prise du pouvoir en avril.

Voilà pourquoi le gouvernement Couillard est fermement décidé de couper au moins 3 milliards de dollars dans les dépenses gouvernementales. Et pour l’aider à atteindre son but, son ministre des Finances, Carlos Leitao devrait présenter en novembre une nouvelle mise à jour dans laquelle il annoncera un nouveau train de mesures fiscales.

Comme la rémunération accapare 59,1 % des dépenses de programmes, le gouvernement ne peut «pratiquement» rien couper à ce chapitre, vu les conventions collectives en vigueur.

Il ne reste donc qu’à mettre carrément la hache dans les dépenses touchant les services à la population et l’aide financière accordée aux entreprises et aux organisations subventionnées.

Et une hausse de notre charge fiscale n’est évidemment pas écartée, loin de là.

 
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