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Lutter contre les sceptiques

Des recherches ont confirmé que cela fait maintenant 19 ans que la terre ne se réchauffe plus

Bloc Elgrably

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Afin de réchauffer ses troupes avant la prochaine Conférence sur le climat qui se tiendra le 23 septembre prochain, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a publié un texte dans lequel il affirme avec aplomb : « Le réchauffement climatique s’accélère et l’homme en est le principal responsable ».

Afin de réchauffer ses troupes avant la prochaine Conférence sur le climat qui se tiendra le 23 septembre prochain, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a publié un texte dans lequel il affirme avec aplomb : « Le réchauffement climatique s’accélère et l’homme en est le principal responsable ».

De plus, dans l’espoir renouvelé de faire taire les voix discordantes, il n’hésite pas à déclarer: «Mobilisons-nous pour lutter contre les sceptiques».

Se mobiliser pour lutter contre les sceptiques? Une telle déclaration sous la plume du Secrétaire général de l’ONU, celui-là même qui invoque le caractère scientifique des recherches publiées par le GIEC, est scandaleuse. Ignorerait-il que le doute est le moteur de la science tandis que les certitudes mènent à la stagnation? Que d’importantes controverses sont au cœur des plus grandes avancées?

C’est parce que les chercheurs sont curieux et qu’ils exigent des preuves solides et reproductibles avant d’adhérer à une théorie que les sciences ont pu évoluer. Pensons, par exemple, à la controverse entourant la génération spontanée. Il n’a fallu qu’un seul sceptique, Louis Pasteur, pour que la théorie aristotélicienne vieille de 2500 ans soit infirmée devant l’Académie des sciences.

Nombreux sceptiques

Dans le cas du réchauffement climatique, la science est encore verte et les sceptiques sont nombreux. Mais Ban Ki-moon ne s’en formalise nullement. Pour lui, il faut rapidement bâillonner quiconque n’adhère pas au dogme.

La Conférence sur le climat posera donc l’hypothèse que la terre subit une accélération du réchauffement anthropique et ce, bien qu’il soit de plus en plus difficile, sinon carrément impossible, de faire fi du nombre grandissant de chercheurs qui contredisent cette thèse. Même Patrick Moore, un des cofondateurs de Greenpeace, a déclaré en février dernier: «Il n’existe pas de preuves scientifiques que les émissions de CO2 par l’homme sont une cause importante des réchauffements mineurs de l’atmosphère terrestre au cours des 100 dernières années». Rappelons également qu’en décembre 2012, Rajendra Kumar Pachauri, président du GIEC, avait été contraint d’admettre: «Il n’y a pas de réchauffement depuis 17 ans», et ce en dépit de la hausse des émissions de CO2. Récemment, de nouvelles recherches ont confirmé que cela fait maintenant 19 ans que la terre ne se réchauffe plus. Des scientifiques affirment même que la terre se refroidirait.

Une pause ?

L’ONU tente néanmoins de minimiser le phénomène en arguant qu’il s’agit d’une simple «pause» du réchauffement en raison de phénomènes naturels et récurrents comme la variabilité de l’évolution du climat, l’activité solaire, la Niña, etc. Mais si la «pause» est causée par des phénomènes naturels, pourquoi le réchauffement ne le serait-il pas tout autant? Par respect pour la méthode scientifique, Ban Ki-moon ne devrait-il pas permettre aux sceptiques de présenter leurs preuves plutôt que de lancer un appel explicite à leur censure? À moins, bien entendu, que ce ne soit pas véritablement l’avancement de la science qui intéresse l’ONU!

 

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