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Scandale du CUSM

Deux autres ex-cadres de SNC-Lavalin accusés

CUSM
photo d’archives Le contrat de construction du nouveau CUSM aurait été marqué par le versement de pots-de-vin de 22,5M$, selon l’UPAC.

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La firme de génie SNC-Lavalin continue d’être hantée par son passé récent. Deux autres de ses ex-dirigeants ont été accusés au criminel, hier, dans deux affaires distinctes de corruption.

L’unité permanente anticorruption (UPAC) a d’abord arrêté une 9e personne dans le cadre duscandale des pots-de-vin qui auraient été versés pour la construction du nouveau Centre universitaire de santé McGill (CUSM), à Montréal.

Stéphane Roy, qui était vice-président aux finances de la division construction de SNC-Lavalin, fait face à 11 chefs d’accusation pour sa participation alléguée au versement de 22,5 millions $ en commissions secrètes, dans le cadre de l’octroi du contrat du superhôpital.

Il s’est livré lui-même aux autorités en matinée.

Le nom de Roy s’ajoute à une liste qui comprend notamment l’ancien PDG de SNC-Lavalin Pierre Duhaime, un de ses bras droit Riadh Ben Aissa, l’ancien directeur général du CUSM Arthur Porter, et l’ex-cadre du CUSM Yanaï Elbaz.

L’UPAC affirme dans un communiqué que «plusieurs de ces accusations le relient (Roy) directement à Pierre Duhaime, Riadh Ben Aïssa, Arthur Porter, Jeremy Morris et Yanaï Elbaz, tous accusés dans ce même dossier pour leur participation collective à un vaste complot».

Stéphane Roy a été remis en liberté sous promesse de comparaître le 19 novembre prochain.

Extorsion

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) également annoncé qu’elle portait des accusations d’entrave à la justice contre Constantine Andreas Kyres et Sami Bebawi, dans le cadre d’une enquête portant cette fois sur la «corruption d’argents publics étrangers».

Kyres, un avocat de Montréal, et Bebawi, qui était vice-président exécutif chez SNC-Lavalin, auraient notamment tenté d'obtenir une déclaration de Riadh Ben Aissa, un collègue de Bebawi, en échange d'une somme d'argent.

Par la suite, Kyres aurait utilisé des menaces dans le but d’obtenir cette fameuse déclaration, selon la police fédérale, ce qui lui vaut une accusation supplémentaire pour extorsion.

Pour l’instant, Sami Bebawi reste au large. Il était déjà activement recherché par les autorités canadiennes pour répondre à des accusations dans une vaste affaire de fraude et de blanchiment d’argent. Selon la police, il aurait touché des pots-de-vin de 26,5 M$.

En juillet dernier, notre Bureau d’enquête révélait qu’il se cache en ce moment dans sa luxueuse villa en Égypte, un pays qui n’a pas signé de traité d’extradition avec le Canada.

Kyres, lui, a bel et bien été arrêté et il comparaîtra jeudi prochain.

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