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Le ménage est commencé

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photo d’archives Kevin Towers a été congédié de son poste de directeur général des Diamondbacks vendredi dernier.

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C’était écrit dans le ciel… L’arrivée de Tony La Russa chez les Diamondbacks de l’Arizona, en mai dernier, était le présage d’un grand ménage et la première tête qui est tombée est celle du directeur général, Kevin Towers.

C’était écrit dans le ciel… L’arrivée de Tony La Russa chez les Diamondbacks de l’Arizona, en mai dernier, était le présage d’un grand ménage et la première tête qui est tombée est celle du directeur général, Kevin Towers.

D’ailleurs, Towers l’avait pressenti et avait déjà déclaré qu’il n’allait pas être un homme de paille chez les Diamondbacks. Towers est un homme de baseball qui aime prendre des décisions et qui ne veut être le pantin de ­personne.

De toute façon, les Diamondbacks avaient commencé la saison sur une bien mauvaise note, compilant un pauvre dossier de 9-19 en mars et avril. Déjà, on prévoyait que le poste du gérant Kirk Gibson était menacé. Après avoir affiché un dossier de 39-39 dans les trois mois suivants, les Diamondbacks ont connu une autre baisse de régime en août avec un rendement de 9-18.

La chasse au DG est commencée et dès que La Russa en aura trouvé un, vous pouvez être sûr que Gibson sera remplacé.

Puis, contre toute attente, alors que les Rangers du Texas s’apprêtaient à confirmer le retour de Ron Washington comme gérant en 2015, malgré une saison de misère, voici que ce dernier vient de remettre sa démission, invoquant des raisons d’ordre personnel.

Tout le monde a d’abord cru que Washington éprouvait de nouveau des problèmes de consommation de cocaïne, comme cela avait été le cas il y a quelques saisons. Mais tout le monde a donné l’assurance que ce n’est pas le cas et insisté pour que l’on respecte la vie ­privée du gérant.

S’agit-il de maladie dans sa famille ou ­encore est-il victime d’une dépression?

La dernière hypothèse est fort plausible, car qui ne serait pas dépressif après avoir vécu une saison où il a dû utiliser 61 joueurs, sans compter les rappels de septembre, que 26 fois des joueurs ont été inscrits sur la liste des blessés et que 14 y sont toujours et que les Rangers s’enlisent dans les bas-fonds de la ­division Ouest de la Ligue américaine?

Porter a été le premier

L’autre parent pauvre de cette division, les Astros de Houston, ont été les premiers à donner un coup de balai lorsqu’ils ont congédié leur gérant Bob Porter.

Porter avait été embauché dans le cadre de la reconstruction de l’équipe alors qu’elle changeait de ligue. Toutefois, la tension s’est installée entre Porter et son directeur général, Jeff Luhnow, et lorsque le gérant est allé s’en plaindre au propriétaire Bob Crane, la direction de l’équipe n’a eu d’autre choix que de congédier l’un ou l’autre.

En moins de deux saisons, Porter montre un dossier de 110-190, ce qui est moins que reluisant et avec une fiche de 59-79 et 34 matchs à faire au moment de son congédiement, son seul fait d’armes semblait avoir été de réussir à éviter une quatrième saison de suite d’au moins 100 défaites pour les Astros.

Honneurs de fin de saison

Avec la saison qui s’achève, j’ai la nette impression que Mike Trout va détrôner Miguel Cabrera comme lauréat du trophée remis annuellement au joueur jugé le plus utile à son équipe dans la Ligue américaine.

«Miggy» a mérité cet honneur au cours des deux dernières saisons, mais la contribution de Trout aux succès des Angels devrait en faire le favori, tandis que malgré la contribution de Cabrera, les Tigers tirent de la patte.

Dans la Ligue nationale, si je devais voter, j’opterais pour Giancarlo Stanton, la pierre angulaire des Marlins de «Grand Galop» et «Petit Trot». Si les Marlins ont mêlé les cartes dans la division Est, c’est en raison de son rendement. Il frappe pour près de ,300 et domine pour deux des trois secteurs de la ­Triple ­Couronne, soit les circuits et les points ­produits.

Pour le Cy-Young, dans la Ligue américaine, «King» Felix Hernandez est la raison principale, avec Robinson Cano, de la présence des Mariners de Seattle dans la course aux séries. Chris Sale va sûrement mériter considération, mais les White Sox ne s’en vont nulle part.

Dans la Ligue nationale, Clayton Kershaw est seul dans la course et plusieurs le voient même s’emparer du trophée du joueur le plus utile (mais cela c’est un autre débat). Adam Wainwright se veut aussi un solide candidat.

Pour la recrue de l’année, dans la Ligue américaine, j’estime que Jose Abreu est fin seul tandis que dans la Ligue nationale, le marchand de vitesse Billy Hamilton fait aussi cavalier seul.

Quant à mon choix du gérant de l’année dans l’Américaine, avec encore quelques semaines à faire dans la saison, j’hésite entre Buck Showalter, des Orioles, et Ned Yost, des Royals (à moins que la dégringolade se poursuive), tandis que mon cœur balance entre Matt Williams, des Nationals, et Mike ­Matheny, des Cards, dans la Nationale. Sans oublier Bruce Bochy, des Giants.

 

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